-
1er-Mai: "aucune instruction" donnée aux inspecteurs du travail, mais un appel à "l'intelligence collective", dit Farandou
-
Fin de vie: le Sénat propose en commission une version plus restrictive de l'aide à mourir
-
Recensement des insectes: les automobilistes au secours de la science
-
Irak: des pluies hivernales redonnent vie aux mythiques marais mésopotamiens
-
Cibles de violences, les personnalités de l'IA cristallisent angoisses et rancoeur
-
Grâce à la téléconsultation, les femmes pakistanaises peuvent à nouveau pratiquer la médecine
-
"Des gens sont morts devant nos yeux": sur la Route de l'Est, le calvaire des migrants
-
La passe d'armes entre le président et le Hezbollah, symbole d'un Liban divisé
-
Ligue des champions: PSG-Bayern, une soirée légendaire qui donne envie du retour
-
Eoliennes en mer: le parc de Yeu-Noirmoutier entre en service à 100%
-
Stockholm expérimente un café entièrement dirigé par l'IA
-
Guerre au Moyen-Orient: le 1er trimestre de TotalEnergies dopé par la flambée des prix des hydrocarbures
-
Au Kirghizstan, le défi de l'éducation face à la forte croissance démographique
-
Bruxelles accuse Meta de laisser les moins de 13 ans accéder à Instagram et Facebook
-
La destruction des forêts tropicales ralentit mais reste inquiétante
-
Les Bourses d'Europe en ordre dispersé en pleine saison des résultats
-
Vagues de chaleur, fonte des glaces... Les extrêmes climatiques augmentent en Europe
-
À Mayotte, un projet d'aéroport qui attend toujours de décoller
-
Qui a le droit de travailler le 1er-Mai ?
-
Ligue des champions: Atlético Madrid-Arsenal, deux "losers" face à leur destin
-
Play-offs NBA: Victor Wembanyama et les Spurs au deuxième tour
-
La cigarette électronique progresse chez les lycéens
-
Sans les Britanniques, "vous parleriez français", plaisante Charles III face à Trump
-
Fin de vie: le Sénat reprend l'examen de la réforme en commission, après un report
-
TotalEnergies s'apprête à présenter des bénéfices trimestriels dopés par la flambée du prix des hydrocarbures
-
Espagne: l'ancien bras droit de Pedro Sánchez prend la parole à son procès pour corruption
-
Après Orban, place à Magyar: la Hongrie et l'UE reprennent langue
-
Le roi Charles à New York pour célébrer les liens entre Royaume-Uni et Etats-Unis
-
Le chef du Pentagone va s'expliquer sur la guerre en Iran devant les députés américains
-
Au procès libyen, Sarkozy de retour à la barre pour répondre à Guéant
-
A la conférence de Santa Marta, la France vante son plan pour sortir des énergies fossiles
-
WTA 1000 de Madrid: la N.1 mondiale Sabalenka éliminée par Baptiste malgré six balles de match
-
Ligue des champions: "Kvara" et Dembélé, les hommes des grands soirs
-
Ligue des champions: le PSG domine le Bayern dans un match fou
-
Affaire Kimmel/Trump: la licence de la chaîne ABC menacée, l'opposition dénonce une censure
-
Affaire Kimmel/Trump: le régulateur ordonne un examen des licences de la chaîne ABC
-
Aux côtés de Charles, Trump succombe à son "faible" pour la monarchie
-
Quand les tirs au gala de la presse ravivent des théories du complot sur Trump
-
Reprise de la vie nocturne au Caire avec la fin des économies d'électricité
-
Wall Street termine en recul, entraînée par la tech
-
Devant le Congrès américain, Charles III appelle les Etats-Unis à rester fidèles à leurs alliés occidentaux
-
Guerre au Moyen-Orient et inflation: les vacances d'été des Français sous contraintes, selon une étude
-
Allemagne: la baleine échouée depuis des semaines ramenée vers le large dans une barge
-
Pétrole: les Emirats annoncent leur retrait surprise de l'Opep
-
L'ex-directeur du FBI James Comey, cible de Donald Trump, de nouveau inculpé
-
La série comique "Alice and Steve" primée à Canneseries
-
Embourbé dans l'affaire Mandelson, Starmer échappe à une enquête parlementaire
-
Sortir du pétrole au nom de l'indépendance, plaident les pays réunis à Santa Marta
-
Airbus pénalisé par ses faibles livraisons d'avions
-
Un artiste s'enferme un mois dans une cage pour dénoncer l'emprise des Gafam
Un perroquet bleu freine l'installation d'éoliennes au Brésil
Les éoliennes, la source d'énergie propre bienvenue par excellence ? Pas pour les défenseurs d'un perroquet bleu menacé d'extinction, qui sont parvenus à faire suspendre la construction d'un parc de Voltalia au Brésil.
Cette entreprise française a débuté les travaux en 2021, dans le nord-est du pays, qui abrite déjà plus de 90% de la production brésilienne d'énergie éolienne, avec ses vents forts et réguliers.
Ce parc, dont la construction est déjà bien avancée, est doté de 28 éoliennes, avec une capacité de production de 99,4 mégawatts, sur une zone semi-aride à Canudos, dans l'Etat de Bahia, qui a octroyé à Voltalia les licences environnementales nécessaires.
Mais un vent de critiques s'est levé quand des militants associatifs ont signalé que ces mâts blancs imposants de 90 mètres de haut, aux pales de 60 mètres de long, seraient bâtis sur le sanctuaire des aras de Lear (anodorhynchus leari).
Ce perroquet bleu a été baptisé ainsi par l'ornithologue Charles-Lucien Bonaparte, neveu de Napoléon, au milieu du XIXe siècle, en hommage au poète, peintre et explorateur britannique Edward Lear, qui l'a immortalisé dans ses croquis.
Actuellement, il n'en reste qu'environ deux mille spécimens dans la nature.
- "Irréversible" -
Marlene Reis, de l'ONG Projeto Jardins da Arara de Lear, craint que les éoliennes à Canudos n'"augmentent considérablement les risques d'extinction" de cette oiseau d'environ 75 cm, au plumage bleu vif.
Pour cette spécialiste, l'impact peut s'avérer "irréversible", pour un animal qui vit et se reproduit exclusivement dans la région". Les éoliennes se trouvent donc sur la route de ses vols, avec des risques de collision.
Ces arguments ont été jugés recevables par un tribunal fédéral, qui a suspendu les travaux en avril, en annulant les permis délivrés à Voltalia par l'Etat de Bahia.
Le tribunal a ordonné que des études plus poussées soient menées, et que les populations locales soient consultées.
Voltalia, multinationale présente dans vingt pays et quatre Etats brésiliens, a fait appel.
Nicolas Thouverez, responsable de l'entreprise au Brésil, a assuré à l'AFP que "les possibles conséquences environnementales et sociales" avaient été "traitées de façon exhaustive".
Selon lui, les études déjà menées par des spécialistes pour obtenir les permis auprès des autorités locales "ont montré que l'installation de parcs éoliens ne menace aucunement la conservation de l'espèce" des aras de Lear.
Voltalia propose par ailleurs des solutions pour limiter l'impact sur les perroquets: l'une d'elles consisterait à installer un mécanisme qui bloque le mouvement des hélices dès qu'il détecte l'arrivée d'un de ces volatiles. L'autre serait de munir certains d'entre eux de GPS pour mieux observer les trajectoires de leurs vols.
- Investissements massifs -
Mais les perroquets bleus ne sont pas la seule préoccupation des populations locales.
Dans les zones autour du parc éolien de Voltalia, près de 7.500 petits producteurs ruraux craignent que leurs activités ne soient affectées.
Adelson Matos, agriculteur de 65 ans à la barbe blanche qui élève des chèvres, des brebis, des vaches et cultive des arbres fruitiers dans la localité voisine d'Alto Redondo, ce projet est contraire à "toute type d'harmonie avec l'habitat naturel".
Il craint notamment que les éoliennes n'affectent le cycle des vents et des pluies dans la région. Avant même qu'elles ne soit mises en service, il se plaint déjà du bruit du va-et-vient des véhicules "jour et nuit".
Le Brésil est le membre du G20, les vingt premières économies de la planète, dont la part des sources d'énergie renouvelables est la plus importante, produisant 89% de l'électricité du pays.
Et si les centrales hydroélectriques représentent encore plus de 60% de cette production, la part du solaire et de l'éolien ne cesse d'augmenter.
De retour au pouvoir pour un troisième mandat en janvier, le président de gauche Lula a promis de faire de la lutte contre le changement climatique une priorité, contrairement à son prédécesseur d'extrême droite Jair Bolsonaro (2019-2022).
Le ministre de l'Energie, Alexandre Silveira, a affiché récemment son ambition de faire du nord-est du Brésil, qui abrite déjà 725 des 828 parcs éoliens du pays, "la plus grande réserve d'énergie propre et renouvelable au monde".
Pour y parvenir, le gouvernement espère attirer des investissements de 120 milliards de réais (environ 22 milliards d'euros).
Y.Bouchard--BTB