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Appel des viols de Mazan: confrontation entre l'accusé et Gisèle Pelicot
Gisèle Pelicot et le seul des hommes accusés de l'avoir violée à avoir maintenu son appel s'expriment mercredi devant la cour d'assises du Gard, une confrontation à l'intensité encore renforcée par la diffusion prévue des vidéos filmées par l'ex-mari de la victime.
Restée discrète depuis le verdict en décembre du procès des viols de Mazan, où les 51 accusés de cette affaire retentissante symbolique des violences sexuelles et de la soumission chimique avaient été condamnés, celle qui a accédé au statut d'icône féministe va devoir à nouveau prendre la parole "pour vraiment tourner la page".
"Elle aurait vraiment préféré rester là où elle est et se concentrer sur sa nouvelle vie et sur son avenir. Mais elle doit en passer par là", comme l'explique à l'AFP un de ses avocats, Antoine Camus.
Alors qu'elle avait fait face pendant près de quatre mois l'an dernier aux fréquentes dénégations des dizaines d'accusés réfutant avoir eu "l'intention" de la violer après que son ex-époux Dominique Pelicot l'eut préalablement sédatée, elle ne devrait pas minimiser l'importance de cet ultime dossier.
"Il n'y a pas de petit viol. Celui de monsieur Dogan, ce dernier appelant, n'est pas moins grave que celui de tous les autres" devrait-elle rappeler, selon son avocat.
Mme Pelicot, qui est accueillie à chacune de ses arrivées et sorties du tribunal de Nîmes par les applaudissements du public, ne s'est pas encore exprimée depuis l'ouverture du procès.
Elle reste dans "l'incompréhension face au déni persistant en dépit même de la preuve matérielle", selon son avocat.
En tout, 107 photos et 14 vidéos de cette soirée du 28 juin 2019, lors de laquelle Husamettin Dogan s'était rendu à leur domicile conjugal de Mazan, dans le Vaucluse, sur invitation de Dominique Pelicot, ont été retrouvées sur un disque dur de celui-ci.
- Premières plaidoiries -
Preuves principales de ce procès d'appel, une dizaine de vidéos pourraient être diffusées juste avant son audition par la cour. Sur plusieurs d'entre elles, l'accusé apparaît en compagnie de Dominique Pelicot en train d'effectuer des pénétrations vaginales mais aussi des fellations forcées à une Gisèle Pelicot totalement inerte et ronflant.
L'une d'entre elles pourrait être particulièrement débattue: on y voit M. Dogan pénétrer la septuagénaire et se retirer immédiatement quand celle-ci bouge légèrement, en raison "d'un réflexe ou d'une gêne", a précisé mardi à la barre le commissaire divisionnaire Jérémie Bosse-Platière, qui a dirigé l'enquête de ce dossier hors-norme.
Lors du procès de première instance, l'avocate de l'accusé, Sylvie Menvielle, avait saisi ce mouvement pour laisser planer le doute sur une éventuelle complicité de la victime, qui aurait pu ne pas être endormie, suscitant la colère de Gisèle Pelicot qui avait quitté brièvement la salle.
M. Dogan, un ex-ouvrier du BTP de 44 ans, aura peut-être été préalablement questionné sur ce sujet lors de son interrogatoire. Initialement prévu mardi, il a été décalé à mercredi matin en raison du retard pris à l'audience.
Il répètera sans doute à nouveau avoir été "piégé" par Dominique Pelicot, ce "manipulateur", et avoir pensé participer au jeu consenti d'un couple libertin. Lors de sa première prise de parole lundi, ce Turc arrivé en France dans son enfance et au parcours compliqué avait déclaré ne "jamais" avoir "voulu violer" Mme Pelicot.
Version contestée mardi par Dominique Pelicot qui, comparaissant depuis son box en qualité de simple témoin, a assuré qu'il cherchait "une personne pour abuser de son épouse à son insu" et que M. Dogan ne pouvait avoir "aucun doute quant à l’état de (son) épouse lors de sa venue".
Après l'audition de Gisèle Pelicot devraient débuter, vraisemblablement dans l'après-midi, les plaidoiries de ses avocats suivies du réquisitoire de l'avocat général. En première instance, 12 ans de prison avaient été requis contre l'accusé qui, poursuivi pour "viols aggravés", risque un maximum de 20 ans de réclusion.
Les plaidoiries des avocats de M. Dogan pourraient elles avoir lieu en fin de journée ou plus probablement être décalées à jeudi, jour désormais attendu pour le verdict.
P.Keller--VB