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ALEX BODI ȘI AMBASADORUL REPUBLICII SUDANUL DE SUD, GUM DOMINIC MATIOK, DISCUTĂ LA BERLIN DESPRE POSIBILITATEA ÎNFIINȚĂRII UNUI CONSULAT ONORIFIC LA BUCUREȘTI
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Mondial-2026: Didier Deschamps, toujours plus près des étoiles
Didier Deschamps, le sélectionneur des Bleus, pour sa dernière campagne à leur tête au Mondial-2026, a atteint sa troisième demi-finale de Coupe du monde consécutive, ce que seul l'Allemand Helmut Schön avait réalisé avant lui de 1966 à 1974. Avec des idées arrêtées, mais jamais fermées.
Déjà détenteur du plus grand nombre de matches victorieux en Coupe du monde (20) en tant que sélectionneur, codétenteur avec Schön du nombre de matches dirigées (25), "DD" peut également devenir si la France bat l'Espagne mardi à Dallas, le seul à atteindre trois finales consécutives d'un Mondial.
Sa Coupe du monde est d'ores et déjà réussie compte tenu des objectifs fixés par sa Fédération: "budgétairement un objectif de quart de finale, sportivement un objectif de demi-finale, et dans nos têtes, un objectif d'étoile", avait énoncé Philippe Diallo, le président de la FFF avant le début du tournoi.
Et si Deschamps espère également décrocher un troisième titre mondial le 19 juillet à East Rutherford, près de New-York, il suscite déjà l'admiration de tous pour le parcours accompli.
- Joueur exceptionnel, entraineur exceptionnel -
"Il n'y a pas beaucoup d'exemples de joueurs qui ont été exceptionnels sur le terrain et qui sont ensuite devenus des entraîneurs exceptionnels", a pensé le Suédois Zlatan Ibrahimovic au micro de Fox News où il officie comme consultant durant le Mondial dans un duo avec le Français Thierry Henry aussi désopilant que fin dans ses analyses.
"Il a prouvé, génération après génération, qu'il savait très bien gérer ses effectifs, a enchainé l'ancien attaquant du Paris-SG. Il a remporté des trophées et, même lorsqu'il n'en remportait pas, il était toujours au plus haut niveau (...). J'ai un immense respect pour lui".
"On a souvent entendu qu’il était chanceux, a pour sa part relevé l’ancien joueur d’Arsenal. Cela n’a rien à voir avec la chance. La récompense est dans le risque. Il a souvent pris des risques, mais calculés. Car il est loin d’être stupide. Faites-moi confiance, il a un grand cerveau".
Une force de caractère à toute épreuve également lui qui, pour son dernier tournoi en tant que sélectionneur français, a dû quitter précipitamment ses joueurs en pleine compétition pour regagner la France et le chevet de sa famille en assistant aux obsèques de sa mère et revenir finir ce qu'il avait commencé.
- Génies offensifs -
Même s'il tente de s'en défendre, son Mondial américain ne ressemble à aucun autre avec l'armada offensive dont il dispose et dont surtout il ne veut pas se priver.
Adepte d'une base défensive solide sur laquelle il a bâti ses succès passés, intransigeant sur l'équilibre indispensable entre la défense et l'attaque, Deschamps aux États-Unis a imaginé un système résolument offensif pour faire cohabiter tous ses génies offensifs.
Il accepte désormais une forme de déséquilibre, convaincu que ses attaquants marqueront toujours plus de buts que ses défenseurs n'en encaisseront. Le pragmatisme, selon Deschamps.
Le boss des Bleus, aux méthodes à l'ancienne et au staff resserré quand les autres nations possèdent des armées mexicaines, est pourtant toujours en avance sur son temps.
Inflexible sur la sacro-sainte vie de groupe, il n'a jamais autant accordé de libertés à ses joueurs qu'aux États-Unis. Lui-même traverse le tournoi avec une sérénité qu'on ne lui connaissait pas.
Une sérénité pas une légèreté. Son changement de style au crépuscule de ses 14 ans à la tête de l'équipe de France ne répond qu'au seul objectif qui l'a toujours mû : gagner. Ce qu’il fait encore mieux que les autres.
L.Maurer--VB