-
La Banque de Norvège relève son taux, citant la guerre au Moyen-Orient
-
Allemagne: plus d'un quart des immatriculations 100% électriques en avril
-
Le gouvernement présente une feuille de route pour les eaux littorales
-
Hantavirus: trois rapatriements en Europe, la bateau en route pour les Canaries
-
Bonnie Tyler en convalescence après une opération "d'urgence" au Portugal
-
Ligue des champions: le PSG et sa nouvelle force de l'habitude
-
Rubio en émissaire au Vatican pour apaiser les tensions avec le pape
-
Les taxis G7 veulent se développer en province, à commencer par Bordeaux
-
Bayern-PSG: 127 interpellations dans l'agglomération parisienne, des blessés dont un grave
-
AirAsia commande 150 Airbus A220-300 pour 19 milliards de dollars
-
La Bourse de Paris en petite hausse, dans l'attente d'un accord Iran/Etats-Unis
-
Jeux d'argent, hypersexualité: l'agence du médicament alerte sur les risques des traitements contre Parkinson
-
La Banque de Norvège première en Europe à relever son taux depuis la guerre au Moyen-Orient
-
Trafic de médicaments: près de 270 arrestations dans 90 pays, annonce Interpol
-
Crédit Agricole descend dans l'arène de la banque gratuite
-
Le Premier ministre des Îles Salomon destitué par les parlementaires
-
79e Festival de Cannes: les 22 films en compétition
-
Cannes 2026: Eye Haïdara, maîtresse de cérémonie toute en "sincérité"
-
MSF dénonce une "crise de malnutrition artificielle" entretenue par Israël à Gaza
-
79e festival de Cannes: ce qu'il ne faudra pas rater
-
La Corée du Sud en pleine traque à la désinformation par IA avant des élections
-
Salvador, le procès collectif entre "exhumation de la vérité" et opération "médiatique"
-
De pêcheurs à jardiniers des mers: la restauration des coraux en Colombie
-
Dans les coulisses de la course au dépistage de l'hantavirus sur le bateau de croisière
-
Le méga-projet du corridor de Lobito doit encore tenir ses promesses
-
Ligue Conférence: pour voir sa première finale, Strasbourg doit mater le Rayo
-
Play-offs NBA: les Spurs de Wembanyama se rattrapent et corrigent Minnesota
-
Indonésie: le sapu-sapu, un poisson invasif qui prospère malgré la pollution
-
L'Australie va réserver 20% de sa production de gaz à la consommation intérieure
-
Elections locales au Royaume-Uni, le Labour de Keir Starmer menacé d'un vote sanction
-
Rubio en émissaire pour apaiser les tensions avec le pape
-
L'affaire Dany Leprince, condamné pour quadruple meurtre en 1994, revient devant la Cour de révision
-
Œuvres pillées durant la colonisation: après des années d'attente, ultime étape au Parlement français
-
Lula à Washington pour rencontrer Trump, entre dossiers sensibles et enjeu électoral
-
Foot: nouveau record de longévité pour l'inusable gardien brésilien Fabio
-
Ligue des champions: "On doit profiter de ce moment", estime Luis Enrique
-
Le tournage du film sur Johnny Hallyday débute le 1er juin avec Benjamin Voisin
-
Ligue des champions: Paris est magique et encore en finale
-
Les marchés mondiaux tablent sur une reprise des négociations entre Washington et Téhéran
-
Wall Street avance, stimulée par la perspective de négociations USA–Iran
-
Anthropic loue le plus gros centre de données de Musk pour tenir tête à OpenAI
-
A Zagreb, une dizaine de taxis autonomes pour une première en Europe
-
"Je voudrais qu'on m'opère": le rêve sportif en suspens d'un enfant cubain
-
Anthropic loue le superordinateur de Musk pour tenir tête à OpenAI
-
CIJ: Le Venezuela affirme que ses droits sur l'Essequibo sont "inaliénables"
-
Le lait contaminé hors de cause dans la mort d'un bébé à Angers
-
"C'était de la boucherie" : un dentiste de Lozère face à la souffrance de patients mutilés
-
Les prix de l'essence à un record, le gouvernement tente de rassurer le secteur aérien
-
Prison avec sursis en Belgique pour la chanteuse Rokia Traoré, dans un litige familial
-
"Flottille pour Gaza": les deux militants restent en prison en Israël
En Inde, les baigneurs de la "rivière morte" qui défient la pollution
Cette fois encore, la ferveur a été plus forte que la pollution et la loi. Quelques milliers d'Indiens n'ont pas hésité à se jeter jeudi dans les eaux puantes, toxiques mais sacrées de la Yamuna, en lisière de la capitale New Delhi.
"Je suis convaincue que les eaux de la rivière sont pures et bénies par le dieu du soleil lui-même", assure Krishnawati Devi avant d'aussitôt s'agenouiller dans le courant.
"Ma foi en Dieu ne fléchit pas", ajoute cette mère de famille de 45 ans, parée de son sari le plus éclatant et de ses bijoux les plus rutilants. "Rien ne peut m'arriver, Dieu prendra soin de tout".
Comme la piété de Krishnawati Devi, le rituel du Chhath Puja est immuable.
Chaque novembre, les hindous rendent hommage au dieu du soleil Surya par une série de célébrations qui culminent avec un bain dans la Yamuna.
Dédié à la... nature, le culte du Chhath est devenu, au fil des ans et de la croissance débridée de la mégapole indienne, une illustration de l'inquiétante dégradation de son environnement.
Toute l'année, New Delhi et ses 30 millions d'habitants sont noyés sous un brouillard toxique de fumées industrielles, agricoles ou automobiles qui connaît son pic à l'approche de l'hiver.
Cet affluent du Gange se nappe quant à lui d'une épaisse mousse blanche tout aussi nocive, une sorte de soupe chimique composée des engrais et des détergents qui y sont déversés sans retenue.
- "Ça pue" -
La municipalité a beau noyer cette écume sous des tonnes d'agents dispersants, rien n'y a fait. La rivière reste recouverte de sa croûte blanche.
Cette année, la justice a aussi tenté de dissuader les baigneurs du Chhath.
"S'il vous plaît, vous devez comprendre que vous allez tomber malade", implorait dans un jugement rendu mercredi un tribunal de la capitale, "on ne peut pas vous laisser vous baigner".
En vain. "Ça pue, c'est vrai", concède Deepa Kumari, 14 ans, au son des tambours et des chants. "Mais l'important, c'est d'abord de célébrer dans la rivière et avec nos proches".
Avant de se risquer dans la Yamuna, les fidèles adorateurs de Surya ont dû braver une autre forme de pollution, celle qui vient de l'air.
En ce début novembre, la saison du "smog" bat en effet son plein à New Delhi.
Il abrite des concentrations meurtrières de microparticules PM2.5 - les plus dangereuses car elles se diffusent dans le sang - qui ont dépassé cette semaine de 50 fois le seuil toléré par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
"Je me fous de la pollution", fanfaronne Pooja Prasad, un étudiant de 20 ans. "La déesse mère s'occupera de tous nos problèmes".
- "Vecteur de déchets" -
La santé de la Yamuna inquiète les autorités depuis des années.
Son niveau de pollution y atteint des sommets 400 km au-delà de sa source himalayenne, bien avant qu'elle ne se mêle au puissant Gange pour se vider dans le Golfe du Bengale.
Un rapport parlementaire paru en février a décrit sans fard la Yamuna en "vecteur de déchets industriels non-traités, d'ordures, de rebuts agricoles ou de poubelles municipales".
Il a recensé dans ses eaux "la présence excessive de métaux lourds" et autres substances cancérigènes comme l'arsenic, le plomb et le zinc, issus des ordures en tous genres, des batteries des automobiles aux pesticides, abandonnés sur ses berges.
L'essentiel de la pollution - 80% selon les études des autorités - provient des égouts qui aboutissent directement dans ce cours d'eau.
En 2021, la concentration de l'eau en bactéries fécales mesurée sur un site était... 8.800 fois supérieure aux normes sanitaires.
"Tout ceci a un profond effet sur le bien-être des riverains", ont noté les auteurs du rapport. Au point que, même "protégés" par les dieux, certains "baigneurs" commencent à s'inquiéter.
"Il est temps que le gouvernement fasse des efforts pour nettoyer la rivière", rouspète Avinash Kumar, un fonctionnaire de 58 ans. "Il le promet chaque année mais rien ne se passe".
T.Ziegler--VB