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En Côte d'Ivoire, domination écrasante du parti au pouvoir et opposition au bord du gouffre
Les législatives ivoiriennes du 27 décembre ont entériné la toute puissance du parti au pouvoir qui détient une écrasante majorité dans toutes les institutions du pays, au risque de menacer de quasi-disparition l'opposition.
Avec près de 80% des députés, un sénat pratiquement monocolore et une large domination dans les municipalités et les conseils régionaux, le parti d'Alassane Ouattara, réélu fin octobre pour un quatrième mandat, ne laisse que des miettes aux autres partis.
- Le rouleau compresseur RHDP -
Les militants du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) assurent que c'est le dynamisme économique et la stabilité dans une région troublée garantis par M. Ouattara depuis son arrivée au pouvoir en 2011 qui expliquent ce succès.
Cette domination est le "résultat d'une discipline, d'une organisation et des gros moyens mis à disposition des candidats", estime William Assanvo, chercheur à l'Institut des études de sécurité (ISS).
"Depuis des décennies, notamment en milieu rural, on explique qu'il faut élire quelqu'un qui est proche du pouvoir pour pouvoir obtenir des infrastructures. Et cela suffit à mobiliser certains électeurs", note de son côté Francis Akindès, enseignant chercheur à l'université de Bouaké (centre).
Du côté des détracteurs, on pointe une participation faible (35% aux législatives, 50% à la présidentielle) et un verrouillage des élections, avec l'exclusion par la justice de figures de l'opposition, à la présidentielle.
- L'opposition menacée d'extinction -
Historiquement, depuis les années 90, la Côte d'Ivoire est répartie en trois grands blocs politiques: le camp pro-Ouattara, fort dans le nord, le camp pro-Gbagbo puissant dans le sud et l'ouest et le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), ancien parti unique et historique du pays, ancré dans le centre.
Mais les dernières élections montrent que l'hégémonie du RHDP dépasse désormais ces frontières régionales.
Avec la division par deux de son nombre de députés, le PDCI sort considérablement affaibli des législatives, après une présidentielle où il n'a pas présenté de candidat, refusant de désigner un plan B pour pallier l'exclusion de son leader Tidjane Thiam.
Ce dernier est hors du pays depuis mars - il dit notamment craindre d'être arrêté s'il rentre - et a donc été loin du terrain pendant toutes ces périodes de campagne électorale.
"Cette absence de leadership est un problème pour le parti. Qui tient la machine? Qui prend la parole sur le terrain? On ne sait pas, et ça a affaibli nos candidats", déplore un responsable du PDCI.
"Il y a des fractures dans le parti qui ont contribué à le fragiliser", confirme William Assanvo.
La situation n'est guère plus reluisante dans le camp de l'ex-président Laurent Gbagbo dont le parti a boycotté les législatives et qui n'aura donc aucun élu à l'Assemblée.
"La politique de la chaise vide est une erreur capitale. Les partis d'opposition vont connaître des crises internes", craint Francis Akindès.
L'opposition dénonce par ailleurs des arrestations dans ses rangs - deux députés PDCI ont été élus samedi alors qu'ils sont en prison - le pouvoir répondant que la justice agit de manière indépendante et dépolitisée.
- La succession de Ouattara au menu -
Alassane Ouattara qui aura 84 ans jeudi entame son quatrième mandat qui est constitutionnellement le dernier qu'il peut faire. Or il a assuré qu'il s'agirait d'un quinquennat de "transmission générationnelle".
Passera t-il la main en cours de mandat?
Légalement, le vice-président est celui qui prend la succession en cas d'empêchement du chef de l'Etat. L'actuel tenant du poste, Tiemoko Meyliet Koné au profil de technocrate méconnu, s'est fait élire député avec 99,9% des voix samedi.
Et tous les grands cadres du parti ont été confortés samedi: le puissant ministre de la Défense et frère du président, Tene Birahima Ouattara, le président de l'Assemblée Nationale Adama Bictogo, l'ex-Premier ministre Patrick Achi mais aussi des ministres, plus jeunes comme Mamadou Touré (50 ans) ou Amadou Koné (59 ans) dans les importantes villes du centre du pays, Daloa et Bouaké.
"Les dents seront longues au RHDP! Il est encore un peu tôt, mais d'ici deux ans, c'est un combat de titans qui va se jouer. Chacun va pousser son agenda personnel et la bataille sera féroce", prédit Francis Akindès.
"Le RHDP est uni parce qu'il y a la figure tutélaire de Ouattara qui maintient l'édifice. Mais malgré son hyper-domination, le parti sera confronté à ses propres défis en termes de succession", explique M. Assanvo.
Après ces législatives, de nombreux observateurs soulignent que le pouvoir a plus que jamais tous les outils en main pour une éventuelle révision de la Constitution qui modifierait l'ordre de succession ou le nombre maximum de mandats présidentiels: deux tiers des parlementaires sont nécessaires pour faire approuver une réforme.
G.Frei--VB