Volkswacht Bodensee - Dans la tourmente, Ed Sheeran dénonce la situation à Gaza et exprime des regrets

Euronext
AEX -0.52% 1095.09
BEL20 -1.11% 5713.16
PX1 -1.49% 8065.02
ISEQ -0.8% 14211.37
OSEBX -0.9% 2117.33 kr
PSI20 -1.33% 9542.21
ENTEC -0.41% 1416.23
BIOTK -0.23% 4652.42
N150 -1.09% 4252.11
Dans la tourmente, Ed Sheeran dénonce la situation à Gaza et exprime des regrets
Dans la tourmente, Ed Sheeran dénonce la situation à Gaza et exprime des regrets / Photo: © AFP

Dans la tourmente, Ed Sheeran dénonce la situation à Gaza et exprime des regrets

Ed Sheeran a assuré que la situation à Gaza était "injustifiable" et a reconnu "des erreurs", samedi soir à Philadelphie, lors de son premier concert depuis la polémique sur l'éviction de sa tournée du rappeur Macklemore, qui avait tenu des propos propalestiniens.

Taille du texte:

Cet artiste, qui assurait les premières parties de la star de la pop, avait appelé début septembre à "libérer la Palestine" lors de deux shows. Il a été mis à l'écart lundi sous la pression de propriétaires de stades américains. De quoi valoir au Britannique un déluge de critiques, sans précédent pour ce musicien jusque-là très consensuel.

Face au tollé, Ed Sheeran avait maintenu cette semaine ne pas vouloir "faire de son métier une plateforme politique", à l'heure où un nombre croissant d'artistes prennent pourtant la parole sur le conflit à Gaza entre Israël et le Hamas et son lourd bilan côté palestinien (plus de 73.000 morts et 174.000 blessés).

Le chanteur de 35 ans a finalement brisé le silence samedi. "Ce qui se passe à Gaza est catastrophique, injustifiable et disproportionné", a-t-il déclaré à l'ouverture de son show au Lincoln Financial Field.

"Nos cœurs sont brisés face à l'ampleur de la dévastation et des morts de civils et d'enfants, et l'injustice systémique à laquelle nous assistons en Cisjordanie (occupée par Israël depuis 1967, ndlr) ne peut être ignorée", a-t-il ajouté, sans désigner explicitement Israël comme responsable.

Il a aussi dénoncé les attaques "atroces" menées par le mouvement islamique Hamas le 7 octobre 2023, qui ont provoqué la guerre à Gaza.

Ed Sheeran est accusé de ne pas avoir défendu son ami Macklemore et d'avoir manqué de courage pour dénoncer le sort des Palestiniens. L'ancien guitariste de rue, devenu l'un des chanteurs les plus streamés de sa génération, a été lâché par les autres artistes participant à sa tournée, parmi lesquels le chanteur Finneas, frère de la star Billie Eilish.

- "Plus dure" semaine de sa vie -

"J'ai dû prendre des décisions difficiles, je commets des erreurs et j'en suis vraiment, vraiment désolé", a reconnu Ed Sheeran, acclamé par son public. Il a affirmé avoir passé la semaine la "plus dure de (sa) vie".

L'auteur du tube planétaire "Shape of You" a débuté son concert seul et sans première partie.

Il a plus tard été rejoint par cinq musiciens qui ont appris, dit-il, ses chansons en trois jours, alors que "personne ne (souhaitait) monter sur scène avec moi".

Plusieurs fans de l'artiste britannique interrogés par l'AFP à Philadelphie ont confié avoir hésité à venir en raison de la polémique. D'autres ont dit avoir revu leur programme.

Des dizaines de manifestants se sont regroupés pacifiquement en amont du spectacle à proximité du Lincoln Financial Field. Certains agitaient des drapeaux palestiniens et entonnaient "Libérez la Palestine".

Brandon Ateke, étudiant de l'Université Brown âgé de 18 ans, a accusé Ed Sheeran de "complicité" dans l'exclusion de Macklemore: "J'ai décidé de ne pas assister au concert et, à la place, de participer à la manifestation pour mettre en lumière le génocide qui se déroule aujourd'hui à Gaza".

Sur le marché de la revente, depuis lundi, les billets pour le spectacle s'échangeaient à un rythme un peu plus soutenu que pour les précédentes dates de la tournée, selon les chiffres de la plateforme spécialisée TicketData. Le prix des billets les moins chers a, lui, dégringolé de 123 à 48 dollars samedi soir.

En définitive, le stade était presque complet, a constaté l'AFP.

Des Oscars aux Emmys en passant par les festivals de Cannes ou de Berlin, le conflit à Gaza s'est imposé dans les discussions.

D'autant que, malgré un cessez-le-feu entré en vigueur en octobre 2025, Israël poursuit ses opérations à Gaza. Depuis lors, elles ont fait au moins 1.300 morts, selon le ministère de la Santé de Gaza, placé sous l'autorité du Hamas, dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Parmi eux, une enfant de 10 ans et au moins trois autres personnes, tuées par des tirs israéliens, a fait savoir samedi le ministère de la Santé local.

L.Maurer--VB