-
Wimbledon: Kristina Mladenovic, le sacre rare d'une revenante
-
Soulagement et traumatismes pour les Zimbabwéens fuyant les violences anti-migrants en Afrique du Sud
-
Pic de la vague de chaleur en France, trois réacteurs nucléaires arrêtés
-
Tour de France: Mathieu Van der Poel remporte la 9e étape à Ussel sous la canicule
-
La mousson au Bangladesh fait au moins 50 morts et des milliers de déplacés
-
Face à l'antisémitisme, Macron en appelle au "dreyfusisme" et met les Justes à l'honneur
-
Mondial-2026: les favoris au rendez-vous du dernier carré
-
Espagne : l'heure du retour à domicile pour les évacués après la stabilisation de l'incendie mortel
-
MotoGP: Marc Marquez remporte le Grand Prix d'Allemagne
-
Macron appelle à la vigilance "de tous les instants" face au "retour de l'odieux antisémitisme"
-
Espagne: les évacués vont pouvoir rentrer chez eux après la stabilisation de l'incendie mortel
-
Нуша Аубель і Потсдам: довіра втрачена
-
Noosha Aubel et Potsdam : La confiance accordée a été trahie
-
Mondial-2026: Didier Deschamps, toujours plus près des étoiles
-
努莎·奧貝爾與波茨坦:先前的信任已蕩然無存
-
A Tignes, crépuscule en pente douce pour le ski d'été
-
Pic de la vague de chaleur en France, un tiers des habitants en vigilance rouge
-
Décès du sénateur Lindsey Graham, allié de Trump, défenseur d'Israël et de l'Ukraine
-
Décès du sénateur américain Lindsey Graham, un allié de Trump
-
La Corée du Sud émet une alerte maximale inédite pour fortes chaleurs
-
Canicule: plus d'un tiers des Français sous vigilance rouge, prolongée lundi
-
Le petit royaume du Bhoutan face à la crise "existentielle" de sa démographie
-
Eviter une crise sanitaire chez les sinistrés, priorité des médecins internationaux au Venezuela
-
A Herat, la répression vestimentaire des femmes afghanes affecte le commerce
-
Bavi, rétrogradé en tempête tropicale, frappe la Chine de pluies torrentielles
-
MMA: retour raté et blessure pour McGregor, défaite rapide de Saint Denis
-
Tour de France: une 9e étape promise aux baroudeurs... et à la canicule
-
Wimbledon: Sinner-Zverev, une finale logique avec un soupçon d'incertitude
-
Mondial-2026: Angleterre et Argentine ont rendez-vous pour une demie au parfum de légende
-
Mondial-2026: l'Argentine élimine la vaillante Suisse au forceps
-
Canada: deux morts dans une fusillade lors d'un festival à Toronto
-
Américains et Iraniens reprennent les hostilités après l'attaque d'un navire dans le détroit d'Ormuz
-
Mondial-2026: "Hey Jude", et résonne encore le tube de l'été des Anglais
-
Canada: deux morts dans une fusillade à Toronto, le suspect en fuite
-
L'Iran attaque un navire dans le détroit d'Ormuz, les Etats-Unis lancent de nouvelles frappes
-
Mondial-2026: Mécontent du match de l'Angleterre, Tuchel agace Bellingham
-
L'Iran referme le détroit d'Ormuz, les Etats-Unis lancent de nouvelles frappes
-
Le typhon Bavi frappe la Chine, avant d'être rétrogradé en tempête tropicale
-
Cuba peine à rétablir son réseau électrique faute de carburant
-
Mondial-2026: Bellingham punit la Norvège et envoie l'Angleterre en demie
-
Mondial-2026: l'Espagne et Lamine Yamal, un gros défi pour la défense bleue
-
Le typhon Bavi atteint la Chine, où 2 millions de personnes ont été évacuées
-
Huit morts en Ukraine, douze blessés à Kiev dans des frappes russes
-
Wimbledon: sacrée au bout du suspense, Linda Noskova devient majeure à 21 ans
-
Mondial-2026: France - Espagne, attaques de feu, défenses de fer
-
Le Tour de France rattrapé par la canicule, doublé de Merlier à Bergerac
Soulagement et traumatismes pour les Zimbabwéens fuyant les violences anti-migrants en Afrique du Sud
Des points de suture strient le côté gauche du visage de Shingirai Kurebwaseka, après qu'il a été violemment passé à tabac lors d'une série de manifestations anti-immigrés qui a secoué l'Afrique du Sud.
Ce Zimbabwéen de 35 ans a aussi le bras droit plâtré, et son pied gauche maintenu par une attelle est enveloppé dans un bandage de fortune fait d'un simple sac plastique.
"Ils m'ont frappé partout, m'ont écrasé le pied avec un marteau... Ils m'ont brûlé avec des morceaux de papier plastique enflammés et ils s'apprêtaient à incendier un pneu qu'ils voulaient me passer autour de la taille... Mais j'ai quand même réussi à m'échapper", raconte-t-il à l'AFP.
L'Afrique du Sud, pays le plus riche du continent, attire depuis longtemps les migrants. Mais depuis plusieurs semaines, le pays est secoué par des manifestations et des violences meurtrières à l'encontre des étrangers.
Hospitalisé pendant sept jours, Kurebwaseka a finalement pris place à bord de l'un des bus affrétés par les autorités sud-africaines pour rapatrier les ressortissants de pays voisins. Des dizaines de milliers de Zimbabwéens ont fui ainsi l'Afrique du Sud ces dernières semaines.
- "Juste rentrer chez moi" -
Beaucoup, comme Kurebwaseka, se trouvent toujours dans un centre d'accueil surpeuplé géré par le gouvernement zimbabwéen, à Beitbridge (sud), près de la frontière, avec le soutien d'organisations humanitaires, dont le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).
"Je souffre, je veux juste être soigné et rentrer chez moi", confie Kurebwaseka à l'AFP devant la clinique du centre d'accueil.
Il a été agressé avant la fin de l'ultimatum fixé par des groupes marginaux anti-immigrés appelant les étrangers à quitter l'Afrique du Sud.
Ces groupes accusent les migrants d'être responsables de la criminalité et de la pénurie d'emplois.
Son compatriote zimbabwéen, Tichaona Magomazi, n'a pu emporter dans sa fuite à la hâte qu'une seule valise, soit tout ce qui lui reste de ses onze années passées à Johannesburg.
Après la peur, cet homme de 35 ans connait un peu de répit, mais il ne sait pas vraiment ce que l'avenir lui réserve.
Il se tient au bord d'une autoroute à la sortie de Beitbridge, ville frontalière du sud, scrutant les véhicules qui passent dans l'espoir de trouver un moyen de se rendre à Harare, la capitale.
Magomazi espère pouvoir rentrer chez lui d'une manière ou d'une autre, même s'il n'a pas les moyens de payer le trajet. "Je suis parti dès que j'en ai eu l'occasion", déclare-t-il à l'AFP. "Je n'ai pas les mots pour décrire la situation dans laquelle nous nous trouvons."
- Retour "soudain ou forcé" -
La police sud-africaine affirme qu'au moins quatre ressortissants étrangers ont été tués lors d'attaques liées aux manifestations anti-migrants, bien que certains gouvernements africains ayant rapatrié leurs citoyens ont fait état d'un bilan plus lourd.
Ces violences ont déclenché l'une des plus importantes vagues d'exode depuis l'Afrique du Sud. Plus de 73.000 Zimbabwéens sont partis d'Afrique du Sud entre le 28 mai et le 5 juillet, a affirmé l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) au Zimbabwe, citant des chiffres du gouvernement.
Parmi eux, 54.630 se sont rapatriés de leur propre initiative, tandis que 19.048 ont bénéficié de l'aide de programmes gouvernementaux.
Beaucoup arrivent avec pour seuls biens les vêtements qu'ils portent sur eux. "J'ai dû quitter précipitamment l'endroit où je logeais, car les milices menaient des perquisitions maison par maison à la recherche d'étrangers", raconte Amos Ferenando.
Cet homme de 41 ans a passé sept ans en Afrique du Sud à travailler dans le secteur du bâtiment. Il s'est retrouvé bloqué à un contrôle routier, et a alors dû demander de l'aide à ses proches pour pouvoir rejoindre le Zimbabwe.
"Je n'avais plus d'argent car j'ai dû payer des amendes à la frontière", a-t-il expliqué.
Des évaluations menées à la frontière ont révélé que 69% des rapatriés interrogés ont décrit leur retour comme "soudain ou forcé", a expliqué Fadzai Nyamande-Pangeti, de l'OIM.
"Les vulnérabilités s'accroissent à mesure que les mouvements s'intensifient", souligne Mme Nyamande-Pangeti, ajoutant que les rapatriés ont besoin de nourriture, de moyens de transport et d'un soutien psychosocial.
Magomazi serre toujours contre lui la seule valise contenant ce qui reste de sa vie en Afrique du Sud. "Tout ce que je demande en ce moment, c'est juste de trouver un moyen de transport pour rentrer chez moi".
T.Zimmermann--VB