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A l'aéroport de Beauvais, des rapaces alliés de la sécurité aérienne
Sur le tarmac de l'aéroport de Beauvais, les cris perçants d'une buse se mêlent au grondement des réacteurs. Pour réduire les risques de collision entre avions et oiseaux, des rapaces sont dressés à survoler les pistes et effrayer les volatiles.
Depuis avril, l'aéroport fait appel à des fauconniers de l'Oise pour éloigner mouettes, goélands, corneilles ou pigeons susceptibles de heurter les réacteurs des avions au décollage et à l'atterrissage.
Perché sur le bras ganté de son maître, Thor, une buse de Harris au plumage brun chocolat, s'habitue encore au vacarme des réacteurs.
Issu de cette espèce grégaire originaire d'Amérique du Sud, Thor est équipé d'une balise GPS. Bientôt, il aura pour mission d'instaurer la peur du prédateur parmi les oiseaux, une méthode jugée plus naturelle et durable que les dispositifs sonores ou pyrotechniques jusque-là privilégiés.
"Nous développons les instincts naturels des faucons", explique Jérémy, fauconnier sur le site. "Ils effraient tout ce qui peut gêner les avions, ils prennent les oiseaux en chasse et créent un climat d'insécurité."
Les rapaces peuvent s'élancer depuis le bras de leur maître ou depuis une voiture en mouvement. "L'oiseau décolle alors que le véhicule roule, parfois jusqu'à 80 km/h, ce qui lui permet de partir en chasse avec plus de vitesse et de force", détaille-t-il.
Le risque de collision entre les oiseaux et avions reste une préoccupation majeure dans l'aviation. La plupart de ces incidents sont sans conséquence, mais certains peuvent endommager gravement les appareils, voire compromettre la sécurité des vols.
"Certaines collisions ont conduit à des accidents, comme le +miracle sur l'Hudson+", rappelle Dragos Munteanu, responsable sécurité à l'Association internationale du transport aérien (Iata).
Le 15 janvier 2009, un Airbus A320 avait perdu ses deux réacteurs après avoir percuté un vol d'oies sauvages. Le pilote avait alors amerri sur le fleuve Hudson, à New York, sauvant tous les passagers.
- "Climat d'insécurité" -
Selon l'Iata, la fauconnerie, déjà utilisée dans plusieurs pays européens, constitue "un des outils d'un programme global de gestion du risque animalier" pour le transport aérien.
Mais cette approche demande des moyens humains et matériels non négligeables. "L'efficacité des rapaces dépend de la régularité de leur présence" et "leur capacité d'attention est limitée: ils nécessitent un encadrement humain constant", précise M. Munteanu.
Il faut en outre "des ressources pour les former", et des "infrastructures adaptées pour les maintenir en bonne santé et bien nourris".
Jusqu'à présent, à Beauvais, les effaroucheurs utilisaient surtout des dispositifs acoustiques diffusant des cris d'oiseaux depuis des haut-parleurs installés sur leurs véhicules jaunes sillonnant le tarmac, ainsi que des moyens pyrotechniques.
"Le problème, c'est que certaines espèces finissent par s'habituer", note le responsable du péril animalier de l'aéroport, Cédric Évrard. "On les effraie, elles partent, mais une heure plus tard, elles sont de retour. Avec les fauconniers, cet effet d'accoutumance disparaît."
"Plus notre présence est régulière, plus le climat d'insécurité s'installe. Les oiseaux peuvent s'habituer aux sirènes, mais pas aux rapaces, leurs prédateurs naturels", abonde Jérémy.
L'aéroport de Nantes, pionnier en France, dispose de sa propre fauconnerie.
"Nos rapaces occupent l'espace pour dissuader les autres espèces de venir se nourrir ou se réfugier sur notre plateforme", explique Anthony Renaud, coordinateur du service de prévention du risque animalier à Nantes.
Résultat: "La présence d'oiseaux autour de la piste a diminué. Nous enregistrions une vingtaine de collisions par an auparavant, maintenant, c'est entre 10 et 12", affirme M. Renaud.
D.Schaer--VB