-
Volkswagen veut diminuer d'un million sa capacité de production mondiale
-
Les énergies renouvelables, clé pour sortir de la crise énergétique selon les dirigeants de la COP31
-
Présidence de la Fed: face aux sénateurs, Kevin Warsh veut convaincre de son indépendance
-
A Nabatiyé, dans le sud du Liban, la peur d'un retour à la guerre
-
En Guinée équatoriale, Léon XIV appelle au "droit" et à la "justice"
-
Moyen-Orient: les marchés boursiers restent prudents face à l'incertitude
-
Le président taïwanais reporte son voyage en Eswatini, à la suite de "pressions" de Pékin sur des pays africains
-
De nouveaux éléments constitutifs de la vie découverts sur Mars
-
Paris: aucun train dans les gares de Lyon et de Bercy pendant le long weekend du 1er mai
-
Cernée par les affaires, la ministre du Travail de Trump quitte ses fonctions
-
Environ 7.900 migrants morts ou disparus sur les routes migratoires dans le monde en 2025, selon l'ONU
-
Moyen-Orient: les marchés boursiers veulent croire à la paix
-
BlaBlaCar veut cesser son service d'autocars, BlaBlaCar Bus
-
Le gouvernement annonce 6 milliards d'euros d'économies pour compenser le coût de la guerre
-
Les IA compagnons de santé sortent de l’ombre, avec prudence
-
En Roumanie, le succès de Lolita, chanteuse virtuelle, incarnation pour certains du racisme anti-rom
-
A Téhéran, profiter de la trêve malgré tout
-
Cadmium: la dépollution des sols agricoles n'est "pas pour demain"
-
Prêt à l'Ukraine de 90 milliards d'euros: Kallas s'attend à des "décisions positives"
-
Sur le front ukrainien, un couple de soignants panse la guerre
-
Crise de l'énergie: au Bangladesh, les files d'attente devant les stations-service s'allongent encore
-
Bill White, un ambassadeur trumpiste à Bruxelles
-
Le gouvernement annonce des milliards d'euros d'économies
-
Amnesty exhorte les pays à résister aux dirigeants "prédateurs" comme Trump, Poutine ou Netanyahu
-
Moyen-Orient: la Bourse de Paris mise sur la prudence
-
Au Salvador, les disparus, grands oubliés de la politique de Bukele
-
Moyen-Orient: les marchés boursiers se donnent le temps d'y voir clair
-
Le Japon lève les barrières à l'exportation d'armes, un revirement historique
-
Séisme de magnitude 7,7 au Japon: six blessés, pas de dégâts importants
-
Royaume-Uni: Charles III rend hommage à sa "chère maman" Elizabeth II, qui aurait eu 100 ans
-
Le groupe derrière Hello Kitty va créer ses propres jeux vidéo
-
Les Bourses d'Europe prudentes à l'ouverture
-
"Le diable s'habille en Prada 2" et ses stars offrent une avant-première glamour à New York
-
Le Turkménistan, géant gazier, de plus en plus dépendant des exportations vers la Chine
-
Tennis: à Madrid, Sinner en quête d'un 5e Masters 1000 consécutif
-
Feux, plantes sous stress: à Cannes, des satellites assemblés pour scruter une planète déréglée
-
Coupe d'Italie: l'Inter Milan rêve du doublé
-
Play-offs NBA: Minnesota et Atlanta égalisent, Cleveland se détache
-
France: l'impact de la guerre au Moyen-Orient estimé entre 4 et 6 milliards d'euros, selon Roland Lescure
-
Surprise chez Apple, Tim Cook remplacé à la direction après 15 ans de mandat
-
Pour 36 milliards de plus, les députés revoient la programmation militaire
-
Léon XIV attendu en Guinée équatoriale, dernière étape de sa tournée africaine
-
La Virginie appelée à voter pour riposter au redécoupage électoral voulu par Trump
-
Le gouvernement s'apprête à annoncer des milliards d'euros d'économies
-
Mexique: une touriste tuée et plusieurs autres blessés dans une fusillade sur une pyramide
-
Tim Cook chez Apple, 15 ans de croissance exceptionnelle sans révolution
-
NBA: Victor Wembanyama sacré meilleur défenseur de la saison
-
Mexique: une touriste tuée et quatre blessés par un tireur sur le site archéologique de Teotihuacan
-
Mexique: une Canadienne tuée, 4 blessés dans une fusillade sur le site archéologique de Teotihuacan
-
Wall Street termine sur la défensive
A Nabatiyé, dans le sud du Liban, la peur d'un retour à la guerre
Zeinab Farran a perdu deux membres de sa famille dans les frappes israéliennes. Dans la voiture garée devant sa maison dévastée à Nabatiyé, elle garde des valises pour fuir, si la trêve avec Israël n'était pas renouvelée dimanche.
Peu d'habitants sont revenus dans cette grande ville du sud du Liban, meurtrie par les frappes israéliennes pendant la guerre de plus de six semaines avec le mouvement pro-iranien Hezbollah.
Zeinab Farran, elle, est rentrée avec sa famille dès l'entrée en vigueur du cessez-le-feu vendredi, pour découvrir sa maison soufflée par une frappe qui a dévasté le quartier.
"Il ne reste plus rien, ni portes, ni fenêtres, ni meubles", se lamente cette femme de 51 ans, dans les décombres de son salon et de sa cuisine calcinée.
L'une de ses filles retire des produits ménagers encore intacts des débris.
La famille avait fui le 3 mars, dès le début de la guerre, vers le village de Kfar Hatta, plus au nord.
Mais la mort les a rattrapés: la belle-fille de Mme Farran a été tuée le 5 avril avec ses propres parents et sa fille de cinq ans, dans une frappe israélienne.
Zeinab Farran dort provisoirement chez son fils, désormais veuf, tout près de sa maison devenue inhabitable. Lui était resté, pour son travail avec la compagnie d'électricité.
"On attend de voir si la trêve va être renouvelée", dit-elle. "Sinon, on verra où aller. On a gardé nos vêtements dans la voiture".
Les frappes israéliennes et les combats ont fait plus de 2.300 morts et un million de déplacés au Liban depuis le 2 mars, d'après un bilan officiel.
- Réserves de vivres et mazout -
Dans la ville entourée de champs parsemés de boutons d'or, les immeubles effondrés et les commerces éventrés se succèdent.
Parmi les habitants interrogés, rares sont ceux qui espèrent une prolongation de la trêve, qui expire dimanche soir.
Sur les quelque 90.000 habitants que comptait Nabatiyé à l'origine, "il ne restait que quelque 200 familles vers la fin de la guerre", dit à l'AFP le maire, Abbas Fakhreddine.
Environ 40% des habitants sont revenus à la faveur de l'accalmie mais juste pour inspecter leurs maisons avant de repartir, car "ils sont inquiets pour l'avenir".
Les autorités locales elles-mêmes se préparent. "Nous stockons des vivres et du mazout pour les générateurs, au cas où la guerre recommencerait", ajoute le maire de cette ville, occupée par Israël pendant trois ans après l'invasion du Liban en 1982.
Il reçoit l'AFP dans un local provisoire, le siège de la municipalité ayant été détruit en octobre 2024, dans une frappe israélienne qui a tué son prédécesseur et 13 autres personnes, lors du conflit précédent entre Israël et le Hezbollah pro-iranien.
Selon lui, 65 frappes ont visé Nabatiyé depuis début mars, faisant "une centaine de martyrs".
Dans le quartier dit des "Religieuses", qui abrite une école des soeurs antonines, sept personnes, dont six membres d'une même famille, sont mortes ensevelies sous les décombres d'un petit immeuble. Un tablier bleu d'écolier est toujours visible dans les ruines.
- Seul dans sa rôtisserie -
Un obus a aussi transpercé le toit du théâtre de la maternelle.
"La frappe s'est produite il y a deux semaines", dit à l'AFP soeur Maria Wehbé, l'économe, qui rappelle que "l'école avait déjà été endommagée" en 2024.
L'établissement accueille environ 1.200 élèves, dans cette région à majorité musulmane chiite.
Dans les rues, des portrait de nouveaux "martyrs" du Hezbollah ornent les murs, aux côtés de fresques murales géantes des dirigeants historiques de la formation, assassinés par Israël.
La ville porte encore les stigmates des bombardements du conflit précédent entre le mouvement chiite libanais et Israël.
Les souks - coeur historique de Nabatiyé - qui attiraient les commerçants de la Palestine voisine avant la création de l'Etat d'Israël, avaient alors été entièrement détruits.
Aujourd'hui, seuls des commerces d'alimentation sont ouverts, comme cette rôtisserie à la devanture brisée, dont le patron travaille seul, ses cinq employés n'étant pas revenus.
Abou Habib a tenu à rester ouvert même quand les bombes israéliennes pleuvaient. "Les gens attendaient l'arrêt des frappes pour venir acheter les provisions", raconte cet homme de 65 ans, qui est lui "convaincu que la trêve va être renouvelée, car les deux parties ne veulent plus de combats".
G.Haefliger--VB