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"Triste et en colère": Minneapolis se recueille dans le froid polaire
"Je suis en colère mais je n'ai pas peur", affirme Lucy. La jeune femme fait partie de ceux qui bravent le froid polaire à Minneapolis dimanche pour se recueillir là où Alex Pretti a été tué la veille par des agents fédéraux engagés dans des opérations anti-immigration.
Un mémorial a été improvisé dans la neige en hommage à cet infirmier américain de 37 ans, à l'endroit précis des tirs fatals, sur Nicollet Avenue, une artère commerçante connue pour ses nombreux restaurants proposant des cuisines du monde entier - illustration du caractère cosmopolite de cette ville du nord des Etats-Unis.
Il y a moins de trois semaines, un autre mémorial avait été dressé dans une rue résidentielle à environ deux kilomètres de là pour Renée Good, une Américaine du même âge tuée par un agent de la police de l'immigration (ICE).
Le périmètre est délimité par du ruban jaune. Des voitures de police sont postées de l'autre côté de la route.
"Arrêtez de nous tuer", "Ca suffit. ICE dehors", "Alex devrait être là", affichent des pancartes déposées au milieu de bouquets de fleurs et de bougies qui s'entassent par dizaines.
Certains s'agenouillent malgré le sol glacé, alors que la température a atteint -20°C, d'autres restent debout en silence. Un couple, elle les larmes aux yeux, vient déposer un cadre avec les photos côte à côte de Renee Good et d'Alex Pretti, et chacun allume une bougie. Une femme entonne le chant "Amazing Grace" sous un soleil hivernal.
Doudoune noire, cache-oreilles blanc et gants en laine multicolores, Lucy - qui n'a communiqué que son prénom - est à genoux, pliée en deux par le chagrin, secouée par les sanglots. D'autres personnes venues se recueillir comme elle tentent de la réconforter.
"Je suis triste et en colère face à cette perte", dit-elle la voix cassée à l'AFP.
- "Chiens et loups" -
"Mais je n'ai pas peur d'être là et je n'ai pas peur de continuer le combat et de défendre ce qui est juste, même si ça me met en danger", poursuit la jeune femme. "Parce que si on ne se battait pas, comme Alex l'a fait, comme Renee l'a fait, simplement parce que la situation devient effrayante, ce ne serait pas juste."
"Je veux montrer aux immigrés qui font partie de notre communauté depuis si longtemps qu'ils sont des nôtres et que nous n'allons pas les laisser être emmenés" par la police de l'immigration, qui mène des opérations d'envergure dans l'agglomération de Minneapolis depuis près de deux mois maintenant, reprend-elle, déterminée à ne pas abandonner le terrain "aux chiens et aux loups que sont ICE".
"Étonnamment je n'ai pas peur parce que c'est chez moi, c'est ma vie, ce sont les miens et je ferais n'importe quoi pour eux", affirme Lucy.
La jeune femme veut se souvenir d'Alex Pretti comme de "quelqu'un qui ne s'est pas défilé quand les choses ont pris une mauvaise tournure. Il n'a pas abandonné sa communauté. Il a défendu l'amour, il a défendu les gens, il n'a pas fui quand la situation est devenue effrayante, et il est mort pour ça."
Assise sur une chaise à proximité, Elizabeth a elle des mots pour l'importante communauté somalienne de la ville, violemment prise pour cible dernièrement par Donald Trump.
"Ce que notre président a dit à leur propos et la diabolisation de ces personnes, respectueuses et travailleuses, est révoltant", se désole-t-elle.
Après la mort d'Alex Pretti, des milliers de personnes ont manifesté samedi dans le centre-ville de Minneapolis. Un nouvel appel à la mobilisation a été lancé pour dimanche après-midi.
R.Fischer--VB