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Jair Bolsonaro, l'ancien capitaine qui met au défi la démocratie brésilienne
Nostalgique assumé de la dictature, il a multiplié les défis aux institutions quand il présidait le Brésil. Condamné à 27 ans de prison pour tentative de coup d'Etat, Jair Bolsonaro a toujours juré n'être "jamais sorti du cadre de la Constitution".
Le capitaine de l'armée à la retraite n'a jamais renié les années de plomb de la dictature militaire (1964-1985), dont à ses yeux "l'erreur a été de torturer et non de tuer" les dissidents.
Cette déclaration datant de 2016, trois ans avant le début de son mandat à la tête de la première puissance d'Amérique latine (2019-2022), illustre son style, riche en sorties misogynes, racistes ou homophobes.
Le soutien tonitruant du président américain Donald Trump n'y a rien fait: il a été condamné jeudi à 27 ans de prison pour un projet de coup d'Etat lors de son procès historique devant la Cour suprême.
Déjà inéligible jusqu'en 2030 pour désinformation électorale, le leader de la droite brésilienne a été reconnu coupable d'avoir voulu empêcher l'investiture de son rival de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, son tombeur au scrutin de 2022.
- Clan familial -
Pour accéder aux sommets, ce populiste à la syntaxe approximative, qui aime à se présenter en Brésilien ordinaire en short et maillot de foot, s'était habilement assuré le soutien des puissants lobbies de l'agronégoce et des évangéliques.
Une ascension en famille. Né le 21 mars 1955 dans la région de Sao Paulo, dans un foyer d'origine italienne, Jair Bolsonaro a eu cinq enfants avec trois femmes différentes. Les quatre premiers se sont lancés en politique.
Avec ses garçons et sa dernière épouse Michelle - une fidèle évangélique âgée de 27 ans de moins que ce catholique -, il forme un clan redoutablement efficace.
Par ses contacts entretenus avec l'administration Trump, son fils Eduardo, installé aux Etats-Unis et soutenu financièrement par son père, revendique d'avoir pesé dans les sanctions infligées par Washington au Brésil.
Référence avouée de l'ancien chef d'Etat brésilien, Donald Trump a infligé des surtaxes douanières punitives au pays sud-américain, en représailles à une supposée "chasse aux sorcières" contre son allié.
- 700.000 morts -
S'il promet de "rétablir l'ordre" à son investiture en janvier 2019, le mandat de celui qui avait été élu député continûment à partir de 1991 a été émaillé de crises, malgré un bilan économique plutôt positif.
Jugée calamiteuse par les experts, sa gestion de la pandémie de Covid-19, qui fait près de 700.000 morts au Brésil, donne lieu à d'intenses bras de fer avec la Cour suprême.
Climato-sceptique, il laisse la déforestation en Amazonie bondir.
Au deuxième tour en 2022, il perd d'un cheveu. Groggy, il rejoint la Floride deux jours avant la fin de son mandat.
Le 8 janvier 2023, des milliers de sympathisants bolsonaristes prennent d'assaut les lieux de pouvoir, appelant - en vain - à une intervention militaire.
Une scène qui rappelle l'assaut du Capitole deux ans plus tôt par des partisans de son "ami" Donald Trump, qui en retour considère le Brésilien comme "un grand monsieur".
- "Humiliation" -
Avant même sa condamnation, M. Bolsonaro était affaibli comme jamais.
Après avoir subi à la mi-juillet, selon ses propres termes, la "suprême humiliation" d'un bracelet électronique, privé de réseaux sociaux dont il usait à profusion, il est assigné à résidence.
Il accumule les problèmes de santé, découlant d'un attentat à l'arme blanche qu'il avait subi durant la campagne présidentielle de 2018. Il s'en était sorti avec de graves blessures à l'abdomen.
En mai, il a été soumis à une lourde intervention chirurgicale. Paradoxe pour lui qui aime à poser en homme fort, il n'a pas hésité à se montrer en état de faiblesse, exhibant sondes, tubes et cicatrices dans des vidéos très crues.
Coup dur supplémentaire, il est interdit de contact avec son fils Eduardo: tous deux sont menacés d'inculpation pour entrave au procès du père pour tentative de coup d'Etat.
"Ma famille a été persécutée, visée par des enquêtes et ridiculisée dans les médias, sans pitié ni compassion", se lamentait Jair Bolsonaro il y a quelques mois.
P.Keller--VB