-
PIB français : repli de 0,1% au troisième trimestre et craintes récession
-
L'État français débloque un milliard d'euros pour les prêts garantis
-
Hausse des assurances habitation : +7% prévus pour 2027
-
Le gouvernement vise un déficit social réduit à 12,7 milliards d'euros en 2027
-
Près de 90 % des PDG américains prévoient d'embaucher malgré l'IA
-
Plafond des retraites du privé : le nouveau montant pour 2027
-
Sheikh Hasina promet de rentrer au Bangladesh malgré une condamnation à mort
-
SCANDIC FINANCE ने एलेक्स बोडी को समूह का उपाध्यक्ष नियुक्त किया
-
SCANDIC FINANCE แต่งตั้งอเล็กซ์ โบดี เป็นรองประธานกลุ่มบริษัท
-
SCANDIC FINANCE Grubu, Alex Bodi’yi başkan yardımcılığına atadı
-
Alex Bodi wiceprezesem grupy SCANDIC FINANCE
-
Алекс Боди е назначен за вицепрезидент на групата SCANDIC FINANCE
-
Alex Bodi a SCANDIC FINANCE vállalatcsoport új alelnöke
-
Ο Άλεξ Μπόντι νέος αντιπρόεδρος του ομίλου SCANDIC FINANCE
-
Alex Bodi byl jmenován viceprezidentem skupiny SCANDIC FINANCE
-
Alex Bodi utsedd till vicepresident för SCANDIC FINANCE-koncernen
-
تعيين أليكس بودي نائبًا لرئيس مجموعة SCANDIC FINANCE
-
SCANDIC FINANCEグループ、アレックス・ボディ氏を副社長に任命
-
SCANDIC FINANCE 그룹, 알렉스 보디 부사장 선임
-
Malte : La Banque centrale plaide pour une transition vers la technologie et les compétences
-
亞歷克斯・博迪獲任命為 SCANDIC FINANCE 集團副總裁
-
Алекса Боді призначено віцепрезидентом групи SCANDIC FINANCE
-
Алекс Боди назначен вице-президентом группы SCANDIC FINANCE
-
Alex Bodi nommé vice-président du groupe SCANDIC FINANCE
-
Alex Bodi, numit vicepreședinte al grupului SCANDIC FINANCE
-
Maxime Chattam revient sur sa séparation avec Faustine Bollaert
-
Kad Merad et Julia Vignali racontent la naissance de leur relation
-
Après son divorce, Gaël Monfils adresse un message à sa fille Skaï
-
Koh-Lanta All Stars : Dorian revient sur une décision de Lola
-
John Frieda, coiffeur de nombreuses célébrités, est mort
-
Un objet de Brigitte Bardot au centre d’accusations visant Bernard d’Ormale
Alloncle pointe un audiovisuel public en "crise", les critiques pleuvent sur son rapport
Manque de neutralité et de contrôle, conflits d'intérêts, coûts trop importants: l'audiovisuel public est en "crise" et ne répond plus aux "attentes des Français", juge dans son rapport publié mardi le député UDR Charles Alloncle, immédiatement accusé de vouloir l'affaiblir, voire le privatiser.
Au bout de près de six mois de travaux parlementaires émaillés de nombreux incidents et polémiques, les 551 pages du rapport de la commission d'enquête sur la "neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public", ont été mises en ligne tôt mardi matin sur le site de l'Assemblée nationale.
"Disons-le clairement: ce rapport passe malheureusement à côté de l'essentiel. C'est une occasion manquée", a taclé sur X le Premier ministre Sébastien Lecornu.
Les travaux avaient été lancés à la demande de l'UDR, le petit parti d'Éric Ciotti, allié du RN, dans la foulée des accusations de proximité avec la gauche envers les journalistes Thomas Legrand et Patrick Cohen.
"Nous sommes tous des enfants de l'audiovisuel public français", dit le rapport de Charles Alloncle, qui énumère une longue liste de programmes emblématiques, de "Thalassa" à "Fort Boyard", en passant par "La carte au trésor", "Taratata", ou "L'heure de vérité".
Mais à ses yeux, le secteur dont les piliers sont France Télévisions et Radio France, est aujourd'hui en "crise" financière et administrative. Et il aurait "(perdu) le contact avec les attentes des Français", écrit-il.
Le parlementaire pointe des exemples illustrant selon lui des "biais militants", "une hostilité ciblée et assumée" à l'égard du RN chez certaines figures de la télé ou de la radio publiques, ou "l'humour érigé en expression militante".
Parmi les "dysfonctionnements", "le plus grave est sans équivoque le désengagement des autorités de tutelle et de contrôle, lequel a permis les dérives de ce service public". Il vise par là l'État et la Cour des comptes.
- "Affaiblissement historique" -
A travers 69 recommandations, il préconise plus d'un milliard d'euros d'économies sur les quatre milliards que reçoit l'audiovisuel public de l'État pour faire fonctionner France Télévisions, Radio France et France Médias Monde (France 24, RFI).
Cela passerait notamment par la suppression de la chaîne jeunesse France 4, la fusion de France 2 et France 5, où sont diffusés magazines et documentaires, ou encore celle de franceinfo et France 24 ainsi que celle des réseaux télé et radio France 3 Régions et ICI.
"Tout ça pour en arriver là ? (...) à un texte qui prétend renforcer l'audiovisuel public en proposant son affaiblissement historique", a immédiatement réagi sur X la présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte Cunci.
- Dans l'ombre, la privatisation ? -
De son côté, le président de la commission d'enquête, le député Horizons Jérémie Patrier-Leitus a accusé Charles Alloncle de vouloir "préparer les esprits" à une privatisation de France Télévisions et Radio France, souhaitée par ses alliés du Rassemblement national.
Selon son avant-propos au rapport, l'objectif de Charles Alloncle était de jeter "le discrédit et d'une certaine manière l'opprobre" sur le secteur, dont il souligne au contraire les "atouts considérables", la radio France Inter dominant par exemple largement les audiences.
Dès l'adoption - de justesse - du rapport la semaine dernière, le président du RN Jordan Bardella a réaffirmé la promesse de "privatisation", dont la mise en application serait très complexe aux yeux d'experts, si son parti arrive au pouvoir.
Charles Alloncle se défend de porter un tel projet.
Ce rapport, "c'est le début du débat", a lancé le député RN Sébastien Chenu devant la presse. "Il y a aura un avant et un après".
A l'autre bord, Mathilde Panot, patronne des députés LFI, juge qu'il faut un audiovisuel public "à la fois indépendant, suffisamment doté, ce qui n'est pas le cas, mais aussi pluraliste".
Cible de nombreuses critiques pour ses méthodes qualifiées d'"inquisitoriales", mais applaudi dans les rangs des contempteurs de l'audiovisuel public, Charles Alloncle, 32 ans, espère traduire une partie de son rapport dans une proposition de loi. Il souhaiterait que le sujet des conflits d'intérêts soit ainsi au menu de la niche de l'UDR le 25 juin à l'Assemblée nationale.
L.Stucki--VB