-
"Résistance !": des milliers de Colombiens manifestent contre le nouveau président pro-Trump
-
Grèce: à Santorin, les bus touristiques en grève, des croisiéristes annulent leur escale
-
La délégation iranienne rentre à Téhéran après d'"intenses discussions" en Suisse
-
Le Premier ministre britannique Keir Starmer annonce sa démission
-
La "technoférence": un parent sur deux distrait par son téléphone face à son jeune enfant
-
Le natto: l'aliment japonais qui dégoûte autant qu'il séduit le monde
-
Philippines: trois adolescents tués lors d'une fusillade dans un lycée
-
La Bourse de Paris débute la semaine dans la prudence
-
L'acteur multi-primé Tony Leung sur l'IA et le cinéma: "Il n'y a aucune âme"
-
Enrôlement forcé d'Africains dans l'armée russe: un ministre dans la ligne de mire au Kenya
-
Keir Starmer prêt à quitter Downing Street, selon des médias britanniques
-
Présidentielle en Colombie: victoire sur le fil du candidat pro-Trump
-
Turquie: un monde sur papier dans le viseur des enfants
-
Mondial-2026: un élan à conserver et une qualification à chercher pour les Bleus
-
Présidentielle en Colombie: victoire sur le fil du candidat pro-Trump, chantre d'une "nouvelle ère"
-
Contrefaçon: la face sombre du Marché du Soleil en procès à Marseille
-
En Suisse, Américains et Iraniens progressent sur les questions du Liban et Ormuz
-
Starmer serait prêt à quitter Downing Street, selon des médias britanniques
-
Mondial-2026: supporteurs français et irakiens réunis autour de la statue de Rocky
-
L'Europe face à une canicule qui s'accentue
-
Rouvrir ou non l'enquête: décision capitale dans le scandale du chlordécone
-
La canicule s'amplifie encore, la moitié des Français en vigilance rouge
-
Nouvel examen du texte sur la fin de vie à l'Assemblée, avant l'adoption définitive
-
Lyhanna: le rapport d'inspection remis à Lecornu, le gouvernement sous pression
-
Mondial-2016: supporteurs français et irakiens réunis autour de la statue de Rocky
-
Mondial-2026: après l'Espagne, le Cap-Vert récidive contre l'Uruguay (2-2)
-
Bolivie: premiers affrontements entre police et paysans sous état d'exception
-
Mondial-2026: l'Espagne remet les pendules à l'heure, la Belgique en carafe
-
La Colombie vire à droite avec la victoire à la présidentielle d'un candidat pro-Trump
-
Tennis: Serena Williams de retour en simple sur le gazon de Wimbledon
-
Mondial-2026: Didier Deschamps est "convaincu" que Dembélé "va monter en puissance"
-
Présidentielle en Colombie: le candidat de droite pro-Trump prend l'avantage selon des résultats préliminaires
-
"Notre deuxième équipe": au Mondial, les fans mexicains se rallient derrière l'Iran
-
Bolivie : reprise progressive de la circulation sur les routes au lendemain de l'état d'exception
-
Colombie: début du dépouillement dans une présidentielle opposant la gauche à une droite pro-Trump
-
Bolivie Bolivie : reprise progressive de la circulation sur les routes au lendemain de l'état d'exception
-
Mondial-2026: la Belgique patine à Los Angeles contre un Iran combatif (0-0)
-
Mondial-2026: Yamal fait mouche et l'Espagne éteint les critiques
-
Ramiro Valdés, compagnon du Che et figure de la révolution cubaine
-
Elite: Monaco écrase Paris pour s'offrir un match d'appui
-
Mondial-2026: la Roja rugit enfin grâce à Yamal et Oyarzabal
-
Cuba: un collectif dissident dénonce des violences contre un opposant
-
Éthiopie: le parti du Premier ministre Abiy Ahmed remporte largement les législatives
-
Pogacar survole le Tour de Suisse et s'offre une répétition générale avant le Tour
-
La rénovation d'un bassin cher à Trump prend l'eau, le président incrimine des "vandales"
-
MotoGP: Marc Marquez gagne en République tchèque et se rapproche de Bezzecchi au championnat
-
Début des négociations irano-américaines en Suisse, pour "une nouvelle page"
-
MotoGP: Marc Marquez vainqueur à Brno se rapproche de Bezzecchi au championnat
-
La canicule s'étend: la moitié de la France en vigilance rouge lundi, du jamais vu
-
La mangue du Pakistan, victime collatérale de la guerre dans le Golfe
Au procès libyen, Sarkozy de retour à la barre pour répondre à Guéant
Nicolas Sarkozy revient mercredi à la barre, où il doit être interrogé sur deux écrits de son ancien bras droit Claude Guéant, véritables actes de divorce au procès en appel sur les accusations de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007.
Malade, l'ancien secrétaire général de l'Élysée, ne peut assister aux débats. Il a appris à distance la mise en cause de sa probité par Nicolas Sarkozy, suggérant devant la cour d'appel de Paris que son ancien collaborateur, certes "remarquable", avait pu aussi être mû par une démarche d'enrichissement personnel.
Claude Guéant, 81 ans, a répliqué par des attestations datées des 11 et 26 avril: sans l'incriminer frontalement, il y contredit l'ancien chef de l'État et fait voler en éclats leur front jusqu'alors uni.
Rouage essentiel de la conquête de l'Élysée puis de l'exercice du pouvoir, l'ancien préfet n'a jamais fait que "suivre (les) instructions" de Nicolas Sarkozy, insiste-t-il.
À ce procès, qui s'achèvera fin mai avant une décision en novembre, se joue pour Nicolas Sarkozy son honneur d'ancien président et sa liberté de citoyen, lui qui a déjà passé 20 jours derrière les barreaux après sa condamnation en première instance à cinq ans de prison ferme pour association de malfaiteurs.
Il avait été reconnu coupable d'avoir laissé Claude Guéant et son ami Brice Hortefeux discuter d'un financement politique occulte auprès des autorités libyennes, ce que les trois hommes nient.
En échange, les Libyens auraient réclamé des contreparties diplomatiques, économiques mais aussi l'examen de la situation judiciaire du beau-frère du dictateur Mouammar Kadhafi et N.2 du régime, Abdallah Senoussi.
Celui-ci était visé par un mandat d'arrêt international après sa condamnation en France à la réclusion à perpétuité pour avoir commandité l'attentat contre le DC-10 d'UTA (170 morts).
Il devrait de nouveau être beaucoup question de Senoussi lors de cette cinquième journée d'interrogatoire de Nicolas Sarkozy. A-t-il demandé à son secrétaire général, en présence et à la demande de Mouammar Kadhafi, d'examiner le sort de celui que la France considère comme un terroriste, à la fin d'un dîner officiel à Tripoli le 25 juillet 2007?
Condamné en première instance à six ans de prison ferme pour une série de délits, Claude Guéant l'affirme, mais Nicolas Sarkozy a opposé "le démenti le plus formel".
- "Forcément au courant" -
Autre sujet, une réunion en Libye fin 2005, à laquelle auraient pris part son ami et ancien avocat, Thierry Herzog, et son confrère Francis Szpiner, sur l'examen juridique de la situation de Senoussi, selon divers éléments recueillis pendant l'enquête.
Après avoir affirmé n'en avoir rien su, Nicolas Sarkozy juge désormais crédible ce déplacement, au vu des éléments du dossier. Mais il assure ne pas en être à l'origine et a répété à l'audience que "personne ne l'avait informé de cette réunion". Claude Guéant écrit pourtant que "Thierry Herzog a parlé au président du mandat qu'il avait reçu" sur ce sujet.
Cet épisode et le dîner de Tripoli, poursuit Claude Guéant, ont rendu "naturelle, et même incontournable" l'évocation de sa part de sa propre réunion occulte avec Senoussi, un tête-à-tête le 1er octobre 2005 dont il avait précédemment affirmé qu'il n'avait pas le souvenir d'en avoir informé Nicolas Sarkozy.
L'accusation est convaincue que l'acte I de ce "pacte de corruption" s'est joué lors de cette réunion, juste avant un voyage officiel de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur.
Enfin, affirme Claude Guéant, l'ancien président était "forcément au courant" de ses quatre voyages en Libye entre 2008 et 2010, effectués "à (sa) demande", sur des sujets diplomatiques et commerciaux. Nicolas Sarkozy explique n'en avoir guère le souvenir.
"Ce que je sais, c'est que rien n'a été engagé en faveur de M. Senoussi. Rien n'a été promis", a-t-il martelé. Sur ce point, Claude Guéant ne le contredit pas: s'il s'est renseigné sur la situation judiciaire du Libyen, c'était en pleine conscience que rien n'était possible. Et s'il a pu "laisser les choses en suspens" auprès des autorités libyennes jusqu'en 2009, c'était "pour ne pas être trop brutal" dans une relation diplomatique renaissante, explique-t-il.
Sollicité, l'avocat de Claude Guéant, Me Philippe Bouchez El Ghozi, s'est refusé à tout commentaire, tout comme l'entourage de Nicolas Sarkozy.
B.Baumann--VB