-
Afrique du Sud: le cerveau d'un vaste trafic de cornes de rhinocéros finalement condamné à une amende
-
Plastique: le Parlement européen vote une obligation de recyclage dans les voitures neuves
-
Sophie Binet (CGT) appelle l'Etat à être "au rendez-vous" pour sauver Fibre Excellence
-
Volkswagen: une voix indépendante au conseil s'en va, les actionnaires doutent du redressement
-
Niger: tirs pendant plusieurs heures près de l'aéroport de Niamey, possible attaque jihadiste
-
La Banque d'Angleterre maintient comme attendu son taux directeur à 3,75%
-
A Gaza, un Mondial de foot doux-amer
-
Trump balaie les critiques après la signature de l'accord avec l'Iran
-
Fête de la musique: LFI accuse de "mensonge" le gouvernement après l'interdiction de son concert
-
Concurrence accrue, tension sur la ressource: les pêcheurs à Cherbourg pour leurs assises
-
En pleine crise existentielle, les métiers de la presse manifestent à Paris
-
Classés sans suite: la plateforme supprime la possibilité aux victimes de nommer leurs agresseurs
-
Maisons France Santé: un soutien pour l'accès aux soins qui fait débat
-
Les Emirats arabes unis interdisent à leur tour les réseaux sociaux aux moins de 15 ans
-
Une membre indépendante du conseil de surveillance de Volkswagen jette l'éponge
-
Le boom de l'IA va faire grimper le prix des iPhone, prévient le patron d'Apple
-
Patchs cutanés dopés à l'IA, détecteur de fausses voix... Les innovations surprenantes de VivaTech 2026
-
Mondial-2026: Ronaldo dans le ton de l'Espagne, Kane sur les traces de Messi et Mbappé
-
Après la signature de l'accord irano-américain, coup d'envoi des négociations vendredi
-
Les pêcheurs réunis à Cherbourg pour leurs assises annuelles
-
Otan: Hegseth annonce un réexamen de la présence militaire américaine en Europe
-
El Niño: deux agences de l'ONU lancent un appel conjoint à l'aide préventive
-
Allemagne: un institut économique plus optimiste que le gouvernement sur la reprise économique
-
Niger: retour au calme à Niamey après une possible attaque jihadiste contre l'aéroport
-
Carburants: le gouvernement "voit le bout" de la crise
-
Taïwan espère une vente d'armes américaine "dès que possible", Pékin met en garde contre une "impasse"
-
Top 14: Billy Vunipola, l'homme fort de Montpellier
-
Les quartiers populaires "surexposés" lors des canicules, alerte la Fondation pour le logement
-
Défense: John Cockerill mise sur un blindé développé à la vitesse de l'automobile
-
La Bourse de Paris en petite hausse, entre accord Etat-Unis/Iran et Fed plus ferme
-
Moscou frappée par une vaste attaque ukrainienne, une importante raffinerie touchée
-
Présidentielle en Colombie: salut militaire et K-pop s'invitent dans la campagne
-
Venezuela: dénonciation de mauvais traitements des prévenus au procès "PDVSA Cripto"
-
Plateforme Classés sans suite: quand des victimes dénoncent, en ligne, leurs agresseurs
-
Niger: des tirs entendus à l'aéroport de Niamey, possible attaque jihadiste
-
Fortes chaleurs: la SNCF supprime 71 trains Intercités
-
Grippe aviaire: 13.000 petits d'éléphants de mer morts sur une île australienne isolée
-
Niger: des tirs entendus à l'aéroport de Niamey
-
Renouveler la flotte: l'appel des pêcheurs à "lever les obstacles"
-
Les principaux points de l'accord Iran-Etats-Unis
-
La Chine s'apprête à durcir les règles de concurrence autour des livraisons de repas
-
Fermer les écoles ou les laisser ouvertes malgré la chaleur: le dilemme des maires
-
Cuba restreint l'accès aux transports publics, faute de carburant
-
Avec des étés de plus en plus chauds, l'Inde apprend à s'adapter
-
Face à une crise de la presse qui s'aggrave, les syndicats tentent de mobiliser
-
Malgré les promesses, les robots humanoïdes à tout faire ne sont pas pour tout de suite
-
Palantir, ce "défenseur de l'Occident" dont les Européens se méfient
-
Les présidents américain et iranien signent un accord pour cesser les hostilités
-
Face aux attaques sur son système énergétique, l'Ukraine développe le renouvelable
-
Le réseau social W, concurrent européen de X, lance sa version publique
Dans le vieux Delhi, l'inéluctable disparition des "havelis"
Jadis palais des nobles de l'ère moghole, ils ne sont plus que l'ombre d'eux-mêmes. Dans Old Delhi, la partie historique de la capitale de l'Inde, les "havelis" se meurent, victimes des successions familiales, de la pression urbaine ou de négligence.
Entre les murailles de Shahjahanabad, la ville-forteresse érigée au XVIIe siècle sur le site de l'actuelle mégapole indienne par l'empereur Shah Jahan, la plupart de ces riches et prestigieuses demeures ont aujourd'hui piètre allure: façades fissurées, volets déglingués et balcons affaissés...
Seule l'infime minorité de celles qui ont été entretenues ou rénovées témoignent encore de leur éclat révolu: larges cours, colonnades ciselées et bois vernis.
C'est le cas du haveli qui abrite aujourd'hui un centre culturel baptisé Kathika.
Une oasis d'opulence et de nostalgie qui s'évanouit sitôt le pied posé à l'extérieur, dans les rues du bouillonnant quartier historique de Chandni Chowk.
Le fondateur du centre Kathika, Atul Khanna, se félicite chaque jour d'avoir rénové le haveli qui l'accueille, même si l'entreprise a souvent ressemblé à une longue course d'obstacles.
"Le patrimoine pose des problèmes, et sa propriété n'est pas le moindre", confie-t-il. "Quand il y a de nombreux héritiers, la question vire au défi. Si le haveli tombe en ruines, qui va mettre la main à la poche pour le rénover ?"
Le droit des successions et les rivalités familiales n'arrangent rien, ajoute M. Khanna, qui plaide pour des règles de succession allégées dès lors qu'il s'agit de préserver l'histoire.
"Il devrait y avoir une procédure unique et simple pour toute personne qui souhaite protéger le patrimoine", argue-t-il.
Ces difficultés juridiques n'ont pas empêché la famille de Vidyun Goel de rénover le haveli familial pour en faire un magnifique hôtel, avec l'appui de généreux investisseurs.
Propriétés privées, ces maisons de maîtres, même chargées d'histoire, ne bénéficient d'aucune aide publique.
- "Œuvre d'art" -
"La rénovation d'Old Delhi restera marginale sans un soutien continu et un effort de promotion", résume-t-elle.
Si remarquables soient-ils, les havelis n'ont pas échappé non plus à l'urbanisation galopante. Dans le quartier de Roshanpura, dans le sud-ouest de New Delhi, où la demande de logements et de commerces pour une population toujours plus nombreuse n'en a épargnés que quelques-uns.
Ashok Mathur, 56 ans, est non seulement l'un de leurs rares propriétaires mais aussi un de leurs derniers résidents. "Nous sommes tombés amoureux de cette maison", résume ce locataire heureux de la quatrième génération.
Même si, il en convient, la vie y est de plus en plus difficile.
A l'intérieur, la facture de l'entretien et de la rénovation de son palais ne cesse de s'alourdir, rouspète-t-il. Planchers, plafonds et huisseries requièrent une attention constante.
Partisan convaincu de la rénovation des bâtisses d'antant, l'architecte K.T. Ravindran confirme. Même quand l'extérieur semble préservé, l'intérieur des havelis est souvent décrépi. "En y entrant, ça devient de plus en plus abîmé..."
Et au-delà de leur seule architecture en péril, c'est tout l'environnement extérieur de ces demeures qui a été bouleversé. Et avec lui une certaine idée de l'existence.
"La vie en communauté n'existe plus (...) nous vivons dans un cocon", déplore Ashok Mathur en décrivant le silence qui s'abat chaque soir sur sa rue à la fermeture des commerces.
L'historien Sohail Hashmi rappelle que, du temps de leur splendeur, les havelis faisaient partie "d'un écosystème bien plus grand de quartiers, de métiers et de traditions", où les maisons et les communautés qui les habitaient étaient étroitement liées.
Comme Athul Khanna le regrette, les conséquences du délabrement de ces maisons de maîtres vont bien au-delà de la disparition d'une architecture. "Quand vous perdez un haveli", résume-t-il, "vous perdez bien plus qu'une structure, car chaque élément qui le compose est un peu une œuvre d'art".
A.Zbinden--VB