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Argentine: "il m'a menti comme les autres", ou quand la ferveur Milei s'estompe
"Milei m'a menti, comme tant de fois d'autres politiciens m'ont menti...". Dans une petite ville de province argentine, à 120 km de Buenos Aires, de celles qui ont surpris en votant Javier Milei en 2023 pour la rupture, perce une désillusion, qui devrait peser lors des législatives du 26 octobre.
San Andres de Giles, 25.000 âmes, une ADN rurale ancrée au milieu de la pampa (plaine) agricole, résolument assoupie à l'heure de la sieste. Et résolument "Mileiste" à la présidentielle de novembre 2023 : 58%, soit au-dessus de la moyenne nationale.
"J'ai cru en Milei, et aujourd'hui je me sens totalement déçue", médite Jacqueline Garrahan, 58 ans, dans la bibliothèque où elle range les livres pour complémenter une retraite d'enseignante de 600 dollars par mois. Avec laquelle elle doit aussi subvenir à sa fille étudiante.
"Milei n'était pas tout a fait carré, ou bien dans sa tête, mais on a voté pour lui quand même", poursuit Jacqueline, qui plus que tout se décrit "antipéroniste", c'est-à-dire hostile au courant nationaliste-social (centre-gauche) dont des présidents ont gouverné 17 des dernières 23 années. Sans parvenir à résoudre durablement une économie instable et une inflation chronique.
Dans les rues de "Giles", comme on dit ici, où passent les camions chargés de blé, les engins agricoles, il n'est pas rare de croiser des excédés de l'avant Milei, tombés en 2023 dans les bras de "l'outsider", et déçus de nouveau.
- "Il est violent" -
Ainsi Natalia Schiro, vendeuse en pharmacie de 35 ans, qui attend à la sortie de l'école. "Comme tout le monde, je voulais un changement, et on a choisi le changement en 2023. J'ai voté Milei, mais à présent je suis dépitée de notre quotidien", dit-elle en référence, surtout, au pouvoir d'achat au point mort malgré une inflation officiellement maîtrisée.
Pour Jacqueline, c'est un ensemble de choses : "Je pensais qu'il venait pour apaiser", dit-elle de Javier Milei, qu'elle espérait voir tourner la page de l'éternelle polarisation politique argentine. "Mais en fait il est violent, agressif", dit-elle de sa voix douce, posée, d'ex-enseignante. "Et puis je pensais qu'il allait en finir avec la corruption", pointe-t-elle.
Car le vernis "anti-caste corrompue" du projet Milei s'est quelque peu écaillé en 2025. D'abord en février lorsque le président a fait sur X la promotion d'une cryptomonnaie, avant de se rétracter.
Puis en août, quand sa sœur et éminence grise Karina, a été égratignée -non inculpée à ce jour- dans une affaire de pots-de-vins sur l'achat de médicaments.
Puis tout récemment, lorsque José Luis Espert, un proche, a dû renoncer à être candidat à la députation, après la révélation de ses liens passés avec un homme d'affaires aujourd'hui poursuivi pour narcotrafic.
"Avec une économie déprimée, des scandales de corruption, et une grosse incertitude sur la façon dont il va gérer l'après-élection, il est probable que Milei soit beaucoup moins séduisant" qu'en 2023, diagnostique Gabriel Vommaro, politologue de l'Université de San Martin.
Ajouté à cela l'irritation du puissant "campo" (le monde agricole) argentin, qui espérait voir le libéral Milei lever, une fois pour toutes, les taxes à l'exportation. Et pas seulement pour une fenêtre de quelques jours comme il le fit en septembre par besoin d'entrée de devises.
"On est dans une incertitude totale, impossible de se projeter", peste Aldana Guanzini, 37 ans, céréalière depuis trois générations, qui cultive blé, maïs et le soja, à 80% pour l'export.
- Désenchantement -
En 2023, le vote de Giles, fief plutôt péroniste, pour cet économiste-polémiste, plus médiatique que vraiment connu, qui n'avait quasiment jamais arpenté les provinces mais inondait les réseaux sociaux, avait surpris.
Il a encore étonné le 7 septembre dernier lors d'un scrutin régional important, à valeur de test, Giles rebasculant pour le péronisme. La bourgade serait-elle baromètre du désenchantement du pays ?
Dans un contexte de législatives, avec une offre politique plus dispersée, il est fort possible que des électeurs qui fuyaient le péronisme, et à présent déçus de Javier Milei, aillent voir ailleurs, comme le centre-droit, estime Gabriel Vommaro.
"Beaucoup de gens ici te disent la même chose : +Et maintenant qu'est-ce qu'on fait ? Pour qui on vote ?+ C'est frustrant", soupire Jacqueline.
Mais attention, prévient le politologue : "Ca ne veut pas du tout dire que dans un second tour de présidentielle (2027), ces gens ne choisiraient pas de nouveau Milei". Mais pour l'heure et les législatives, "ce qui est sûr c'est qu'il ne se dirige pas vers une victoire écrasante".
Mais il est probable que Javier Milei s'en contenterait. Selon les sondages convergents, il devrait augmenter sa maigre base parlementaire de 2023, et donc sa marge de manœuvre dans un Parlement jusque-là rétif.
C.Bruderer--VB