-
John Malkovich, un acteur singulier à la carrière éclectique
-
Basket: Gabby Williams, capitaine sereine des Bleues en mission au Mondial
-
Allemagne: des dizaines de milliers de personnes manifestent contre l'extrême droite
-
Angleterre: des centaines de manifestants anti-migrants défilent à Portsmouth
-
Tour d'Espagne: la résurrection de Mikel Landa, Enric Mas touche au but
-
Women XV World Séries: les Bleues subissent la loi des Néo-Zélandaises
-
Le patron d'Anthropic veut ralentir sur l'IA, Musk et Altman le soutiennent
-
Zelensky prêt à rencontrer Poutine au G20 à Miami, le Kremlin refuse
-
"Encore un soir": Céline Dion s'apprête à remonter sur scène, devant des fans bouillants
-
Top 14: Pau et Lyon enchaînent et prennent la tête
-
Ouganda: derniers hommages au "plus jeune roi" du monde, la succession en toile de fond
-
Basket: les Bleues écartent l'hôte allemand pour s'offrir une première finale mondiale
-
Top 14: Gourgues, "se renouveler pour continuer à mettre le désordre"
-
Trump crée la surprise en plaidant pour une Irlande "unifiée"
-
F1: Lando Norris partira en pole position lors du Grand Prix d'Espagne
-
F1: McLaren "progresse très bien" en vue de 2027, dit son directeur technique à l'AFP
-
Le patron d'Anthropic appelle à ralentir la vitesse de développement de l'IA
-
Capgemini vend sa filiale critiquée pour son contrat avec la police américaine de l'immigration
-
Incendie sur un ferry aux Philippines : au moins 76 morts
-
A Dublin, Trump crée la surprise en plaidant pour une Irlande "unifiée"
-
"Encore un soir": Céline Dion à quelques heures de son grand retour sur scène
-
Le conseil de surveillance de Meta demande de ne pas remplacer le fact-checking par les notes de contexte
-
Trump, de manière inattendue, plaide pour une Irlande "unifiée"
-
Ukraine: quatre morts dans des frappes russes nocturnes, dont deux dans une usine ArcelorMittal
-
Alerte sécheresse "renforcée" pour la Garonne, nouvelles restrictions d'usage de l'eau
-
Perché dans les mélèzes, pour inventer la forêt de demain
-
Meta: le conseil de surveillance demande de ne pas remplacer le fact-checking par les notes de contexte
-
Xi est arrivé en Inde pour le sommet des Brics en plein conflit au Moyen-Orient
-
Trump en Irlande pour un peu de diplomatie et beaucoup de golf
-
Les dérives des lunettes connectées dans le collimateur des Européens
-
"Widow's Bay" et "The Pitt" favoris pour les Emmy Awards
-
Venezuela : la province accuse Caracas de lui prendre son électricité
-
En Egypte, le pain rationné après des coupes dans l'aide alimentaire
-
En Californie, l'érosion côtière conduit à l'annulation d'un festival de musique
-
Le Bhoutan parie sur la noisette pour l'avenir de son agriculture
-
US Open: Sabalenka-Rybakina, la tenante du titre contre la nouvelle patronne
-
Mondial féminin de basket: test d'allemand pour les Bleues
-
US Open: Shelton défiera Zverev pour sa première finale en Grand Chelem
-
Au Népal, les enfants touchés par la crue entre douleur et espoir
-
Crimes de guerre, journalisme et oppression des femmes : fin d'une édition très politique pour la Mostra de Venise
-
Lady Gaga a eu son premier enfant, selon des médias américains
-
Trump en Irlande pour une visite mêlant golf et diplomatie
-
Le grand soir pour Céline Dion, de retour sur scène à Paris
-
Cambriolage violent de Donnarumma: le commanditaire Ilyas Kherbouch condamné à 9 ans de prison ferme
-
US Open: la passe de trois pour Zverev, en finale contre Shelton ou Tiafoe
-
Le bilan de l'incendie dans l'est de la RDC monte à 26 écoliers tués
-
US Open: Zverev qualifié pour sa troisième finale consécutive en Grand Chelem
-
L1: Genesio (OM) "a besoin de temps", mais ne sait pas s'il l'aura
-
Un TER déraille en Normandie: 44 blessés, dont une jeune femme dans un état grave
-
Athlétisme: Duplantis et Ingebrigtsen au rendez-vous des premiers championnats Ultimate
Autour de fosses communes ou dans la rue, Boutcha pleure ses morts après le retrait russe
Dans des fosses communes improvisées ou au milieu des rues, les cadavres sont partout dans la ville ukrainienne de Boutcha, au nord-ouest de Kiev, où les habitants ont continué dimanche à pleurer leurs morts, après le retrait des soldats russes.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a estimé que les dirigeants russes devaient être tenus pour responsables de "meurtres" et de "tortures" à Boutcha, où les découvertes macabres ont soulevé l'indignation en Europe et aux Etats-Unis.
Liouba, 62 ans, conduit un voisin jusqu'à une tranchée détrempée, derrière une église aux dômes dorés. Mais lui-même n'a pas la force d'aller regarder si son frère y gît bien, comme la rumeur l'en a informé.
Quelques 57 personnes sont enterrées sommairement dans cette fosse commune, affirme un employé de la ville à un journaliste de l'AFP. Mais seule une petite partie d'entre eux sont visibles.
Certains sont recouverts de housses mortuaires dont la fermeture éclair a été remontée. D'autres, en vêtements civils, n'ont été que partiellement enterrés; on voit sortir de la terre dans des positions improbables ici une main pâle, là un pied botté ou un front, exposé aux flocons de neige qui tombent sur la petite ville de banlieue.
Un cadavre est emmitouflé dans un drap rouge et blanc, près d'une unique sandale rose de femme.
Le voisin de Liouba recule jusqu'à une souche, où il s'effondre. Il ne peut s'approcher davantage du charnier.
"Ces blessures ne guériront jamais", craint Liouba. "Je ne souhaiterai cela à personne, pas même à mon pire ennemi".
- "Absolument nécessaire" -
Près de là, le long d'une route étroite encadrée de maisons en ruines, quatre hommes à bord d'une camionnette se déplacent de corps en corps.
Un journaliste de l'AFP en a dénombré vingt sur ce seul site. L'un d'eux a les jambes emmêlées dans les roues d'un vélo, d'autres sont à côté d'une voiture en ruine, percée de nombreux impacts de balles.
Tous portent des vêtements civils. L'un d'eux a les mains liées dans le dos par une bande de tissu blanc; sa tête baigne dans une flaque écarlate.
Vitalii Shreka, 27 ans, n'arrive pas à couper le lien. Il se résout à le dénouer avant de soulever le cadavre pour le poser sur une housse mortuaire que ses compagnons referment.
Ils inspectent soigneusement chaque corps, à la recherche d'une pièce d'identité, avant de les charger dans leur coffre.
L'un d'eux jette un vélo abandonné sur deux chiens qui s'approchent trop près des cadavres.
"Il faut le faire", explique Vladyslav Minchenko, 44 ans, qui se tient devant un corps abandonné, à proximité d'un sac dont le contenu, des pommes de terre gâtées par l'humidité, est répandu sur le sol.
"Ce que nous faisons est absolument nécessaire".
Serhii Kaplychnyi, un employé de la ville, explique que lui et ses collègues n'avaient pas assez de bras pour enterrer les morts durant la brève période d'occupation russe.
"Beaucoup de gens ont été tués par balles ou par des éclats d'obus. Mais on ne nous autorisait pas à les enterrer", explique-t-il à l'AFP.
"Ils nous disaient de les laisser sur place, tant qu'il faisait froid".
Les Russes ont fini par autoriser son équipe à rassembler les corps. "Nous avons creusé une large fosse à l'aide d'un tracteur, puis nous les avons enterré, se souvient-il.
Il coordonne désormais les efforts pour retrouver les corps à travers la ville.
Des soldats se donnent de rudes accolades, des gens agitent de petits drapeaux ukrainiens, des convois d'aide parviennent en ville.
Mais Serhii Kaplychnyi ne peut oublier les scènes des dernières semaines. Il se souvient en particulier d'une journée, au cours de laquelle ses collègues et lui ont retrouvé dix personnes abattues d'une balle dans la tête.
"Apparemment, il y avait un sniper qui s'est fait plaisir", commente-t-il d'une voix morne.
Les employés de la mairie n'étaient pas les seuls fossoyeurs improvisés. Des habitants ont fait de leur mieux pour donner une sépulture provisoire à leurs voisins, dans des jardins ou ailleurs.
"Il y avait une vieille conduite d'égoût désaffectée. Des cadavres ont été déposés là aussi. Maintenent, nous allons les rechercher".
C.Kovalenko--BTB