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"Vive le shah!": un millier de personnes rassemblées à l'appel de Pahlavi à Washington
Plus d'un millier de personnes ont manifesté dimanche à l'appel de Reza Pahlavi, fils exilé du shah iranien, dans la capitale américaine Washington et acclamé le président Donald Trump ainsi que son opération "Fureur épique" en Iran.
Des membres de la diaspora iranienne venus de New York, du Canada, ou de Washington et ses alentours agitaient des drapeaux américains et iraniens au bruit de slogans tels que "Javid Shah" (vive le shah, ndlr), "USA, USA", ou encore "Merci, merci président Trump", sur la pelouse du National Mall, non loin de la Maison Blanche.
Chansons en farsi, enregistrements de Donald Trump ou YMCA, l'un des tubes de campagne du président américain, ont rythmé le rassemblement ensoleillé constitué de chiens, poussettes et manifestants venus en famille.
Naz Riz, casquette rouge "Make Iran Great Again" et drapeau iranien sur le dos, ne parle pas de "guerre" en Iran, mais d'"opération de secours" coordonnée par Israël et les Etats-Unis.
"Je souhaite voir d'autres pays y prendre part, parce qu'ils (le pouvoir iranien) sont partout, ce sont des cafards", dit la cinquantenaire, qui a quitté son pays d'origine il y a presque 30 ans.
Selon elle, Reza Pahlavi est la "meilleure option" pour assurer une transition démocratique dans le pays. Et face aux "criminels" qui constituent le gouvernement actuel, le fils du shah est un homme qui "sait ce qu'est la démocratie", assure-t-elle.
Même son de cloche chez Nissam Crowe, venue de la Virginie voisine avec son mari et son chien. Reza Pahlavi est synonyme de "démocratie" et de "liberté", affirme la femme de 57 ans, drapeau rouge, vert et blanc en main, qui vit aux Etats-Unis depuis 1976.
- La guerre, "l'unique option" -
Sur la petite scène installée devant le Capitole se succèdent les intervenants, dont la femme et la fille de Reza Pahlavi.
Ce dernier a assisté samedi à la CPAC, conférence annuelle des conservateurs américains, au Texas, où il a été longuement acclamé.
Pour Sharita Kord, une infirmière de 25 ans ayant grandi en Iran et venue spécialement de New York pour manifester, la guerre déclenchée le 28 février était "l'unique option" pour renverser le gouvernement en place. Quant à Reza Pahlavi, "nous n'avons pas d'autre choix que de croire en lui".
Si Ehsan Terani n'est pas un "soutien direct" du fils du shah, il pense qu'en cas du chute de gouvernement iranien, "il n'y aura pas d'autre alternative pour la période de transition". Mais cet habitant de Montréal souhaite avant tout la tenue "d'élections libres pour que le peuple puisse choisir ses dirigeants et le système dans lequel le pays veut vivre".
Reza Pahlavi, qui n'est pas retourné en Iran depuis la révolution de 1979 ayant renversé la monarchie, dirige l'un des nombreux mouvements d'opposition basés à l'étranger et se présente comme une alternative en cas de chute du pouvoir iranien.
Il est apparu sur le devant de la scène internationale au moment du mouvement de contestation en Iran qui a culminé en janvier et a été réprimé dans le sang, un des plus importants depuis la proclamation de la République islamique.
Mais l'opposition iranienne demeure fragmentée et les groupes issus de minorités ethniques s'opposent depuis longtemps à ses partisans.
A.Kunz--VB