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Mondial de volley: les Bleus retrouveront le Japon et une vieille connaissance
Solides mentalement mais perfectibles au service lors de la phase de poules, les Bleus abordent lancés les 8e de finale du Mondial de volley, où ils affronteront le Japon de leur ancien sélectionneur Philippe Blain.
+ A Ljubljana face à Blain
La phase de poules achevée mercredi soir a livré son verdict: les champions olympiques terminent 6e toutes poules confondues et affronteront donc le 11e, le Japon.
Ils n'auront pas à aller en Pologne, où se disputent une moitié des 8e de finale, mais resteront à Ljubljana, où ils ont pris leurs quartiers depuis une semaine. Ce sera entre samedi et mardi, le jour sera déterminé ultérieurement.
"Le Japon est une belle équipe, a raté un peu son match contre le Brésil (0-3, 2e match, NDLR) mais battu assez facilement Cuba (3-1, dernier match), une équipe dangereuse", a réagi auprès de la presse le capitaine des Bleus Benjamin Toniutti.
"Il ne faudra pas prendre en compte le match de Ligue des nations à Bologne (victoire trois sets zéro en quarts de finale en juillet, NDLR), car ils ont en plus Yuki Ichikawa, un joueur majeur", a-t-il ajouté.
Blain, âgé de 62 ans et sélectionneur des Bleus de 2001 à 2012, a rejoint en 2017 l'équipe nationale du Japon, d'abord comme assistant puis comme sélectionneur.
En cas de qualification, la France affrontera en quarts de finale, toujours à Ljubljana, l'Italie, championne d'Europe en titre, ou Cuba.
+ "Une nouvelle compétition"
Une "nouvelle compétition commence" selon Toniutti et les Bleus sont bien décidés à la remporter, un an après les Jeux olympiques, pour "écrire cette page d'histoire" supplémentaire du volley français jamais sacré champion du monde.
"Les équipes contre nous auront moins de pression, rien à perdre. Ça va être difficile", prévient Kévin Tillie, titulaire mardi comme plusieurs autres habituels remplaçants, pendant que la plupart des cadres ont été ménagés en vue de la phase finale (Ngapeth, Grebennikov, Le Goff et Patry n'ont pas joué, Brizard brièvement).
"C'est important d'avoir du rythme et du temps de jeu, pour le mental de tout le monde et reposer certains" souligne Tillie.
Le réceptionneur-attaquant et ses partenaires pourraient être eux aussi libérés après cette première phase imparfaite au plan du jeu, selon le pointu Stephen Boyer: "Notre point faible, c’était de rentrer dans la compétition. On est une équipe qui, au moment où ça va vraiment compter, va vraiment se mettre à jouer. Je ne m’en fais pas, tout va rentrer dans l’ordre. Et on va s'appuyer sur nos points forts."
+ Un mental d'acier
Soit la défense et une force mentale démontrée contre l'Allemagne (3-0 après avoir effacé quatre balles de set) et face à la Slovénie (3-2, trois balles de match sauvées), renversée malgré le soutien bruyant de son public.
"Résister mentalement à cette ambiance, à cette équipe qui n’a pas perdu à domicile depuis je ne sais combien de temps, c'est positif. Ça doit nous donner des certitudes sur le fait qu'on est présent mentalement dans les moments durs. Et il y en aura encore des moments durs", souligne Toniutti.
Le sélectionneur italien des Bleus, Andrea Giani, abonde dans le même sens: "J'ai aimé la concentration des joueurs. Contre l'Allemagne et la Slovénie, ce n'était pas parfait mais on est resté dans le match et on a fini par gagner. Nous allons pouvoir travailler les domaines qui ont moins bien marché."
+ Un service à régler
Au premier rang desquels le service, le principal chantier identifié par Giani à son arrivée cet été: l'Italien souhaite que les Bleus prennent beaucoup plus de risques sur leur mise en jeu. Avec comme résultat, pour le moment, un déchet plus important.
"Depuis le début du tournoi on ne sert pas très bien. On fait beaucoup de fautes. Il nous manque un peu ce service +sécurité+, à 80%, après lequel on peut travailler notre +block+ (contre)/défense qui est assez performant", analysait Toniutti pour l'AFP avant le match face au Cameroun.
"Il faut garder le positif et se dire que quand ça va rentrer, on sera encore plus performants", ajoute le capitaine. Notamment avec davantage de repères dans la Stozice Arena de Ljubljana.
O.Lorenz--BTB