Volkswacht Bodensee - La ministre Catherine Chabaud veut construire "avec les pêcheurs" un "plan de sauvegarde"

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La ministre Catherine Chabaud veut construire "avec les pêcheurs" un "plan de sauvegarde"
La ministre Catherine Chabaud veut construire "avec les pêcheurs" un "plan de sauvegarde" / Photo: © AFP/Archives

La ministre Catherine Chabaud veut construire "avec les pêcheurs" un "plan de sauvegarde"

La ministre déléguée à la Mer et à la Pêche, Catherine Chabaud, a promis lundi d'"accélérer" pour "trouver des solutions pour aider les pêcheurs", au-delà de la question du prix des carburants, évoquant la construction d'un "plan de sauvegarde de la pêche en Méditerranée".

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"On est dans une phase où on est en train, ensemble, de construire une espèce de plan de sauvegarde de la pêche en Méditerranée", s'est félicitée la ministre à l'issue d'un déplacement qui l'a menée à Sète (Hérault) puis au Grau-du-Roi (Gard), deux des ports bloqués la semaine dernière par les professionnels du secteur.

Outre la question du prix du carburant, pour lequel le gouvernement a déjà promis des aides, les échanges ont notamment porté sur le plan européen West Med, qui vise une pêche durable en réglementant le chalutage, mais aussi la question des quotas de pêche, notamment de thon rouge.

Dans l'immédiat, elle a annoncé qu'elle se rendrait mardi à Bruxelles pour y rencontrer le commissaire européen à la Pêche, Kostas Kadis, pour "lui dire qu'aujourd'hui, ce plan (West Med) n'est pas adapté et qu'il y a une urgence dans le contexte géopolitique que l'on connaît à accélérer, à trouver des solutions pour aider les pêcheurs".

Elle a également dit attendre les "propositions" des pêcheurs sur les quotas, qui doivent être renégociés à la fin de l'année, et vouloir "travailler avec eux" avant les négociations sur le thon rouge à l'ICCAT, l'organisme international spécialisé.

"On est tous derrière eux", a affirmé à plusieurs reprises la ministre, remerciant les pêcheurs d'avoir "levé leurs blocages".

"On va reprendre le travail et on verra si ce qui a été dit est mis en route", a assuré à l'issue de la rencontre Brice Rousseau, pêcheur petits métiers au Grau-du-Roi, qui s'est dit "content", jugeant la ministre "à l'écoute".

"On pensait qu'elle arriverait avec de l’argent, mais c'est pas le cas", a déploré de son côté Jean-Baptiste Gaubert, vice-président du comité pêche Occitanie, qui devait encore discuter dans la soirée avec des pêcheurs de Sète de la suite à donner au mouvement.

Plus tôt dans la journée, Bertrand Wendling, de l'organisation de producteurs Sathoan, avait évoqué un "travail collaboratif" à mener à "moyen terme" avec "les scientifiques, les professionnels, les services de l'Etat" pour parvenir à une "révision" du plan West Med qui soit "acceptable pour tout le monde".

Ce plan est notamment jugé trop restrictif par les pêcheurs en raison du nombre de 100 sorties autorisées en mer par an, mais aussi inadapté, car il impose des filets aux mailles très larges qui, selon eux, laissent passer une grande partie de leurs prises.

La semaine dernière, les pêcheurs de la Méditerranée se sont mobilisés quatre jours durant, bloquant des dépôts pétroliers et des ports, de Nice (Alpes-Maritimes) jusqu'à Port-la-Nouvelle (Aude), en passant par Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône).

La protestation s'est calmée après une réunion de plus de six heures jeudi au ministère à Paris.

L'étincelle du mouvement a été la flambée du prix du gazole, qui représente un tel poste de dépense pour les pêcheurs qu'il rend leur activité non rentable selon eux.

Les pêcheurs méditerranéens se plaignent aussi d'un versement trop tardif des aides sur le carburant, des quotas de pêche jugés trop restrictifs pour le thon rouge et de charges administratives trop lourdes.

I.Stoeckli--VB