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L'ex-directeur du FBI James Comey, bête noire de Trump, comparaît pour sa mise en accusation officielle
L'ancien directeur du FBI James Comey, l'une des bêtes noires du président américain Donald Trump, comparaît mercredi pour sa mise en accusation officielle pour entrave à une commission d'enquête parlementaire et fausses déclarations au Congrès.
Il doit se présenter jeudi à partir de 10H00 locales (14H00 GMT) devant un tribunal fédéral à Alexandria, en banlieue de Washington.
L'ancien chef de la police fédérale avait été brutalement limogé par Donald Trump en 2017, lors de son premier mandat, alors que le FBI enquêtait sur d'éventuelles ingérences russes dans la campagne de 2016. Il est depuis l'une des cibles de la vindicte du républicain.
En septembre, Donald Trump avait publiquement fait pression sur sa ministre de la Justice Pam Bondi, s'étonnant sur sa plateforme Truth Social que James Comey n'ait toujours pas été inculpé.
Il avait ensuite poussé à la démission le procureur du district est de Virginie, lui reprochant implicitement son manque de zèle sur ce dossier, et l'avait rapidement remplacé à ce poste stratégique par Lindsey Halligan, une conseillère de la Maison Blanche.
Cette dernière a engagé les poursuites qui ont conduit à l'inculpation le 25 septembre de James Comey, 64 ans, en relation avec son témoignage oral au Sénat en septembre 2020.
Il lui est spécifiquement reproché d'avoir nié, en réponse à une question d'un sénateur, avoir autorisé son adjoint à être cité sous le couvert de l'anonymat dans les médias sur des enquêtes sensibles conduites par le FBI.
"JUSTICE EN AMERIQUE!", s'était félicité sur Truth Social Donald Trump après l'annonce de l'inculpation de James Comey, décrit comme "l'un des pires êtres humains que ce pays ait connus".
L'intéressé lui avait rapidement répondu : "Je n'ai pas peur". "La peur est l'arme des tyrans", avait ajouté James Comey sur Instagram.
"Ma famille et moi savons depuis des années ce qu'il en coûte de s'opposer à Donald Trump", avait-il assuré, appelant à ne pas vivre "à genoux" face au président.
"J'ai confiance dans la justice fédérale et je suis innocent", avait-il conclu.
Après l'éviction de James Comey, l'enquête sur les ingérences russes avait été confiée au procureur spécial Robert Mueller, son prédécesseur à la tête du FBI.
Dans son rapport en 2019, M. Mueller avait conclu à l'insuffisance de preuves de collusion entre Moscou et l'équipe de Donald Trump, mais avait relevé une série de pressions troublantes exercées par le président sur son enquête.
B.Wyler--VB