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Un an après son arrestation, le fondateur de Telegram critique l'enquête qui "peine" le visant
Pavel Durov, fondateur de Telegram, a critiqué dans un message sur son canal officiel l'enquête française le visant, qui selon lui "peine toujours à établir une quelconque irrégularité", un an après sa retentissante arrestation.
"Il y a un an, la police française m'a placé en garde à vue pendant quatre jours parce que certaines personnes dont je n'avais jamais entendu parler utilisaient Telegram pour commettre des infractions", a lancé dans un message publié dimanche soir cet homme aux multiples nationalités, né en Russie et âgé de 40 ans.
"Un an plus tard, l'+enquête criminelle+ menée contre moi peine toujours à établir une quelconque irrégularité de ma part ou de la part de Telegram", a souligné cet homme richissime.
"Arrêter le fondateur et dirigeant d'une grande plateforme pour les agissements de ses utilisateurs n'était pas seulement inédit — c'était juridiquement et logiquement absurde", a-t-il encore ajouté, assurant une fois de plus que "nos pratiques de modération sont conformes aux normes du secteur, et Telegram a toujours répondu à toutes les demandes juridiquement contraignantes de la France".
Comme il le fait depuis un an, le patron de Telegram a estimé que c'était "une erreur de la police elle-même", qui "n'adressait aucune de ses demandes à Telegram via la procédure légale requise", qui lui vaut ses poursuites en France, et non des manquements à ses obligations de modération.
Et d'ajouter: "Elle aurait pu connaître la procédure à suivre simplement en la cherchant sur Google ou en posant la question".
Après avoir obtenu un allégement de son contrôle judiciaire mi-juin, M. Durov regrette de devoir "toujours revenir en France tous les 14 jours".
"Malheureusement, la seule conséquence de mon arrestation jusqu'ici a été un immense préjudice porté à l'image de la France comme pays de liberté. Une chose est sûre, toutefois: nous continuerons de nous battre — et nous gagnerons", a encore dit M. Durov.
Après son arrestation spectaculaire à sa descente d'avion, l'entrepreneur naturalisé français en 2021 a été mis en examen en août 2024 pour une litanie d'infractions relevant de la criminalité organisée, la justice française lui reprochant globalement de ne pas agir contre la diffusion de contenus criminels sur sa messagerie.
Lors de son interrogatoire en décembre 2024, il avait reconnu avoir "pris connaissance en garde à vue de la gravité des faits" reprochés à sa plateforme.
D.Schaer--VB