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Au Pakistan, Imaan Mazari, l'avocate des marginalisés face à l'État
Des Afghans aux journalistes, en passant par les accusés de blasphème, l'avocate pakistanaise Imaan Mazari a fait de la défense des communautés marginalisées son combat, s'attirant en retour les foudres du pouvoir.
Samedi, Imaan Mazari et son époux Hadi Ali Chattha, également avocat, ont été condamnés à dix ans de prison pour la publication de contenus jugés "anti-étatiques" sur les réseaux sociaux.
"La vérité semble extrêmement difficile à défendre dans ce pays", avait-elle regretté mardi auprès de l'AFP devant un tribunal d'Islamabad. "Mais nous le savions en choisissant cette profession. Nous sommes prêts à faire face et ne reculerons pas".
Issue d'une famille influente, Imaan Mazari est la fille de l'ancienne ministre des Droits de l'Homme Shireen Mazari et d'un éminent pédiatre.
Si sa mère se dit "fière du combat" mené par sa fille en faveur des plus "défavorisés et marginalisés", elle confiait mardi craindre pour sa sécurité. "Nous nous attendons à ce qu'elle souffre elle aussi pour avoir dénoncé des violations des droits humains", déclarait-elle.
-Un "défi constant"-
Avocate pro bono, Imaan Mazari s'est illustrée dans des dossiers particulièrement sensibles, notamment ceux portant sur des accusations de disparitions forcées imputées aux services de sécurité et visant les Baloutches, une minorité vivant entre l'Afghanistan, l'Iran et le Pakistan.
Elle a notamment défendu la figure de proue de ce mouvement, Mahrang Baloch, emprisonnée depuis mars 2025.
L'avocate intervient aussi régulièrement dans des affaires de blasphème -une accusation grave au Pakistan très majoritairement musulman- ainsi que dans des dossiers concernant des Afghans confrontés à une répression accrue des autorités.
En novembre, le Parlement a adopté une réforme constitutionnelle prévoyant une refonte du système judiciaire et remettant en cause son indépendance, selon ses opposants.
Malgré tout, Imaan Mazari a poursuivi son engagement, rapporte Asad Ali Toor, journaliste qu'elle a défendu dans plusieurs affaires. Elle représente "un défi constant pour l'État" en défendant "tous ceux qui subissent directement ses agissements", affirme-t-il.
"Issue d'une famille très aisée, elle s'est considérablement compliqué la vie par son activisme", ajoute-t-il.
-"Continuer à se battre"-
Diplômée de l'Université d'Édimbourg, Imaan Mazari est régulièrement ciblée par des remarques sexistes et des photomontages diffusés sur les réseaux sociaux, dans un pays conservateur où l'honneur des femmes occupe une place centrale.
En 2025, elle a reçu le prix "Jeune Inspiration" du Forum mondial de l'expression pour son " courage, son intégrité et son impact exceptionnels dans la défense de l'État de droit et de la justice".
La même année, le rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des défenseurs des droits de l'homme a estimé que les poursuites engagées contre elle "semblent refléter un usage arbitraire du système judiciaire à des fins de harcèlement et d'intimidation".
En janvier 2026, lors d'une conférence de presse, le porte-parole de l'armée pakistanaise avait mis en cause l'avocate en dénonçant des "éléments occultes commettant des crimes subtils". "Ils agissent sous couvert de démocratie et de droits de l'homme pour promouvoir le terrorisme", avait déclaré le lieutenant-général Ahmed Chaudhry.
Malgré ces accusations, Imaan Mazari martelait mardi inlassablement vouloir poursuivre son combat aux côtés de son mari: "nous ne sommes pas les premiers à être emprisonnés illégalement dans ce pays".
F.Stadler--VB