-
Dans le nord d'Israël, on reste malgré les tirs du Hezbollah
-
"Rien ni personne ne nous fera oublier ce qui se passe en Ukraine", dit Pedro Sánchez à Zelensky
-
Liban: effroi et destructions au coeur de Beyrouth, pilonné par Israël avec et sans avertissement
-
L'UE signe un partenariat de sécurité avec l'Islande
-
Climat : un procès en Belgique contre TotalEnergies suspendu jusqu'en septembre
-
Foot: déchu de son titre continental, le Sénégal riposte pour contester la décision de la CAF
-
Faste royal et coups de canon: le président nigérian démarre sa visite d'Etat au Royaume-Uni
-
Avec la guerre au Moyen-Orient, le gel des taux directeurs de la Fed parti pour durer
-
Prix du pétrole et indicateur d'inflation minent Wall Street
-
IA : des eurodéputés veulent interdire la création de "deepfakes" sexuels
-
Foot: stupeur au Sénégal après la perte sur tapis vert du titre de champion d'Afrique
-
Au Pakistan, même les trafiquants de carburant subissent les effets de la guerre en Iran
-
Injections esthétiques illégales: un phénomène toujours en plein essor, malgré les alertes
-
IA: le gouvernement américain juge "inacceptable" le risque que lui fait courir Anthropic
-
Israël tue une autre figure iranienne et donne carte blanche à son armée
-
Une bizarrerie de plus chez l'ornithorynque
-
Leboncoin réduit le télétravail et affronte à la première grève de son histoire
-
Norvège: plus de sept ans de prison requis contre le fils de la princesse héritière, jugé pour viols
-
Dans le sud du Liban, les déplacés de la "zone rouge" fuient la mort et la destruction
-
Municipales: tractations bouclées, la bataille du second tour s’engage
-
Les audiences des Oscars 2026 sont en baisse
-
Macron va dévoiler le nom du futur porte-avions français
-
Gims, Theodora, Helena: le made in France tracte le marché musical, selon un rapport
-
"Jusqu'au bout": au bord de la route, des Ukrainiens accueillent leurs prisonniers de guerre
-
Un juge ordonne la reprise des émissions de Voice of America
-
La Grande-Bretagne et le Rwanda s'affrontent devant les tribunaux au sujet d'un accord sur la migration
-
Le loueur d'avions AerCap commande 100 monocouloirs A320 et A321 à Airbus
-
La Bourse de Paris dans le vert, avec la baisse des prix du pétrole
-
Le Parlement écossais rejette la légalisation de l'aide à mourir
-
L'Iran enterre son chef de la sécurité et promet des répercussions mondiales
-
Chikirou absente sur BFMTV: les débats relèvent de la "liberté" des chaînes, rappelle l'Arcom
-
Israël: sous les missiles iraniens, une vie de chiens
-
Pour les fans de BTS, un retour de bâton... lumineux
-
Frappe sur un hôpital à Kaboul: "des centaines de morts et de blessés", confirme une ONG
-
Le Venezuela prend sa revanche sur les Etats-Unis au baseball
-
A Dijon, sur les traces de Gaulois enterrés assis
-
Japon: le nombre de visiteurs chinois plonge à nouveau en février malgré le Nouvel An lunaire
-
Chili: les tranchées anti-migrants de Kast divisent à la frontière avec le Pérou
-
Un homme s'est introduit dans l'enclos d'une hippopotame star d'internet
-
NBA: le Thunder premier qualifié pour les play-offs, les Spurs sur leur lancée
-
L'Iran enterre son puissant chef de la sécurité Larijani et jure de le venger
-
La Colombie dénonce un bombardement sur son territoire par l'Equateur, Quito dément
-
La guerre ravive l'inflation et la perspective d'un gel des taux prolongé aux Etats-Unis
-
Avec EU Inc, Bruxelles déroule le tapis rouge aux entrepreneurs
-
Faste royal au premier jour de la visite d'Etat du président nigérian au Royaume-Uni
-
Climat: décision sur la responsabilité de TotalEnergies, poursuivi par un agriculteur belge
-
Macron près de Nantes pour dévoiler le nom du futur porte-avions géant
-
CAN: après les incidents de la finale, le Sénégal déchu de son titre qui échoit au Maroc
-
Au moins six morts dans des frappes israéliennes dans le centre de Beyrouth
-
Irak: attaques contre l'ambassade américaine à Bagdad
#BookTok ou comment TikTok s'empare de littérature
De l'Allemande Sarah Sprinz au Suisse Joël Dicker, de plus en plus d'auteurs sont présents sur un canal a priori improbable en littérature: la plateforme d'origine chinoise TikTok.
Le mot-dièse #BookTok a récemment explosé avec un nombre croissant de lecteurs postant leurs critiques et discutant avec les écrivains, tandis que ces derniers l'utilisent pour faire la promotion de leurs oeuvres.
Pour certains, il peut sembler contre-intuitif qu'une plateforme, connue pour ses petites vidéos badines, encourage la lecture, activité qui requiert une certaine concentration.
Le format habituel sur TikTok, une vidéo courte avec effets visuels ou musique, se prête certes mal à la critique littéraire traditionnelle. Mais elle est beaucoup plus efficace pour la présentation de "coups de coeur" et doper la popularité de certaines œuvres.
Avec l'influence grandissante de #BookTok, le Salon du livre de Francfort, la plus grande foire au monde consacrée à la littérature, a pour la première fois fait de TikTok l'un de ses partenaires.
Cette tendance "est pour moi super importante", confie Sarah Sprinz, auteure du bestseller "Dunbridge Academy", qui se déroule dans un internat en Ecosse.
"Je pense que cela a contribué à mon succès car j'ai vu beaucoup de vidéos recommandant mes livres", ajoute-t-elle, lors d'un entretien à l'AFP au Salon du livre de la ville allemande.
C'est un canal particulièrement efficace pour attirer une nouvelle audience et donner le goût de la lecture aux jeunes, estime l'autrice de 26 ans.
- "Impact sur les ventes de livres" -
"Je crois vraiment qu'il faut être sur tous les canaux qui permettent de lire et faire lire", a de son côté affirmé dans une vidéo Joël Dicker, auteur suisse de bestsellers, dont "La Vérité sur l'affaire Harry Quebert".
Selon TikTok --qui appartient à ByteDance, basé en Chine-- #BookTok a engrangé plus de 84 milliards de vues.
C'est devenu "un endroit où l'on recommande des livres et où on les découvre mais aussi où l'on partage des critiques et où l'on exploite la culture des fans", explique Tobias Henning, manager pour TikTok en Allemagne et en Europe centrale et orientale.
"Cela a vraiment un impact sur les ventes de livres dans le monde", constate-t-il.
"Jamais plus" (It Ends With Us en anglais), le livre fiction réalité de l'Américaine Colleen Hoover, a vu ses ventes exploser après avoir été vanté dans la communauté TikTok.
Une critique typique montre une femme sanglotant en lisant le roman, avec de la musique et une voix off affirmant "Je n'ai jamais pleuré aussi longtemps après un livre".
- Effet "multiplicateur" -
"J'aime les nouveaux romans pour adultes et j'essaie de télécharger une ou deux vidéos chaque semaine", déclare à l'AFP Sofia Reinbold, 17 ans, utilisatrice de TikTok, venue au Salon de Francfort après en avoir été averti sur la plateforme.
"Je reçois très souvent des commentaires d'abonnés qui lisent mes recommandations et finissent par acheter les livres", continue-t-elle.
Sarah Sprinz explique en partie le phénomène #BookTok par le fait que TikTok est une plate-forme visuelle, permettant aux gens de montrer ce qu'ils pensent d'un livre. Et avec les les confinements pendant la pandémie de coronavirus, cela a probablement accéléré la tendance, dit-elle.
"Beaucoup de personnes se sont peut-être senties seules et isolées", estime-t-elle, soulignant que la plateforme a permis de "réseauter à nouveau et trouver des passe-temps communs comme la lecture".
Pour elle, il n'y a pas de contradiction majeure entre passer davantage de temps sur les réseaux sociaux et essayer de promouvoir la littérature: de nos jours, les gens lisent de différentes façons, sur les livres électroniques et les smartphones et pas seulement sur des ouvrages papier.
Mais un livre ne peut pas avoir du succès seulement grâce aux réseaux sociaux, souligne-t-elle.
"TikTok et #BookTok sont une sorte de multiplicateurs et une bonne opportunité pour recommander des livres", observe-t-elle. Mais "il faut qu'il y ait quelque chose en plus: un livre doit bien sûr être bon".
S.Keller--BTB