-
L'Académie de médecine recommande l'obligation vaccinale contre la grippe pour les soignants
-
Mort de l'actrice Chantal Nobel, star des années 1980 au destin brisé
-
Christophe Gleizes, détenu en Algérie, renonce à son pourvoi en cassation pour une possible grâce
-
Économies, neutralité, retour du politique : ce que propose Charles Alloncle dans son rapport
-
Voiture-bélier en Allemagne: la presse évoque le passé psychiatrique du suspect
-
Au Canada, le camp séparatiste en Alberta se rapproche d'un référendum
-
Moyen-Orient: la Bourse de Paris repasse la barre des 8.000 points
-
Alloncle pointe un audiovisuel public en "crise", son rapport sous le feu des critiques
-
L'UE en sommet avec l'Arménie, pour l'éloigner de la Russie
-
De retour d'Eswatini, le président taïwanais défend son "droit d'établir des liens avec le monde"
-
Les Bourses d'Europe ouvrent sans direction claire
-
Des lycéens préparent un bac option drones, une première qui intéresse l'armée
-
Décès de Doris Fisher, fondatrice de la marque Gap
-
MMA: "Ce n'est pas mon âge qui combat", assure Ngannou, 39 ans (à l'AFP)
-
En Centrafrique, le défi de la réintégration des enfants soldats
-
Autriche: plainte contre LinkedIn pour la vente de données d'utilisateurs
-
Les hôtels à l'offensive pour être référencés par l'IA
-
La République dominicaine suspend un projet minier canadien
-
Play-offs NBA: LeBron James au défi du Thunder
-
Suisse: Sherlock Holmes retrouve les chutes du Reichenbach, 135 ans après
-
Virginie Grimaldi, numéro un avec des romans "au plus près de la vie"
-
Colombie: la terreur des populations locales dans l'arrière-cour d'un joyau touristique
-
Aux Fidji, une épidémie de VIH qui se propage "comme une traînée de poudre"
-
Le phénomène "Super El Niño" ravive les craintes pour une Asie déjà éprouvée par la guerre en Iran
-
Zack Polanski, l'"éco-populiste" qui galvanise les Verts britanniques
-
Le suspect d'un des incendies de Los Angeles en voulait aux riches, selon l'accusation
-
NBA: les Spurs surpris par les Wolves, malgré le record de contres de Wembanyama
-
Nuit des Molières: le combat de Gisèle Halimi et Muriel Robin à l'honneur
-
Ligue des champions: Luis Enrique et Vincent Kompany, au sommet de leur art
-
Tennis: à Rome, Sinner sur la voie impériale
-
Ligue des champions: Arsenal-Atlético Madrid, l'art de défendre
-
L'Ukraine décrète une trêve dès mercredi, avant celle voulue par Moscou
-
Un gouverneur républicain en Californie ? Le scénario fou né des divisions démocrates
-
Le Premier ministre roumain confronté à une motion de censure
-
Blake Lively et Justin Baldoni mettent fin à leur bataille judiciaire (avocats)
-
Au Met Gala, la mode s'érige en art, sans faire de folie
-
Blake Lively et Justin Baldoni mettent fin à leur bataille juridique (avocats)
-
Dolly Parton annule encore des concerts à Las Vegas, pour raisons de santé
-
Angleterre: Manchester City fait une passe décisive à Arsenal
-
Elections locales en Inde: Modi salue une victoire "record" au Bengale occidental
-
Théâtre: palmarès de la 37e cérémonie des Molières
-
Bond du pétrole avec les tensions à Ormuz, la nervosité gagne les Bourses
-
Netflix accorde une large diffusion en salles au "Narnia" de Greta Gerwig
-
A New York, le Met Gala et ses stars veulent élever la mode au rang d'art
-
Wall Street en baisse, le conflit au Moyen-Orient pèse
-
La Russie décrète une trêve les 8-9 mai, l'Ukraine annonce sa propre trêve les 5-6 mai
-
Recherche des origines des enfants nés sous X: Rist et El Haïry souhaitent un "débat apaisé"
-
Argentine: une partie des recettes des privatisations ira à la modernisation de l'armée
-
Britney Spears plaide coupable de conduite imprudente en Californie
-
Foyer d'hantavirus présumé sur un bateau de croisière: les passagers coincés à bord dans l'incertitude
Vietnam: face à l'épuisement du sable dans le Mékong, habitants et autorités désemparés
Par une matinée d'été, la maison de Le Thi Hong Mai s'est effondrée dans une rivière du delta du Mékong, où la rapide érosion des berges, due à l'épuisement des réserves de sable, menace des centaines de milliers de Vietnamiens.
"J'ai entendu un boum, je me suis précipitée dehors et tout a disparu", se souvient cette femme de 46 ans, en évoquant son petit restaurant accolé à sa maison, dans la banlieue de Can Tho (sud). "J'ai tout perdu", dit-elle à l'AFP.
Le sable, utilisé comme matériau de construction, est la deuxième ressource naturelle la plus exploitée dans le monde après l'eau, dans des volumes à la limite de ce qui est soutenable, ont mis en garde les Nations unies.
L'avenir du delta du Mékong, région stratégique pour la culture du riz et la biodiversité, est menacé par l'épuisement de ses réserves de sable d'ici 2035, prévient un rapport de WWF.
Selon les chercheurs, les barrages hydroélectriques, qui retiennent les alluvions, et le prélèvement de sable destiné aux chantiers, de plus en plus nombreux dans le pays en développement, empêchent le renouvellement naturel des stocks.
Le tarissement du sable conduit à l'accélération de l'érosion des berges, dans une région déjà vulnérable à la hausse du niveau de la mer induite par le changement climatique.
Maisons qui s'effondrent, cultures abîmées par le sel marin... Riverains et autorités subissent les conséquences sociales et économiques de l'érosion, qui menace de déplacer des dizaines de milliers de personnes.
- "Très, très peur" -
Dans la province de Hau Giang, Diep Thi Lua s'est réveillée au milieu de la nuit pour voir son jardin englouti par les eaux.
"Nous pouvions sentir la terre trembler. Nous avons eu très, très peur", raconte cette femme de 49 ans.
Au moins 750 kilomètres de berges et près de 2.000 maisons ont disparu sous l'effet de l'érosion entre 2016 et août 2023, selon des données du gouvernement vietnamien.
Le phénomène met en péril les ambitions économiques du régime communiste, qui affiche l'un des taux de croissance les plus élevés de la région.
Près de l'embouchure du plus long fleuve d'Asie du Sud-Est, des barges circulent jour et nuit pour prélever du sable du lit du fleuve.
La région du delta a besoin de 54 millions de mètres cubes de sable pour construire six autoroutes avant 2025, a indiqué le ministère vietnamien des Transports.
Le fleuve peut en fournir moins de la moitié, ont admis des responsables.
La faiblesse des réserves a retardé d'importants chantiers, et les autorités débattent sur des alternatives, comme le sable de plage, ou l'importation du Cambodge voisin.
- "Aucune solution" -
Des vaches traînent autour de la future route reliant Can Tho à Ca Mau, à l'extrémité sud du Vietnam. Le tracé reste à l'état d'un chemin de terre, faute de sable disponible pour produire le revêtement.
"Nous n'avons pas eu assez de sable depuis le début de l'année, donc on n'a pas eu grand-chose à faire", explique un ouvrier qui a requis l'anonymat.
Le Vietnam a interdit l'importation de sable, sous toutes ses formes, en 2017.
Mais la demande intérieure est telle qu'elle dépasse les capacités naturelles de renouvellement du Mékong, assure Nguyen Huu Thien, un spécialiste de la région.
"Ce sont les derniers grains de sable que nous draguons", avertit-il.
Depuis 2016, le gouvernement vietnamien a dépensé plus de 440 millions d'euros sur 190 projets destinés à contenir les effets de l'érosion, selon un média d'Etat.
Mais "beaucoup de ses structures ont coûté cher, avant de sombrer dans la rivière", souligne l'expert, qui prévoit que la moitié du delta aura disparu d'ici la fin du siècle.
"Après ça, le delta va disparaître et nous devrons réécrire les livres de géographie", déplore-t-il.
Environ 20.000 ménages ont besoin d'être déplacés en raison des risques liés à l'érosion, a estimé l'agence gouvernementale en charge de la prévention et de la gestion des catastrophes naturelles.
Le WWF a anticipé un chiffre bien supérieur: quelque 500.000 personnes pourraient perdre leur maison.
Un tel programme de relocalisation "nécessite beaucoup d'argent que notre gouvernement n'aura jamais", confie un responsable de la province de Hau Giang, qui n'a pas souhaité donner son nom.
"Nous savons que des personnes peuvent perdre la vie en habitant dans ces zones à hauts risques", poursuit-il. Et d'admettre: "mais nous n'avons aucune solution".
L.Wyss--VB