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Nouvelles frappes iraniennes après la rencontre entre Trump et Netanyahu
L'armée américaine a annoncé avoir intercepté des missiles iraniens lancés contre ses bases au Moyen-Orient, quelques heures après une rencontre à Washington entre Donald Trump et Benjamin Netanyahu à l'issue de laquelle les deux parties ont réaffirmé leur volonté de faire front commun contre l'Iran.
Ces frappes constituent un premier regain de violence entre l'Iran et les Etats-Unis, après plusieurs jours d'accalmie.
"Tous les missiles iraniens ont été interceptés avec succès", a précisé le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.
Plus tôt dans la journée, les Houthis avaient affirmé avoir visé à l'aide de missiles balistiques un pétrolier saoudien en mer Rouge, accusant le navire d'avoir "violé le blocus naval" que les rebelles yéménites soutenus par l'Iran disent avoir imposé au royaume.
Le conflit entre l'Iran et les Etats-Unis s'est récemment étendu à un front resté relativement calme depuis 2022, entre les Houthis et l'Arabie saoudite, qui soutient militairement le gouvernement yéménite opposé aux rebelles.
Par ailleurs, le ministère saoudien de la Défense a annoncé que l'armée avait intercepté des drones qui visaient des installations pétrolières dans l'est du royaume, accusant des groupes "liés à l'Iran" de les avoir lancés depuis l'Irak, pour la deuxième journée consécutive.
Après deux semaines de bombardements sans précédent depuis le cessez-le-feu d'avril, Washington affirme vouloir redonner une chance à la diplomatie avec l'Iran.
Donald Trump, dont l'armée a cessé ses frappes sur l'Iran depuis le week-end, a estimé lundi que les discussions, selon lui en cours avec Téhéran, avaient "de bonnes chances" d'aboutir.
- "La meilleure des conversations" -
Le président américain Donald Trump a rencontré mardi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, une réunion qualifiée de "positive" par les deux parties.
Dans une vidéo diffusée après la réunion par M. Netanyahu, le Premier ministre israélien a assuré avoir eu "la meilleure des conversations" avec Donald Trump, expliquant que la rencontre avait notamment porté sur leur "objectif commun: s'assurer que l'Iran ne se dote pas d'armes nucléaires".
De son côté, la Maison Blanche s'est félicitée sur X d'une "rencontre positive et constructive".
Pour autant, l'entretien à huis clos, qui a duré environ une heure et demie et à l'issue duquel les participants n'ont eu aucun échange avec la presse, ne dissipe pas l'impression de divergences entre eux.
Il s'agissait de leur première rencontre depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, et leur huitième depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.
Israël, qui avait lancé conjointement avec les Etats-Unis l'offensive sur Téhéran le 28 février ayant déclenché la guerre régionale, n'a pas pris part à la dernière vague d'affrontements, en juillet.
- "Pas de rupture" -
La visite de M. Netanyahu survient à un "moment critique pour le Moyen-Orient", tandis que l'Iran continue "de privilégier le terrorisme plutôt que les négociations" et de bloquer le détroit d'Ormuz, voie navigable stratégique, a déclaré plus tôt mardi Danny Danon, ambassadeur d'Israël auprès des Nations unies.
Elle intervient par ailleurs alors que le Premier ministre brigue un nouveau mandat, lors des législatives du 27 octobre, et que les derniers sondages le donnent en difficulté.
Les relations entre MM. Trump et Netanyahu s'étaient fortement dégradées en avril, lors des négociations sur un premier cessez-le-feu entre Washington et Téhéran, Donald Trump s'en prenant alors vertement à son allié israélien, accusé de faire obstacle aux efforts diplomatiques.
Le président américain avait notamment qualifié M. Netanyahu de "type très difficile". Le Premier ministre avait concédé des "désaccords tactiques", tout en assurant partager avec son homologue américain les mêmes objectifs dans la guerre.
Interrogé mardi matin sur des informations selon lesquelles Téhéran fortifie la montagne Kolang, où l'Iran est soupçonné d'abriter un complexe nucléaire profondément enfoui, M. Trump avait répondu: "Je n'ai pas besoin que Bibi (le surnom de Netanyahu) me dise ça. Bibi me dit ça parce qu'il veut que je reste impliqué."
"Je sais exactement ce qui se passe à Kolang, ce n'est pas un gros problème. Si nous ne parvenons pas à un accord, nous le détruirons très facilement", a-t-il dit sur la chaîne Fox News avant la rencontre.
"L'enjeu principal est de montrer au monde entier, à l'Iran, mais aussi au Liban et à d'autres pays en particulier, qu'il n'y a pas de rupture ni de désaccord majeur entre les Etats-Unis et Israël", a affirmé à l'AFP Yonatan Freeman, expert en relations internationales à l'Université hébraïque de Jérusalem.
B.Wyler--VB