-
Trump "pas satisfait" d'une nouvelle offre iranienne pour relancer les négociations
-
Masters 1000 de Madrid: Sinner assomme Fils en demies
-
Tour de Romandie: "revanchard", Dorian Godon s'offre la 3e étape, Pogacar toujours en jaune
-
Nouvelle offre iranienne à Washington pour tenter de débloquer les négociations
-
Free party près de Bourges, 20.000 personnes sur un champ de tir militaire
-
Turquie : un 1er Mai très suivi, près de 600 arrestations
-
Dans le sud de la Syrie, des familles inquiètes pour leurs fils aux mains d'Israël
-
Basket: "Ce que je fais est une forme de militantisme", explique à l'AFP Julie Tetart, joueuse transgenre
-
Le pétrole chute après une nouvelle offre de Téhéran en vue de négocier avec Washington
-
Le Pentagone recrute sept entreprises d'IA pour des opérations classifiées, Anthropic écartée
-
Cuba: marche du 1er-Mai pour "défendre la patrie" face aux Etats-Unis
-
Rio sur un air latino avant le concert géant de Shakira
-
Wall Street en hausse, réserve un bon accueil aux résultats d'entreprises
-
Les enfants de l’ASE, grands oubliés de la santé: un dispositif veut changer la donne
-
Le pétrole se replie après une proposition de Téhéran en vue de négocier avec Washington
-
Crise énergétique: faute de gaz, des Indiens cuisinent à la bouse de vache sacrée
-
Les voitures électriques décollent en France, grâce à la Renault 5 et aux marques chinoises
-
Inflation: des hausses des taux de la Fed ne doivent pas être exclues, selon un responsable
-
Italie : quelque 3.500 personnes évacuées en Toscane en raison d'un incendie
-
En Afghanistan, fêter le printemps dans les champs de coquelicots
-
Champions Cup: Alfie Barbeary, le troisième-ligne décoiffant de Bath
-
Incendies aux Pays-Bas: La France envoie des renforts
-
Nord du Mali: le camp stratégique de Tessalit sous le contrôle des groupes armés
-
Turquie : un 1er Mai très suivi, près de 400 arrestations
-
Les droits de douane lestent durablement les exportations britanniques vers les USA
-
Royaume-Uni: le suspect de l'attaque contre deux hommes juifs inculpé et présenté à un juge
-
Au Soudan, des élèves au défi de rattraper les années volées par la guerre
-
Téhéran active ses défenses aériennes, Trump prêt à ignorer le Congrès
-
Le MICA Center, vigie des mers et d'Ormuz en pleine guerre au Moyen-Orient
-
Grèce: des militants de "la flottille pour Gaza" débarqués en Crète
-
Les voitures électriques décollent en France, mais le marché automobile reste en berne
-
Les syndicats mobilisés pour le maintien d'un 1er-Mai chômé et des augmentations de salaire
-
Commerce international: avec la guerre, des routes maritimes se redessinent, l'Afrique en pivot
-
Birmanie: les partisans d'Aung San Suu Kyi, assignée à résidence, espèrent son retour dans sa villa
-
Marine Tondelier propose la création d'un congé climatique
-
Play-offs NBA: les Wolves sortent les Nuggets pour défier les Spurs, les Knicks qualifiés
-
Le roi Charles III aux Bermudes, après sa visite aux Etats-Unis louée par Trump
-
Maradona était "bipolaire" avec "un trouble narcissique", révèle un psychologue jugé pour sa mort
-
Les syndicats mobilisés pour le maintien d'un 1er-Mai chômé, boulangers et fleuristes dans le flou
-
Argentine: les syndicats manifestent contre l'austérité de Milei, promettent de durcir les conflits
-
La croissance d'Apple soutenue par l'iPhone et les services
-
Les militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés doivent être conduits en Grèce
-
L'accord entre l'UE et le Mercosur entre en vigueur, de façon provisoire
-
Britney Spears inculpée pour conduite sous emprise en Californie
-
Le roi Charles découvre l'Amérique des petites villes au dernier jour de sa visite d'Etat
-
Mali : les jihadistes du JNIM appellent à un large "front commun" conre la junte, Bamako sous blocus
-
La compagnie Biman Bangladesh Airlines commande 14 Boeing, un record
-
Mondial-2026: Infantino réaffirme que l'Iran jouera bien aux Etats-Unis, Trump est "OK"
-
Ligue Conférence: Strasbourg, surpris par le Rayo, part avec un désavantage
-
Brésil: réduction de peine en vue pour Bolsonaro, nouvelle défaite pour Lula
La "chirurgie de l'intime", de plus en plus répandue mais pas sans risques
Jeunes filles complexées par leur anatomie génitale ou femmes plus mûres souhaitant restaurer cette partie de leur corps qu'elles jugent "abîmée": elles sont plusieurs milliers chaque année à avoir recours à une "chirurgie de l'intime", qui comporte malgré tout des risques.
"C'est une chirurgie qui a le vent en poupe, un tabou est levé", assure à l'AFP Aurélie Fabié-Boulard, présidente de la Sofcep (société française des chirurgiens esthétiques plasticiens).
Selon elle, la chirurgie des petites lèvres - labiaplastie ou nymphoplastie - qui consiste à réduire leur taille, jugée trop grosse, est particulièrement demandée.
"Certaines patientes font état d'une gêne fonctionnelle, d'autres veulent corriger un aspect purement esthétique", précise Mme Fabié-Boulard.
Sur les forums dédiés, les témoignages sont légion: "J’ai 23 ans et je souhaiterais faire une nymphoplastie. En plus d’être inesthétiques, il arrive parfois que mes petites lèvres deviennent une gêne lorsque je porte des sous-vêtements trop serrés ou encore lors de mes rapports sexuels", écrit par exemple l'une d'elles.
En 2019, 4.772 nymphoplasties ont été pratiquées en France. Et la demande est croissante, à en croire les experts.
- Codes pornographiques -
Adriana Guzman, chirurgienne plasticienne esthétique, s'est spécialisée dans la "chirurgie de l'intime". "Toutes sortes de patientes viennent me voir; certaines, assez jeunes, autour de la vingtaine, découvrent leur intimité et une anatomie qu'elles ne jugent pas harmonieuse", raconte-t-elle.
Selon elle, l'influence de la pornographie, si elle n'est jamais évoquée en consultation, "joue forcément". "Beaucoup de jeunes femmes estiment que cette anatomie artificielle est normale", décrypte Mme Guzman.
"Ce sont toujours les dérives des codes pornographiques qui imposent un certain +look+", confirme Rosa Carballeda, médecin sexologue, vice-présidente de l'association interdisciplinaire post universitaire de sexologie. "Ca a commencé avec l'épilation intégrale, maintenant +il faut+ avoir des lèvres de la bonne dimension, ou avec la bonne forme".
L'impact des réseaux sociaux et d'influenceuses est aussi tangible.
Récemment, les "stars" de téléréalité, Maeva Ghennam et Sarah Fraisou, suivies par plusieurs millions d'abonnés, ont choqué en faisant respectivement la promotion d'une opération destinée à "rajeunir le vagin" et de capsules pour lutter contre son relâchement.
Des propos "scandaleux", dénonce Brice Gurriet, chirurgien gynécologue à Marseille, qui font du tort à une chirurgie pour laquelle existe un réel besoin, encore très sous-estimé.
- Pas que les femmes -
Spécialité en plein essor, la "restauration vaginale" s'adresse à un grand nombre de femmes qui ont par exemple les séquelles d'un accouchement (fuite d'urine, douleurs, relâchement du périnée...) ou de traitements du cancer, explique-t-il.
"99% des femmes qui viennent me voir pour ce genre de chirurgie souffrent souvent depuis des années", affirme-t-il. Or "on a tendance à penser que la femme de 40 ou 50 ans qui souffre, c'est normal, +elle vieillit+", déplore-t-il.
La chirurgie de l'intime n'est pas réservée qu'aux femmes. Chaque année, des centaines d'hommes (513 en 2016, selon les derniers chiffres disponibles) subissent une pénoplastie, destinée à élargir ou allonger le pénis. Une opération pratiquée par seulement 10% des chirurgiens esthétiques.
Comme chez les femmes, ces interventions ne sont pas sans risques. "Ce n'est pas anodin, mais comme tout acte chirurgical", assure Adriana Guzman. "Normalement, tout se passe bien".
Mais parfois, le résultat est mauvais, avec des cicatrices mal positionnées et une gêne finalement plus importante après qu’avant l’opération. Infection, nécrose, perte de sensibilité, douleurs chroniques... Ces complications, qui restent rares, ne sont pas à exclure.
Julie, 35 ans, ingénieure en région toulousaine, en témoigne. Complexée depuis toujours par des "lèvres trop grandes", elle s'est faite opérer une première fois il y a une dizaine d'années. Jugeant le résultat asymétrique, elle est repassée sur le billard il y a cinq ans. "Cette fois le chirurgien a +trop enlevé+, fait des points de suture trop serrés et une boule s'est formée sous la peau", raconte-t-elle.
Depuis, elle a "une douleur sourde en permanence". Et "plus envie que personne ne la touche".
L.Dubois--BTB