-
L'Iran ne compte pas discuter à nouveau avec les Etats-Unis
-
L1: L'euphorie est retombée pour le PSG puni par l'OL
-
En Bulgarie, l'ex-président Roumen Radev remporte les législatives
-
Allemagne: 35e titre pour le Bayern, hors-d'oeuvre d'un printemps gourmand
-
Angleterre: City domine Arsenal et relance la course au titre
-
Tennis: Arthur Fils couronné à Barcelone, un mois avant Roland-Garros
-
Euro de judo: Léa Fontaine en argent, Romane Dicko détrônée et en bronze
-
Amstel Gold Race: Evenepoel prend sa revanche sur Skjelmose
-
Starmer "choqué" par des incendies "antisémites" à Londres, la police étudie un lien avec l'Iran
-
Tennis: Ben Shelton gagne son deuxième titre de la saison à Munich
-
Trump envoie une délégation au Pakistan lundi et menace de nouveau l'Iran
-
Yamaha remporte les 24h du Mans moto pour la deuxième année consécutive
-
Tennis : Rybakina gagne à Stuttgart son premier titre depuis l'Australie
-
Prix du carburant: Léon (CFDT) plaide pour étendre les aides ciblées
-
Le gouvernement ne veut pas rouvrir "l'ensemble des négociations commerciales"
-
En Iran, des entrepreneurs à bout de nerfs face à l'interminable coupure d'internet
-
Kérosène: la France prête à libérer des stocks stratégiques en cas de "problèmes de volume"
-
En Angola, le pape appelle à l'"espérance" devant 100.000 fidèles
-
Malaisie: un incendie ravage un millier de maisons
-
"Ma scie est mon corps": une sculptrice sud-coréenne nonagénaire enfin reconnue comme pionnière
-
Terminator version Usain Bolt: des robots battent les humains lors d'une course à Pékin
-
Voulu par Trump, le SAVE America Act menace le vote des femmes et des minorités
-
Tendances: le pantalon "barrel", la coupe est pleine
-
Irak: des pisciculteurs privés de revenus après la mort de tonnes de poissons
-
L'armée allemande à la conquête de la génération fitness
-
L'Iran prévient qu'un accord est encore loin, à trois jours de la fin du cessez-le-feu
-
A Belle-Île, la difficile cohabitation entre les voitures et les vélos
-
A Buenos Aires, une "rave" géante en hommage... au pape François
-
NBA: Wembanyama débute avec gourmandise ses premiers play-offs
-
Les Bulgares votent pour la huitième fois en cinq ans, l’ex-président Radev favori
-
Léon XIV à la rencontre des fidèles et de la jeunesse d'Angola
-
L'Iran referme le détroit d'Ormuz, à trois jours de l'expiration du cessez-le-feu
-
Angleterre: Chelsea lâche prise, Tottenham encore frustré
-
24 Heures moto: BMW en tête après huit heures de course
-
Qualifs. Mondial-2027: accrochées par les Pays-Bas, les Bleues à l'arrêt
-
Top 14: Pau distance Bordeaux-Bègles dans la course aux demies
-
Ligue 1: Freiné par Nice, Lille manque une balle de break
-
Ligue 1: Marseille giflé par Lorient, Lille tenu en échec par Nice
-
Le ministre du Travail écarte l'idée d'un 8 mars férié
-
Grasset: 300 auteurs appellent à la création d'une "clause de conscience" dans l'édition
-
24 Heures moto: BMW et Yamaha à la bagarre après six heures de course
-
Italie: Naples sombre à domicile, l'Inter sacré dès le week-end prochain ?
-
Ukraine: six morts dans une fusillade à Kiev, le tireur présumé abattu
-
Carburant: le gouvernement appelle les distributeurs à baisser les prix
-
Au Liban, des déplacés libanais réticents à rentrer chez eux malgré la trêve
-
En Angola, Léon XIV fustige les "catastrophes" liées à l'exploitation des ressources
-
Ukraine: au moins cinq morts dans une fusillade à Kiev, le tireur présumé abattu
-
ATP 500 de Barcelone: Fils en finale, à un mois de Roland-Garros
-
Ligue 1: Lorient s'offre un OM désespérant
-
Six nations: succès bonifié mais en deux temps pour les Bleues face aux Galloises
Dans les appartements parisiens, le dilemme de la clim échauffe les esprits
Certains résistent, d'autres craquent: Paris n'a pas la culture de la climatisation individuelle mais avec l'intensification des vagues de chaleur, la question devient prégnante et pose un dilemme à ceux qui en connaissent l'impact écologique.
"Il a fait jusqu'à 41 degrés chez moi au dernier pic de chaleur. Je ne pensais pas que c'était possible", soupire Marion Lafuste, qui vit sous les toits dans le nord-est de la capitale.
"Les pains de glace devant les ventilateurs, les volets baissés... c'est anecdotique", regrette cette mère de famille de 40 ans. Sans la "chance de pouvoir se réfugier à la campagne", elle aurait sans doute acheté une climatisation et malgré les "problèmes idéologiques" que cela lui pose. "On marche sur la tête puisque ça aggrave le réchauffement climatique. Mais maintenant, je ne juge plus ceux qui en ont."
Au dernier étage de son immeuble dans le 18e arrondissement, Martine Bontemps suffoque aussi mais ne "cède" pas. Elle préfère la solution du ventilateur au plafond qu'elle a demandé à son propriétaire d'installer.
- "Point de bascule" -
Ruben Arnold s'est équipé d'un climatiseur mobile, certes pas optimum mais qui lui permet avec ses jeunes enfants de "tenir". Au prix d'un tiraillement, puisque ce dirigeant d'une start-up de diagnostic de performance énergétique (DPE) en connaît tous les effets néfastes. "On a beau savoir que c'est un plaisir égoïste, il y a un point de bascule où tous les arguments disparaissent", confie ce père de famille de 47 ans.
"Avoir trop chaud est tout aussi invivable qu'avoir trop froid. La température de confort est une revendication normale", appuie Anne Ruas, géographe à l'université Gustave Eiffel.
Particulièrement dense et minérale, Paris pourrait vivre des pics de chaleurs à 50°C d'ici à 2050, et le nombre de nuits tropicales devrait s'y multiplier selon Météo-France.
Ces nuits où les températures ne descendent pas sous les 20°C empêchent le corps de récupérer et peuvent produire une surmortalité. Comme durant la canicule de 2003, où environ un tiers des décès de personnes âgées ont eu lieu à domicile.
C'est un des arguments avancés par Sophie Julini, 53 ans, dont l'appartement climatisé offre à sa mère de 86 ans quelques heures au frais.
Selon une étude récente de l'Atelier parisien d'urbanisme (Apur), la climatisation n'a pas encore "saturé le paysage de la rue parisienne" comme dans d'autres grandes villes, mais elle "ne cesse de se développer".
Contrairement aux bureaux, les appartements parisiens sont encore peu climatisés "mais il est vraisemblable que l'acquisition de ce système suive une croissance exponentielle", relèvent ces travaux inédits, qui ont cartographié via des caméras thermiques les rejets de chaleur émis par les appareils
- "Maladaptation" -
La tendance devrait s'accentuer avec le développement des locations touristiques dans les quartiers "pour répondre aux attentes d'une clientèle internationale", anticipe l'Apur.
Le phénomène reste cependant difficile à quantifier car il s'agit essentiellement de climatiseurs d'appoint installés de manière informelle. Mais "sur l'ensemble du parc de logements, on observe effectivement une tendance assez lourde à un développement de la climatisation, ce qui est très problématique", confirme Karine Bidart, directrice de l'Agence parisienne du climat (APC).
Cette agence créée par la ville de Paris pour aider à la transition écologique fait tout pour éviter la généralisation de cette "maladaptation catastrophique" au réchauffement climatique, explique-t-elle.
"Plusieurs études prédisent qu'une augmentation massive de la climatisation individuelle réchaufferait l'air de deux degrés", pointe Dan Lert, adjoint à la mairie de Paris en charge du plan climat.
"On comprend que ce soit un dernier recours, surtout pour des personnes fragiles. Le problème c'est de considérer la climatisation comme le réflexe à avoir, alors qu'il existe des solutions moins coûteuses et plus efficaces", plaide Frédéric Delhommeau, directeur habitat-énergie de l'APC.
À commencer par la rénovation énergétique, y compris des toits en zinc, véritables "poêles à frire". Sauf "qu'un tiers des projets de rénovation sont bloqués ou freinés par les Architectes des bâtiments de France (ABF) qui font passer le patrimoine avant la santé des personnes", déplore Dan Lert.
Pour Anne Ruas, Paris peut encore se passer de climatisation individuelle mais pas pour longtemps, tant sa minéralité est dure à compenser. "Plutôt que de dire qu'il ne faut pas y avoir recours et de culpabiliser les gens, il vaut mieux se demander comment on le fera, en réfléchissant aux systèmes les plus vertueux possible", observe la chercheuse.
R.Buehler--VB