-
Ligue des champions: l'Atlético Madrid défait par Tottenham mais file en quart
-
Ligue des champions: un Liverpool de "Gala" donne rendez-vous au PSG
-
C1: le Bayern file en quarts et défiera le Real pour le dernier carré
-
Sean Penn s'est rendu près du front en Ukraine
-
Venezuela: la présidente limoge le ministre de la Défense, Vladimir Padrino
-
Les Bourses rattrapées par la Guerre au Moyen-Orient, le pétrole en hausse
-
L'Iran frappe les installations énergétiques du Golfe
-
Ligue des champions: le Barça détruit Newcastle et file en quarts
-
Wall Street termine en baisse, l'inflation en ligne de mire
-
Face à la guerre, la Fed prédit une inflation tenace aux Etats-Unis
-
Le chanteur français Patrick Bruel visé par une enquête pour viol et une plainte pour tentative de viol
-
Royaume-Uni: Kevin Spacey conclut un accord avec trois hommes l'accusant d'agressions sexuelles
-
Toujours pas vu en public, Mojtaba Khamenei rend hommage à un dirigeant tué par Israël
-
Arrestation d'un narcotrafiquant lié au meurtre d'un candidat à la présidentielle en Equateur
-
La Bourse de Paris finit en léger retrait, entre le Golfe et la BCE
-
Combien de cargos passent par le détroit d'Ormuz?
-
Pétrole: Trump cherche à atténuer les effets de la guerre au Moyen-Orient
-
La Fed s'abstient encore de toucher à ses taux directeurs, la guerre brouille les perspectives
-
Liban: Israël frappe au coeur de Beyrouth, détruit deux ponts dans le sud
-
Violences sexuelles: Patrick Bruel visé par au moins deux plaintes
-
Etranglés par le gazole trop cher, les pêcheurs thaïlandais restent à quai
-
Le Pakistan et l'Afghanistan annoncent une trêve pour la fin du ramadan
-
Le futur porte-avions s'appellera "France Libre"
-
"C'est arrivé si vite": en Angleterre, la panique d'étudiants face à une épidémie de méningite
-
Dans le nord d'Israël, on reste malgré les tirs du Hezbollah
-
"Rien ni personne ne nous fera oublier ce qui se passe en Ukraine", dit Pedro Sánchez à Zelensky
-
Liban: effroi et destructions au coeur de Beyrouth, pilonné par Israël avec et sans avertissement
-
L'UE signe un partenariat de sécurité avec l'Islande
-
Climat : un procès en Belgique contre TotalEnergies suspendu jusqu'en septembre
-
Foot: déchu de son titre continental, le Sénégal riposte pour contester la décision de la CAF
-
Faste royal et coups de canon: le président nigérian démarre sa visite d'Etat au Royaume-Uni
-
Avec la guerre au Moyen-Orient, le gel des taux directeurs de la Fed parti pour durer
-
Prix du pétrole et indicateur d'inflation minent Wall Street
-
IA : des eurodéputés veulent interdire la création de "deepfakes" sexuels
-
Foot: stupeur au Sénégal après la perte sur tapis vert du titre de champion d'Afrique
-
Au Pakistan, même les trafiquants de carburant subissent les effets de la guerre en Iran
-
Injections esthétiques illégales: un phénomène toujours en plein essor, malgré les alertes
-
IA: le gouvernement américain juge "inacceptable" le risque que lui fait courir Anthropic
-
Israël tue une autre figure iranienne et donne carte blanche à son armée
-
Une bizarrerie de plus chez l'ornithorynque
-
Leboncoin réduit le télétravail et affronte à la première grève de son histoire
-
Norvège: plus de sept ans de prison requis contre le fils de la princesse héritière, jugé pour viols
-
Dans le sud du Liban, les déplacés de la "zone rouge" fuient la mort et la destruction
-
Municipales: tractations bouclées, la bataille du second tour s’engage
-
Les audiences des Oscars 2026 sont en baisse
-
Macron va dévoiler le nom du futur porte-avions français
-
Gims, Theodora, Helena: le made in France tracte le marché musical, selon un rapport
-
"Jusqu'au bout": au bord de la route, des Ukrainiens accueillent leurs prisonniers de guerre
-
Un juge ordonne la reprise des émissions de Voice of America
-
La Grande-Bretagne et le Rwanda s'affrontent devant les tribunaux au sujet d'un accord sur la migration
TotalEnergies: Patrick Pouyanné, patron "cash" au milieu des crises
En route pour un 4e mandat, le bouillant patron de TotalEnergies a propulsé l'ancienne entreprise nationale centenaire au sommet du CAC40, en dépit des crises et des critiques sur son refus de débrancher trop vite le pétrole.
Arrivé il y a 10 ans à la tête de l'ex-Total, Patrick Pouyanné a été nommé directeur général en octobre 2014 juste après le décès brutal de son précédesseur, Christophe de Margerie, dans la collision de son avion privé avec un chasse-neige à Moscou.
"Devenir responsable d'une entreprise de 100.000 personnes, c'est pas facile", reconnaît-il, quelques jours plus tard, la voix brisée par l'émotion.
L'année suivante, ce Polytechnicien et ingénieur des Mines devient PDG du géant pétrogazier en prenant également la fonction de président à la suite de Thierry Desmarest.
Les cours sont alors en chute libre, l'obligeant à prendre des mesures rapides d'économies.
Des recettes qu'il avait déjà appliquées pour redresser la branche malade du raffinage-chimie, dont il avait pris la tête en 2012 après un parcours au sein de l'activité reine de l'exploration-production et un début de carrière dans des cabinets ministériels, dans les années 1990.
Patrick Pouyanné, dit "PP ou "Papou" en interne devra de nouveau appliquer des mesures d'économie, plus tard lors de la pandémie du Covid-19 mais toujours sans licenciements.
L'année 2022 restera comme une annus horribilis pour le PDG qui se retrouve pris dans une rafale de polémiques sur son maintien en Russie au début de la guerre en Ukraine, ses profits records sur fond de vie chère, son salaire, la grève des raffineries... Sa méthode? "Il est insensible à la pression" et "prend son temps pour agir dans l'intérêt de l'entreprise", assure son entourage.
Dans le même temps, le patron doit aussi prendre en main le défi du secteur, la transition énergétique, sous une pression croissante des politiques, militants et experts du climat et désormais des investisseurs. Le virage de la diversification notamment dans l'électricité éolienne et solaire est amorcé en 2021, avec des objectifs très ambitieux, et un nouveau nom, TotalEnergies, aujourd'hui 1ère entreprise du CAC40 en bénéfice.
Pour autant, à l'unisson de ses pairs, Patrick Pouyanné pense qu'il ne faut pas abandonner les énergies fossiles trop vite, et reste une cible de choix pour les écologistes, qui l'accusent d'entraver la bataille climatique.
- "Papou" et les "grincheux" -
"Les choses ne vont pas se passer en une nuit comme certains en rêvent, parce qu'encore une fois (...) la population augmente, la demande d'énergie augmente", répétait récemment le patron à Doha avec son franc-parler habituel.
Fin avril, il surprend tout le monde et déclenche l'émoi des politiques en révélant que le groupe réfléchit à déplacer la cotation principale du groupe à New York, s'estimant boudé par les investisseurs européens. Il a évoqué jeudi dans Le Figaro une "erreur de traduction": il ne voulait pas parler d'une cotation principale à Wall Street mais d'une transformation en actions classiques des titres déjà échangés sous une forme réservée aux entreprises étrangères.
Né en Normandie mais ayant grandi dans le Sud-Ouest, ce fils de directeur des douanes, à l'allure joviale est connu pour son tempérament éruptif. "Il aime avoir le dernier mot et avoir raison sur tout", souligne un observateur du CAC40. "C'est dommage, parce que son côté impulsif vient un peu oblitérer ses belles performances".
Ce fan de rugby, à la carrure imposante, n'hésite pas en effet à bousculer ses interlocuteurs, au risque de paraître rugueux. "Il dit ce qu'il pense", relativise son entourage.
En plein blocage des raffineries, il provoque un tollé sur Twitter (devenu X) en se disant "fatigué" de la polémique sur sa hausse de salaire. Les militants écologistes? Des "grincheux qui nous accusent de greenwashing", lâche-t-il en pleine AG. Récemment, le PDG fustigeait "une nouvelle bible" à propos des préconisations de l'Agence internationale de l'énergie qui met au ban tout nouveau projet pétrogazier.
Ce dirigeant à l'esprit vif est un gros travailleur, au bureau à 7h45 quand il n'est pas en Irak, au Brésil, au Qatar ou aux Etats-Unis, avec des ministres et patrons de l'énergie.
Pour se ressourcer, il voyage "très loin" avec sa femme et ses quatre enfants, mais reste bien sûr "toujours" joignable.
S.Gantenbein--VB