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La peur au ventre: les cyclistes professionnels face aux accidents de la route
"J'ai plus peur à l'entraînement qu'en compétition": alors que les chutes se multiplient en course, les cyclistes professionnels sont aussi exposés quotidiennement aux dangers de la route à l'entraînement. Avec des conséquences parfois dramatiques.
Deux accidents en l'espace de quatre jours sont venus rappeler à quel point les coureurs sont vulnérables dans leur préparation effectuée en grande partie sur des routes ouvertes, au milieu des automobilistes et des camions.
Lundi, sept membres de l'équipe allemande sur piste ont été fauchés lors d'une sortie d'entraînement à Palma de Majorque par un conducteur âgé de 89 ans qui a fait un écart. Six ont dû être hospitalisés, certains avec des fractures, mais aucun ne s'est retrouvé en danger de mort.
Sara Piffer, 19 ans, n'a pas eu cette chance. La jeune espoir du cyclisme italien est décédée vendredi après avoir été percutée de plein fouet par une voiture doublant un autre véhicule en face.
"Il faut arrêter ce massacre. Il y a trop de morts sur nos routes", s'est ému Francesco Moser, légende de la petite reine, qui habite dans le même village, près de Trente, que la famille de la victime.
Il faut dire que le cyclisme italien a payé un lourd tribut ces dernières années avec notamment les décès de deux champions, Michele Scarponi en 2017 et Davide Rebellin en 2022, tous deux renversés par un véhicule.
- "J'y pense à chaque sortie" -
Ailleurs aussi, les coureurs professionnels n'échappent pas aux drames. 98 cyclistes sont morts sur les routes de Belgique en 2023 (226 en France), dont Tijl De Decker, vainqueur de Paris-Roubaix espoirs, deux jours après avoir violemment percuté l'arrière d'une voiture.
En décembre encore, le double champion olympique de Paris, Remco Evenepoel, s'est retrouvé à l'hôpital avec de multiples fractures après n'avoir pu éviter une voiture de la poste belge, dont la factrice avait soudainement ouvert la portière.
Ces exemples, tous les pros les ont en tête. "J'y pense à chaque sortie. En fait, j'ai beaucoup plus peur aujourd'hui du danger à l'entraînement qu'en compétition", souligne le vétéran français Romain Bardet auprès de l'AFP.
"En course, je me sens maître des risques. A l'entraînement en revanche, je suis à la merci de certains comportements d'automobilistes et je me sens beaucoup plus vulnérable", ajoute le grimpeur auvergnat qui se dit "très touché" lorsqu'il apprend des cas d'accidents mortels comme celui de Paul Varry, cycliste parisien écrasé par un homme en SUV soupçonné de lui avoir volontairement roulé dessus.
Le coureur allemand Lennard Kämna a frôlé le pire au printemps 2024 lorsqu'il a été percuté de face par une voiture qui s'était déportée sur la voie de gauche, lors d'un stage à Tenerife.
Hospitalisé pendant un mois avec des fractures costales et une contusion pulmonaire, il tente aujourd'hui de relancer sa carrière avec sa nouvelle équipe Lidl-Trek.
De l'accident, il ne se souvient de rien, mais les premières sorties ont été difficiles. "Me retrouver dans le trafic, croiser des voitures a été très désagréable pendant quelques semaines. C'est passé mais je suis devenu beaucoup plus prudent", dit-il sur le podcast Tourfunk de l'émission Sportschau.
- "Sous les roues du camion" -
"Nous cyclistes devons aussi nous regarder dans la glace et ne sommes pas toujours parfaits. En l'occurrence, je n'étais pas en cause et c'est quand même moi qui me suis retrouvé à l'hôpital".
Le jeune coureur français Ewen Costiou fait également "plus attention" depuis qu'il est "rentré à 50 km/h dans un camion qui a pilé dans un virage serré" en descente, en juin dernier.
L'accident, qu'il raconte à l'AFP, fait froid dans le dos, même si, au final, le Breton de 22 ans s'en est sorti avec "seulement" un traumatisme crânien et une cheville amochée.
Dans les vapes après l'impact, il s'est retrouvé "juste sous les roues du camion" dont le chauffeur n'avait rien vu et a commencé à reculer pour laisser passer un bus arrivant en sens inverse. "Il était parti pour me rouler dessus. Par chance, il y avait un cyclo qui était derrière moi et qui criait sur le chauffeur pour lui dire d'arrêter", se rappelle Costiou.
Depuis, le coureur d'Arkéa-B&B Hotels est "plus stressé que d'habitude" lorsqu'une voiture "klaxonne ou te frôle en doublant". "C'est pour ça que je n'aime pas trop rouler en groupe. Parce que tout le monde ne comprend pas qu'on a le droit d'être à deux de front. Après, il y a des cons partout. Il y a des cyclistes qui abusent aussi. Mais c'est clair que pour nous le risque est permanent".
F.Wagner--VB