-
Open d'Australie: Moutet passe malgré la douleur, Jacquemot s'offre Kostyuk
-
L'armée syrienne revendique la prise d'une ville stratégique tenue par les Kurdes
-
Ligue 1: les chantiers de Gary O'Neil à Strasbourg
-
CAN-2025: les mousquetaires de la Teranga veulent installer une dynastie sénégalaise
-
Open d'Australie: Moutet passe malgré la douleur, Jeanjean éliminée
-
Les forces de sécurité en Haïti mènent une intense campagne contre les gangs
-
Patinage artistique: les Français Cizeron et Fournier Beaudry sacrés champions d'Europe
-
L1: l'OM atomise Angers avant Liverpool
-
Champions Cup: Toulouse qualifié sans trembler, Castres et Toulon gagnent à l'extérieur
-
Groenland: Trump menace les Européens de droits de douane
-
Angleterre: Arsenal rate le coche, Manchester City et Liverpool n'avancent plus
-
Budget: le PS ne devrait pas censurer le gouvernement, le dénouement approche
-
Iran: le guide suprême veut "briser le dos des séditieux" qu'il accuse d'avoir tué des "milliers" de personnes
-
Sortie de la fusée lunaire de la Nasa en amont du lancement d'Artémis 2
-
Ligue 1: Lens, secoué par Auxerre, garde la tête grâce à Saïd
-
CAN-2025: Maroc-Sénégal, apothéose entre grands favoris
-
Trump attaque les Européens sur le Groenland
-
Malgré la répression en Iran, l'espoir en étendard dans les manifestations en France
-
L'UE et le Mercosur signent un accord commercial "historique"
-
Biathlon: Perrot pour l'instant impuissant face à Giacomel
-
Espagne: le Real de Mbappé éteint les sifflets et offre un premier succès à Arbeloa
-
A Londres, mobilisation contre le projet de super-ambassade chinoise, la décision imminente
-
"Le Groenland n'est pas à vendre": des milliers de manifestants à Copenhague et Nuuk
-
Trump invite plusieurs dirigeants à siéger au Conseil de paix pour Gaza
-
Fuir ou rester? Le dilemme des Groenlandais face aux velléités américaines
-
Le guide suprême iranien veut "briser le dos des séditieux"
-
Ski alpin: quadruplé pour Odermatt dans la descente de Wengen
-
Ouganda: le président Yoweri Museveni réélu pour un septième mandat dans un climat d'intimidation
-
Ski alpin: première pour Delago, cinq sur cinq pour Vonn
-
Budget: le bloc central s'interroge sur le financement des mesures annoncées par Lecornu
-
Dakar-2026: sixième sacre pour Al-Attiyah, Benavides devance Brabec pour deux secondes
-
Mégabarrage sur le Nil: Sissi salue l'offre de médiation de Trump
-
Foot: un an après un malaise cardiaque, Bove, libéré par l'AS Rome, va reprendre sa carrière
-
Les négociateurs ukrainiens arrivés aux États-Unis pour des pourparlers sur la fin de la guerre
-
"Ne touchez pas au Groenland": des milliers de manifestants à Copenhague
-
Ouganda: le principal opposant échappe à un raid des autorités avant le résultat de la présidentielle
-
CAN-2025: Achraf Hakimi, héros affaibli
-
Ski: L'Italienne Delago s'offre la descente de Tarvisio, Vonn encore sur le podium
-
L'armée syrienne prend le contrôle de zone évacuées par les Kurdes sous la pression
-
Dakar-2026: victoire de l'Argentin Luciano Benavides en motos
-
Aux Etats-Unis, un rejet croissant des méthodes des policiers de l'immigration
-
Ouganda: le camp du principal opposant dénonce un raid policier avant l'annonce des résultats de la présidentielle
-
Budget: des chiffrages en cours pour la surtaxe des bénéfices des entreprises, dit Roland Lescure
-
Italie: décès à 76 ans du propriétaire américain de la Fiorentina, Rocco Commisso
-
L1: avec Gouiri, Medina et Traoré, l'OM a déjà ses premières recrues
-
JO-2026 - Timothy Loubineaud: "Je suis un peu le Julian Alaphilippe du patin, à l'instinct"
-
Open d'Australie: "J'ai toujours mes chances", assure Djokovic
-
Etats-Unis: une juge fédérale limite les pouvoirs de la police de l'immigration dans le Minnesota
-
"Ne touchez pas au Groenland": manifestations attendues à Copenhague et Nuuk
-
L'UE et le Mercosur réunis au Paraguay pour signer un accord commercial historique
Rohingyas: la Birmanie devant la CIJ pour génocide
La Birmanie a-t-elle commis un génocide contre sa minorité musulmane rohingya ? C'est la question que les magistrats de la Cour internationale de justice (CIJ) devront trancher à l'issue de trois semaines d'audiences qui débutent lundi.
Dans cette affaire, portée par la Gambie devant la plus haute instance judiciaire de l'ONU, le pouvoir birman est accusé de violations de la Convention des Nations unies sur le génocide de 1948.
Le dossier est suivie de près car il est susceptible de créer des précédents pour une affaire portée devant la CIJ par l'Afrique du Sud, qui accuse Israël d'avoir commis un génocide à l'encontre de la population palestinienne de Gaza.
Des centaines de milliers de musulmans rohingyas ont fui en 2017 une répression sanglante de l'armée birmane et de milices bouddhistes, trouvant refuge au Bangladesh voisin.
Des témoignages ont fait état de meurtres, de viols collectifs et d'incendies criminels.
Aujourd'hui, 1,17 million de Rohingyas vivent entassés dans des camps délabrés qui s'étendent sur plus de 3.200 hectares à Cox's Bazar, au Bangladesh.
"Je veux voir si les souffrances que nous avons endurées seront prises en compte lors de l'audience", a expliqué à l'AFP Janifa Begum, mère de deux enfants vivant dans ces camps.
"Nous voulons justice et paix", a ajouté cette femme de 37 ans.
- "Meurtres insensés" -
La Gambie, pays à majorité musulmane d'Afrique de l'Ouest, a porté l'affaire en 2019 devant la Cour internationale de justice de La Haye, qui statue sur les différends entre Etats.
En vertu de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, un pays peut saisir la CIJ contre un autre qu'il estime avoir violé le traité.
En décembre 2019, les avocats de la Gambie ont présenté des preuves de ce qu'ils ont qualifié de "meurtres insensés", et "d'actes de barbarie qui continuent de choquer notre conscience collective".
La lauréate du Nobel de la Paix Aung San Suu Kyi s'était elle-même rendue à La Haye pour défendre la Birmanie devant la cour.
Elle a rejeté les arguments de Banjul, les qualifiant de "tableau trompeur et incomplet" de ce qu'elle a décrit comme un "conflit armé interne".
L'ancienne figure emblématique de la démocratie a averti que l'affaire devant la CIJ risquait de raviver la crise, qu'elle a attribuée aux attaques de militants rohingyas.
Aung San Suu Kyi a depuis été évincée de la tête du gouvernement birman par le coup d'État militaire du 1er février 2021, et se trouve actuellement en détention.
La Birmanie a toujours soutenu que la répression menée par les forces armées était justifiée pour réprimer l'insurrection des Rohingyas après une série d'attaques qui avaient coûté la vie à une douzaine de membres des forces de sécurité.
- Pression politique -
La cour de La Haye s'est initialement rangée du côté de la Gambie, qui avait demandé aux juges des "mesures provisoires", c'est-à-dire des décisions d'urgence pour mettre fin aux violences pendant l'examen de l'affaire.
En 2020, le tribunal a déclaré que la Birmanie devait prendre "toutes les mesures en son pouvoir pour empêcher (... ) tous les actes" visés par la convention de 1948.
Suite à cet arrêt de la CIJ, les États-Unis ont officiellement déclaré en 2022 que les violences constituaient un génocide.
Une équipe de l'ONU avait déjà affirmé en 2019 que la Birmanie nourrissait des "intentions génocidaires" à l'encontre des Rohingyas.
Un verdict final de la cour de La Haye pourrait encore prendre des mois, voire des années.
Bien que le tribunal n'ait aucun moyen de faire appliquer ses décisions, un arrêt favorable à Banjul exercerait une pression politique sur la Birmanie.
Les juges de la CIJ ne sont pas les seuls à se pencher sur les violences contre les Rohingyas.
La Cour pénale internationale (CPI), qui siège également à La Haye, mène une enquête sur les crimes contre l'humanité qui auraient été commis par le chef militaire birman Min Aung Hlaing.
A.Ammann--VB