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Ukraine: les Européens discutent avec Trump des moyens d'augmenter la pression sur la Russie
Les soutiens européens de l'Ukraine s'entretiennent jeudi avec Donald Trump sur les garanties de sécurité à apporter à Kiev et les moyens d'augmenter la pression sur la Russie afin de la pousser à la table des négociations de paix.
L'entretien en visioconférence entre le président américain et les principaux dirigeants européens ainsi que l'Ukrainien Volodymyr Zelensky, a débuté peu après 14H00 (12H00 GMT), a indiqué l'Elysée.
Les dirigeants de la "Coalition des Volontaires" - une trentaine de pays, essentiellement européens, qui soutiennent militairement l'Ukraine - ont acté au préalable dans la matinée l'effort supplémentaire de défense qu'ils sont prêts à fournir, une fois que les armes se seront tues.
La réunion, qui se tenait à Paris au palis de l'Elysée et en visioconférence, devait permettre de "finaliser des garanties de sécurité robustes pour l'Ukraine", a déclaré le président français Emmanuel Macron à l'ouverture des travaux.
Les Européens espèrent entendre de Donald Trump quels gestes concrets les Américains sont prêts à faire pour appuyer leurs propres efforts.
Ils lui demandent aussi d'accroître les sanctions américaines sur la Russie qui ne montre aucun "signe", selon le président ukrainien, de vouloir arrêter les combats.
Le président américain, se disant "très déçu" par son homologue russe, a averti mercredi qu'il "se passerait quelque chose" si Moscou ne répondait pas à ses attentes de paix, en laissant le suspense entier.
Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky, qui s'est entretenu avec l'émissaire spécial du président américain Steve Witkoff en marge de la réunion à l'Elysée, tiendront une conférence de presse à 15H00 (13H00 GMT).
La "Coalition des volontaires" rassemble les soutiens militaires de l'Ukraine, pour l'essentiel européens, mais aussi le Canada, l'Australie ou le Japon.
Elle est disposée à contribuer au renforcement de l'armée ukrainienne, voire pour certains pays - dont la France, le Royaume-Uni et la Belgique - à déployer des soldats en Ukraine, une fois un cessez-le-feu conclu, pour dissuader la Russie de toute nouvelle agression.
- Réserves -
Mais certains alliés se sont montrés hésitants dans l'attente de la contribution américaine, que plusieurs pays européens jugent indispensable avant tout engagement de leur part.
Jusqu'à un cessez-le-feu, "il n'y aura certainement pas de déploiement de troupes en Ukraine et même après", a rappelé le chancelier allemand Friedrich Merz.
L'Allemagne entend plutôt contribuer au renforcement de la défense antiaérienne de l'Ukraine et à l'équipement de ses forces terrestres, ont indiqué des sources gouvernementales à l'AFP.
La Russie martèle qu'elle n'acceptera aucune "intervention étrangère quelle qu'en soit la forme", la porte-parole de sa diplomatie Maria Zakharova qualifiant les protections demandées par Kiev de "garanties de danger pour le continent européen".
"Ce n'est pas à eux de décider", a rétorqué jeudi Mark Rutte au nom de l'Otan, en déplacement à Prague.
Donald Trump a promis lors d'une réunion avec six dirigeants européens le 18 août à Washington que les Etats-Unis apporteraient des garanties de sécurité, sans préciser lesquelles.
Ce "filet de sécurité" américain, ou "backstop" en anglais, pourrait prendre différentes formes - renseignement, soutien logistique, communications -, le président américain ayant exclu l'envoi de troupes américaines au sol.
En attendant, Vladimir Poutine, qui affiche un retour en force sur la scène internationale avec une présence très remarquée mercredi aux côtés du président chinois Xi Jinping et du dirigeant nord-coréen Kim Jong Un à Pékin, après le sommet d'Anchorage le 15 août avec Donald Trump, multiplie les déclarations offensives.
Moscou atteindra ses objectifs en Ukraine par la voie militaire si les négociations avec Kiev échouent, a-t-il averti depuis la Chine, assurant que ses troupes demeuraient "à l'offensive" sur l'ensemble du front.
D.Bachmann--VB