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En Equateur, criminalité, chômage et petites retraites
Dans l'emblématique parc Seminario de Guayaquil, la capitale économique de l'Equateur appelé aux urnes dimanche, le nombre de visiteurs dépasse à peine celui des quelques dizaines d'iguanes se baladant sous une chaleur étouffante. La violence qui gangrène le pays a effrayé de nombreux touristes locaux et étrangers.
"L'après-midi, on se croirait dans un cimetière", se désole Juan Carlos Pesantes, posté comme depuis 16 ans à un kiosque vendant sucreries et rafraîchissements à l'extérieur du parc aux iguanes.
"Il n'y a plus de touristes", déplore le commerçant, qui a vu plusieurs boutiques et un hôtel fermer autour de lui ces dernières années, dans cette ville devenue l'une des plus violentes d'Amérique latine. En trois ans, les recettes du vendeur ont été divisées par deux.
Criminalité et économie constituent les principaux enjeux de l'élection présidentielle, dont le second tour se tient dimanche.
Insécurité, inégalités sociales criantes, manque d'emplois rémunérateurs, investissements trop faibles, déséquilibre des finances publiques depuis la chute brutale des prix du pétrole il y a dix ans... Les défis sont nombreux pour l'économie équatorienne, en récession au troisième trimestre 2024.
M. Pesantes se dit "indécis" entre le président sortant Daniel Noboa, millionnaire défendant une ligne dure contre le crime, et sa rivale de gauche Luisa Gonzalez, dauphine de l'ancien président Rafael Correa. "Je ne leur fais pas confiance", explique-t-il.
- Travail informel -
L'Equateur a été converti en quelques années en plaque tournante du trafic de drogue du fait notamment de ses ports sur le Pacifique, de son économie dollarisée et de sa position entre Colombie et Pérou - les deux plus gros producteurs mondiaux de cocaïne. Le pays a vu son taux d'homicides flamber et le nombre des gangs exploser, avec un effet direct sur l'activité économique.
"L'insécurité affecte la consommation, la population a moins la possibilité de sortir dans la rue, au restaurant, de faire des courses", relève Alberto Acosta Burneo, analyste économique au sein du groupe Spurrier.
Dans un quartier populaire de Guayaquil, Paola Valdivieso, 54 ans et employée dans un salon de beauté, témoigne de "la frayeur, la peur quand on doit marcher en regardant de tous les côtés".
Même la banane, produit phare à l'exportation, n'échappe pas au crime organisé. "Nous sommes victimes du narcotrafic", affirme Richard Salazar, directeur exécutif de l'association des exportateurs de banane Acorbanec, interrogé par l'AFP.
"Nous avons été victimes de la délinquance et du crime organisé avec des extorsions, des rançons" et malgré les contrôles, les cargaisons en partance vers le reste du monde sont utilisées par les narcotrafiquants pour acheminer la cocaïne, explique-t-il.
Dans cette économie déprimée, le chômage et le sous-emploi touchent près de 23% de la population, et la pauvreté 28%, selon les chiffres officiels.
"Il y a beaucoup de travail informel", mal rémunéré et précaire, souligne M. Acosta Burneo.
Assis avec des amis sur une place du centre-ville, Gerardo Ortiz, retraité, plaisante en pointant du doigt sa "voiture": en fait, un vélo hors d'âge appuyé contre un arbre. "Il n'y a pas de travail" et sa pension de 280 dollars mensuels lui "suffit pour subsister", pas pour "vivre bien", constate le septuagénaire.
- Investissements nécessaires -
Autre écueil, le manque d'investissements, qui "se reflète dans l'économie qui ne croît pas comme elle le devrait", selon l'analyste de Spurrier.
Dans le salon de beauté, Paola Valdivieso se souvient avec effroi des mois de coupures de courant, parfois à raison de 14 heures par jour, qui ont frappé le pays l'an passé et contraint son employeur à acheter un générateur.
Cette situation inédite, qui a eu un impact sur la croissance du pays, s'explique par la sécheresse mais également par un manque d'argent frais depuis des années pour entretenir les centrales thermiques du pays.
Pour soutenir l'activité économique, les candidats à la présidentielle proposent des solutions différentes.
"Le projet de Luisa Gonzalez s'inscrit dans le retour de l'Etat stratège", passant par le développement des infrastructures et des services publics, d'après Christophe Ventura, spécialiste de l'Amérique latine à l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris).
L'avocate prône par ailleurs une fiscalité pesant davantage sur le secteur privé et prévoit de réduire la TVA, augmentée par Daniel Noboa.
Le président sortant, héritier d'un magnat de la banane, est proche des milieux d'affaires. Il a négocié un accord commercial avec le Canada favorisant les industries extractives, tenté d'accorder une concession privée pour l'exploitation d'un important gisement pétrolier et proposé sans succès un référendum comportant des réformes pour réduire la protection des salariés.
W.Huber--VB