-
Des ONG alertent sur les cocktails de pesticides dans les pommes en Europe
-
L'affaire des laits infantiles prend un tour judiciaire avec une plainte de Foodwatch
-
NBA: LeBron James en larmes pour un possible adieu à Cleveland, Wembanyama en furie chez les Rockets
-
PFAS: le délicat chantier de la protection des travailleurs
-
Iran: l'UE prête à accentuer la pression sur les Gardiens de la Révolution
-
Afrique australe: le changement climatique amplifie les inondations de façon "significative", selon une étude
-
Réforme infirmière: Rist publiera les décrets manquants "au premier semestre"
-
Meta: 4e trimestre meilleur qu'attendu et prévisions musclées pour 2026, le titre s'envole
-
Les Bourses européennes ouvrent majoritairement en hausse
-
Le Ghana révise son code minier pour augmenter sa part des revenus de l'or
-
Etats-Unis: une manifestation pacifique contre l'expulsion d'un enfant dispersée au gaz lacrymogène
-
Dans l'Ouest canadien, des Albertains rêvent d'indépendance sous l'oeil attentif des MAGA américains
-
Commerce international: face à l'imprévisible Trump, la tentation de l'Asie
-
Au Mali, un secteur touristique plombé qui tente de renaître
-
Au Costa Rica, les quartiers pauvres endeuillés par l'essor du narcotrafic
-
A Hong Kong, l'argent séduit les épargnants face à l'or jugé "trop cher"
-
Niger: retour au calme après des tirs nourris autour de l'aéroport de Niamey
-
Manipulation de cours et corruption: décision jeudi pour l'ex-PDG de Casino Jean-Charles Naouri
-
Boualem Sansal aux portes de l'Académie française
-
L'Allemagne veut mieux protéger ses infrastructures face à la menace russe
-
Minneapolis: Trump maintient la pression, deux policiers suspendus
-
Minneapolis: Trump durcit le ton, deux policiers suspendus
-
Le bénéfice net de Samsung bondit d'un tiers en 2025, tiré par l'IA
-
Venezuela: la présidente par intérim invite Machado, sans la nommer, à "rester à Washington"
-
Ligue des champions: "Il y a de la honte", reconnaît De Zerbi
-
Ligue des champions: le PSG rate le Top 8, Monaco en barrages, énorme désillusion pour l'OM
-
Ligue des champions: battu par Benfica, le Real contraint aux barrages
-
La plainte des journalistes Legrand et Cohen contre L'Incorrect classée sans suite
-
Ligue des champions: L'OM, inqualifiable
-
Ligue des champions: Manchester City dans le Top 8 après quelques frissons
-
Ligue des champions: Monaco tient tête à la Juve et se qualifie pour les barrages
-
Ligue des champions: le PSG accroché par Newcastle et sorti du top-8
-
Irak: Maliki, candidat au poste de Premier ministre, dénonce l'ingérence de Trump
-
Ski: Kristoffersen puissance 5 à Schladming, Noël sur le podium avant les Jeux
-
Le vol pour l'ISS avec l'astronaute française Sophie Adenot aura lieu au plus tôt le 11 février, annonce la Nasa
-
Wall Street pas surprise par la Fed, en attendant les résultats des géants de la tech
-
"Comic strip", cheval et vichy rose: une messe à Paris en hommage à Brigitte Bardot
-
RATP: le nouveau PDG axe sa feuille de route sur la lutte contre la violence dans les transports
-
Mélenchon veut que les gazoducs Nord Stream soient "remis en route"
-
Climat : jugement "historique" aux Pays-Bas, sommés de mieux protéger l'île antillaise de Bonaire
-
L’Allemagne moins optimiste sur la croissance en 2026
-
"Ça y est je suis chevalier!": Macron décore le dernier vendeur de journaux à la criée de Paris
-
Venezuela: Rubio défend la coopération avec les autorités par intérim
-
L'Iran "prêt" à répondre aux menaces de Trump tout en se redisant ouvert à un accord sur le nucléaire
-
Euro de hand: La claque et la porte pour les Bleus
-
Inondations au Mozambique: "J'en suis venue à souhaiter la mort"
-
Amazon supprime 16.000 postes de plus dans le monde
-
Peur dans une ville sicilienne balafrée par un glissement de terrain
-
Au procès en appel du RN, les mauvais comptes du trésorier de Saint-Just
-
Aide à mourir, soins palliatifs: que contiennent les textes sur la fin de vie ?
Dans un hôpital espagnol, la lutte sans fin contre le Covid
"Chaque fois que nous pensons voir la fin du tunnel, il s'allonge": deux ans après le début de la pandémie, le Dr. Rafael Mañez, chef de l'unité de soins intensifs d'un grand hôpital de la région de Barcelone, ne se risque plus à faire des prévisions.
S'il entraîne généralement des symptômes moins sévères que Delta, le variant Omicron, beaucoup plus contagieux, a de nouveau rempli le service de ce médecin au sein de l'Hôpital Universitaire de Bellvitge, l'un des plus importants de Catalogne (nord-est de l'Espagne).
La quasi totalité des lits (40 sur 44) y sont occupés par des patients Covid.
La Catalogne, l'une des régions les plus peuplées du pays (7,7 millions d'habitants), est actuellement l'une des plus touchées par la nouvelle vague de l'épidémie, la sixième en Espagne. Plus de 42% des lits de soins intensifs y sont occupés par des malades du Covid, le niveau le plus élevé d'Espagne, où la moyenne est d'environ 23%.
- "Très dur" -
Le rythme ne diminue jamais dans le service de soins intensifs de cet établissement, où le personnel doit se précipiter pour assister un patient en détresse respiratoire.
Environ 40% des patients qui y sont traités ne sont pas vaccinés, dans un pays qui est pourtant un champion de la vaccination en Europe, avec plus de 90% des plus de 12 ans vaccinés.
Un profil de patient pas toujours facile à prendre en charge. "Ce sont des patients qui nient la maladie et nient même le traitement", souligne Santiago Gallego, infirmier en chef des soins intensifs.
Les stigmates de deux ans de pandémie sont visibles chez ces soignants confrontés à un stress sans précédent. Et qui sont aussi touchés par le virus. Depuis le 1er décembre, 600 salariés de l'hôpital ont été en arrêt à cause du Covid.
Si cette vague est moins dure que les précédentes en terme de saturation hospitalière, "les équipes sont épuisées, surtout à cause de l'incertitude", déplore Gloria Romero, infirmière en chef en pneumologie, un autre service soignant des patients dans un état moins grave.
"Est-ce que cela sera la dernière vague ou est-ce que nous en aurons une septième ? Les soignants sont marqués. Jusqu'à quand allons-nous être dans cette situation?", poursuit-elle.
L'explosion de cas provoquée par Omicron a obligé l'établissement à interdire de nouveau les visites et les patients dans un état grave doivent lutter pour survivre sans la présence d'un proche pour leur tenir la main.
"C'est très dur physiquement, mais surtout émotionnellement, car on n'en voit pas le bout", confie, avec des sanglots dans la voix, Elena Cabo, kinésithérapeute en soins intensifs.
- Pas comparable avec la grippe -
Le personnel de l'hôpital s'accroche toutefois à l'espoir amené depuis plusieurs mois par la vaccination, "la seule chose vraiment efficace pour prévenir" les formes sévères de la maladie et "dont personne ne nie qu'elle a eu un impact", affirme le Dr Máñez.
Sans le taux de vaccination actuel, "nous serions certainement dans une situation bien pire que celle que nous avons connue il y a deux ans", lors de la première vague de la pandémie qui a traumatisé l'Espagne, où plus de 91.000 personnes sont morts au total du Covid.
La vague actuelle, qui pourrait avoir atteint son pic en Catalogne, laisse aussi espérer une possible évolution du Covid vers une maladie endémique.
"Les gens que nous hospitalisons sont moins jeunes, ont plus de problèmes (de santé préalables), cela commence à ressembler un peu plus à un virus habituel", estime Mikel Sarasate, pneumologue au sein de l'hôpital.
Mais si le gouvernement espagnol réfléchit à mettre en place une surveillance épidémiologique à moyen terme plus similaire à celle de la grippe, ce médecin juge ce débat prématuré.
"La grippe, qui est la maladie la plus proche (du Covid) que nous connaissons, n'attaque pas les patients si fort et avec la même gravité, met-il en garde.
E.Schubert--BTB