-
Nord du Mali: le camp stratégique de Tessalit sous le contrôle des groupes armés
-
Turquie : un 1er Mai très suivi, près de 400 arrestations
-
Les droits de douane lestent durablement les exportations britanniques vers les USA
-
Royaume-Uni: le suspect de l'attaque contre deux hommes juifs inculpé et présenté à un juge
-
Au Soudan, des élèves au défi de rattraper les années volées par la guerre
-
Téhéran active ses défenses aériennes, Trump prêt à ignorer le Congrès
-
Le MICA Center, vigie des mers et d'Ormuz en pleine guerre au Moyen-Orient
-
Grèce: des militants de "la flottille pour Gaza" débarqués en Crète
-
Les voitures électriques décollent en France, mais le marché automobile reste en berne
-
Les syndicats mobilisés pour le maintien d'un 1er-Mai chômé et des augmentations de salaire
-
Commerce international: avec la guerre, des routes maritimes se redessinent, l'Afrique en pivot
-
Birmanie: les partisans d'Aung San Suu Kyi, assignée à résidence, espèrent son retour dans sa villa
-
Marine Tondelier propose la création d'un congé climatique
-
Play-offs NBA: les Wolves sortent les Nuggets pour défier les Spurs, les Knicks qualifiés
-
Le roi Charles III aux Bermudes, après sa visite aux Etats-Unis louée par Trump
-
Maradona était "bipolaire" avec "un trouble narcissique", révèle un psychologue jugé pour sa mort
-
Les syndicats mobilisés pour le maintien d'un 1er-Mai chômé, boulangers et fleuristes dans le flou
-
Argentine: les syndicats manifestent contre l'austérité de Milei, promettent de durcir les conflits
-
La croissance d'Apple soutenue par l'iPhone et les services
-
Les militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés doivent être conduits en Grèce
-
L'accord entre l'UE et le Mercosur entre en vigueur, de façon provisoire
-
Britney Spears inculpée pour conduite sous emprise en Californie
-
Le roi Charles découvre l'Amérique des petites villes au dernier jour de sa visite d'Etat
-
Mali : les jihadistes du JNIM appellent à un large "front commun" conre la junte, Bamako sous blocus
-
La compagnie Biman Bangladesh Airlines commande 14 Boeing, un record
-
Mondial-2026: Infantino réaffirme que l'Iran jouera bien aux Etats-Unis, Trump est "OK"
-
Ligue Conférence: Strasbourg, surpris par le Rayo, part avec un désavantage
-
Brésil: réduction de peine en vue pour Bolsonaro, nouvelle défaite pour Lula
-
Argentine : Milei à bord du porte-avions américain Nimitz lors d'exercices communs
-
Apple: résultats trimestriels meilleurs que prévu, croissance toujours soutenue pour l'iPhone
-
Wall Street: le S&P 500 et le Nasdaq ont signé leur meilleur mois depuis 2020
-
Procès OpenAI: Musk se défend de ressembler à ceux qu'il poursuit
-
Pérou : Roberto Sanchez lance sa campagne pour le second tour sans attendre les résultats définitifs
-
Une série documentaire sur la princesse Diana promet révélations et entretiens inédits
-
En Iran, retour à une routine devenue hors de prix
-
Mali: blocus jihadiste sur la capitale Bamako, hommage sous haute sécurité au ministre de la Défense tué
-
ANTS: un jeune de 15 ans soupçonné d'être l'auteur de la fuite de données
-
"Comme si j'étais toujours à bout de souffle": Aux Philippines, un feu de décharge épuise les habitants
-
Piratage en ligne: le Conseil d'Etat retoque le dispositif français de réponse graduée
-
Au moins cinq incendies de forêt font rage à travers les Pays-Bas
-
Birmanie : Aung San Suu Kyi purgera le reste de sa peine assignée à résidence
-
Canons, drones et hélicoptères: l'armée française en démonstration de force
-
La croissance de la France a été nulle au premier trimestre, tandis que l'inflation décolle
-
Masters 1000 de Madrid: la surprise Blockx élimine le tenant du titre Ruud
-
Arrivée à Caracas du premier vol direct entre les Etats-Unis et le Venezuela en 7 ans
-
TotalEnergies: la gauche pousse pour une taxation, le gouvernement temporise
-
La Bourse de Paris termine sur une note haussière avant la pause du 1er-Mai
-
Le roi Charles se rend dans un cimetière militaire américain au dernier jour de sa visite d'Etat
-
Décréter la sortie des énergies fossiles n'est "pas réaliste", dit le président de la COP31 à l'AFP
-
Accident de bus à Juvisy-sur-Orge: les véhicules récupérés dans la Seine, "aucun risque de pollution"
Aux Philippines, le "Seigneur des cafards" défend ces insectes mal-aimés
A la lumière de sa lampe frontale, Cristian Lucanas fouille la forêt tropicale philippine à la recherche de son animal fétiche, un cafard qu'il ramasse délicatement à mains nues.
Seul expert du pays de cet insecte mal compris, dont il a découvert quinze espèces, ce chercheur à la voix douce est surnommé "Seigneur des Ipis", nom local de cet animal omniprésent.
"Moi aussi, je détestais les cafards quand j'étais enfant", sourit M. Lucanas lors d'un entretien avec l'AFP dans la ville universitaire de Los Banos, au sud de Manille.
Souvent considérés comme des nuisibles répugnants et vecteurs de maladies, ces insectes méritent d’être étudiés et reconnus pour leur rôle clé dans les écosystèmes, estime l’entomologiste de 31 ans.
"La peur des cafards est innée", reconnaît-il, ajoutant qu'il se contente généralement de dire "je travaille dans un musée" lorsqu'il est interrogé sur son métier.
Aujourd'hui, on recense plus de 4.600 espèces de cafards, mais "il est possible que le nombre réel soit deux, voire trois fois plus élevé", explique Cristian Lucanas sans cacher son enthousiasme.
"Pendant très longtemps, personne ne les étudiait", raconte-t-il. Un "triste" constat selon lui, au vu de la taille et de la diversité de leur population dans l'archipel.
Les Philippines en comptent environ 130 espèces, dont les trois quarts ne se trouvent nulle part ailleurs.
M. Lucanas estime que 200 espèces locales attendent encore d'être répertoriées.
- "Rôle primordial" -
"S'ils disparaissaient, le fonctionnement de l'écosystème serait perturbé, car ils y jouent un rôle primordial", assure-t-il.
Comme les bousiers et les vers de terre, les cafards sont détritivores. Ils mangent et décomposent les matières organiques mortes, y compris leurs propres congénères, et les restituent ensuite au sol.
Certaines espèces sont porteuses de microbes pathogènes, mais un monde sans blatte verrait ralentir le processus de décomposition essentiel au maintien des écosystèmes, affirme M. Lucanas.
Les oiseaux et les araignées perdraient également une importante source de nourriture et les plantes absorberaient moins de dioxyde de carbone, ce qui pourrait contribuer au réchauffement climatique.
Malgré son amour pour ces petites bêtes, Cristian Lucanas garde toujours une bombe insecticide à portée de main au travail, prêt à tuer tout cafard non invité qui prendrait pour un buffet les 250.000 espèces d'insectes préservées au musée.
Son obsession a débuté il y a une douzaine d'années, lors d'une excursion dans une grotte peuplée de chauves-souris sur une île isolée.
Le sol de la cavité était couvert de cafards se régalant de guano. Lorsque son professeur de biologie n'a pas réussi à identifier l'espèce en question, M. Lucanas a compris qu'il avait trouvé sa voie.
Fan de J.R.R. Tolkien, l'entomologiste donne souvent à ses découvertes des noms inspirés des créatures de la trilogie "Le Seigneur des anneaux", comme "Valar", "Hobbitoblatta", ou encore "Nazgul".
Le jeune scientifique peut être très sollicité.
Le principal fabricant d'insecticides du pays l'a invité à donner une conférence à son personnel.
La plus grande chaîne de restaurants philippine a sollicité son expertise pour mettre fin aux invasions de cafards dans ses réserves.
"Le contrôle des nuisibles n'est pas vraiment mon fort", admet le passionné.
Mais les cafards sont loin d'être les créatures indestructibles qu'on s'imagine, insiste-t-il, battant en brèche l'idée reçue selon laquelle ils peupleraient la Terre après une guerre nucléaire. Selon lui, leur résistance à la radioactivité est équivalente à celle des autres insectes.
Les humains constituent une menace plus immédiate pour ces créatures, souligne-t-il. Certaines espèces, en particulier dans les montagnes, se reproduisent lentement et pourraient disparaître.
Plusieurs types de blattes philippines vivant dans des grottes, décrites pour la première fois dans les années 1890 pendant la colonisation espagnole, "n'ont plus été observées" depuis l'ouverture de ces zones au tourisme, explique-t-il.
Il déplore que la plupart des fonds pour la science dans son pays aillent aux recherches ayant "un impact direct sur les humains", risquant de ne lui laisser que la possibilité de cataloguer les cafards des Philippines.
Mais cela lui suffit pour l'instant. "Je pense que je vais continuer à faire ce que je fais. C'est comme ça que j'ai bâti ma réputation", dit-il.
"Et j'aime vraiment travailler avec les cafards".
H.Weber--VB