Volkswacht Bodensee - La Bourse de Paris emportée par la flambée des prix de l'énergie

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La Bourse de Paris emportée par la flambée des prix de l'énergie
La Bourse de Paris emportée par la flambée des prix de l'énergie / Photo: © AFP

La Bourse de Paris emportée par la flambée des prix de l'énergie

La Bourse de Paris évolue en nette baisse lundi, emportée par la flambée des cours du pétrole provoquée par la guerre au Moyen-Orient, ravivant les craintes de pressions inflationnistes et l'aversion pour le risque.

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L'indice vedette CAC 40 perdait 1,79% soit 142,77 points, pour s'établir à 7.850,72 points vers 11H00 heure de Paris. Vendredi, le CAC 40 avait reculé de 0,65% pour terminer à 7.993,49 points, sous le seuil des 8.000 points pour la première fois depuis novembre.

"La flambée du prix du pétrole domine les marchés financiers mondiaux", souligne Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB.

"La hausse des coûts de l’essence agit comme un frein majeur sur les prix des actions et si les prix du pétrole continuent d’augmenter cette semaine, alors les prix à la pompe évolueront avec eux", poursuit-elle.

Durant le week-end, "de nouvelles frappes ont visé des infrastructures énergétiques clés dans la région du Golfe, entraînant d'autres fermetures d'installations de production de pétrole et de gaz", explique-t-elle.

Conséquence: les prix des deux références mondiales du brut ont flambé de 30% pendant la séance asiatique. Ils restent en hausse de 15% vers 11H00 heure de Paris, s'installant désormais au-dessus du seuil très symbolique des 100 dollars le baril.

"Il y a une escalade sur les infrastructures de l'énergie", des frappes ayant ciblé des sites pétroliers du Moyen-Orient mais aussi "l'appareil logistique qui permet d'acheminer le pétrole", relève Alexandre Baradez, responsable de l'analyse des marchés à IG France.

"On retrouve les niveaux de volatilité que l'on a vus lors du début de la guerre commerciale avec les droits de douane mis en place par l'administration américaine", relève-t-il. "On est au même degré de nervosité".

Sur les marchés d'actions européens, "tous les secteurs sont à la baisse", poursuit M. Baradez. "La volatilité est partout, tous les secteurs sont concerné, de la banque au tourisme."

Les valeurs industrielles comme ArcelorMittal (-6,16% à 44,95 euros) dévissent car "la flambée du prix du pétrole et du gaz veut dire renchérissement des coûts de production pour le secteur manufacturier et industriel", explique-t-il.

Seules les valeurs pétrolières tirent leur épingle du jeu lundi. North Atlantic Energies, nouveau nom de Esso France après que le canadien North Atlantic a racheté la participation du géant américain ExxonMobil, s'envolait de 12,57% à 55 euros vers 11H00 heure de Paris.

La compagnie pétrolière française Maurel & Prom prenait 1,23% à 9,48 euros.

Le rendement de l'emprunt français grimpe

"Le retour des pressions inflationnistes" en raison de la hausse des prix des hydrocarbures est "l'un des principaux sujets d'inquiétude" des marchés, explique John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion Private Bank.

Le rendement de l'emprunt français à échéance 10 ans évoluait à 3,58% vers 11H00 heure de Paris, contre 3,51% lundi à la clôture, une forte variation pour ce marché.

Avec la flambée des prix du brut, la "question du coût de la vie et des conséquences pour les ménages se pose", relève Alexandre Baradez.

"Le marché se demande quelle va être la posture de la BCE (la Banque centrale européenne, ndlr) par rapport à cela et s'il y aura une révision de sa position sur les taux", poursuit-il.

Pour Mme Brooks, "la crise du coût de la vie est de retour, et cela rend les baisses de taux mondiales improbables dans les mois à venir".

J.Sauter--VB