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ALEX BODI ȘI AMBASADORUL REPUBLICII SUDANUL DE SUD, GUM DOMINIC MATIOK, DISCUTĂ LA BERLIN DESPRE POSIBILITATEA ÎNFIINȚĂRII UNUI CONSULAT ONORIFIC LA BUCUREȘTI
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Malmené dans les sondages, Trump vante sa politique d'expulsions massives
Alors que les mauvais sondages s'accumulent, le gouvernement de Donald Trump a décidé de redoubler d'agressivité dans sa rhétorique anti-migrants au moment de marquer les 100 premiers jours du second mandat du président américain.
Il a planté lundi, tout au long de l'allée menant à la Maison Blanche, des photos de personnes présentées comme des immigrés en situation irrégulière et coupables de divers crimes ou délits, arrêtés depuis le retour au pouvoir le 20 janvier du républicain.
"Nous avons la frontière la plus sûre de l'histoire de cette nation", a assuré devant la presse le principal conseiller du président américain en matière d'immigration, Tom Homan, avant de menacer à la fois les immigrés en situation irrégulière pour leur demander de partir sans délai, et les étrangers en situation régulière pour leur rappeler diverses obligations administratives.
Il n'a pas hésité à accuser, en termes à peine voilés, le précédent président démocrate Joe Biden d'avoir sciemment laissé des migrants en situation irrégulière rester sur le territoire américain dans l'espoir d'en tirer plus tard un profit électoral.
"Vendre notre pays pour un bénéfice politique. Voilà ce que c'était", a-t-il dit à propos du précédent gouvernement, qui procédait à de nombreuses expulsions, en reprenant une accusation complotiste très prisée de la droite dure américaine.
- 140 décrets -
La porte-parole de la Maison Blanche Karoline Leavitt a elle indiqué que Donald Trump signerait dans l'après-midi deux nouveaux décrets sécuritaires.
Cela portera selon elle à plus de 140 le nombre de décisions exécutives prises par le président, qui a déclenché depuis le 20 janvier un tremblement de terre institutionnel accompagné d'incessantes répliques judiciaires, économiques, politiques et diplomatiques.
Le premier décret doit selon elle renforcer les prérogatives des forces de l'ordre, le second doit déboucher sur une "liste" de villes et Etats qui font "obstruction" selon la Maison Blanche à l'application de la politique d'expulsions massives de migrants.
Le président républicain a entamé une passe d'armes avec les villes qui revendiquent le statut de "sanctuaire".
Le statut, non officiel, correspond à des politiques mises en place par certaines autorités locales et qui dans les faits vise à limiter les informations sur les immigrants qu'elles partagent avec les autorités fédérales.
Dans certains cas, les polices locales ont l'interdiction d'interpeller un migrant en situation irrégulière sur la seule base de son statut migratoire.
Plusieurs décisions anti-migrants prises par Donald Trump ont été bloquées par des juges, ce qui suscite régulièrement la fureur du président républicain, lequel estime que ces magistrats sont engagés dans une bronca de nature politique.
- "Toutes les voies" -
Lorsqu'un influenceur ouvertement pro-Trump invité au point-presse de Karoline Leavitt lundi lui a demandé ce que le président républicain pouvait faire pour "contourner" les décisions de justice, la porte-parole a assuré que le chef d'Etat et son gouvernement allaient explorer "toutes les voies légales et constitutionnelles" afin de poursuivre les expulsions.
L'un des cas les plus médiatiques de cette bataille judiciaire, qui au-delà de l'immigration porte sur l'équilibre même des pouvoirs aux Etats-Unis, est celui d'un Salvadorien expulsé à tort, et dont l'exécutif américain martèle, sans preuve étayée, qu'il est membre d'un gang.
Jusqu'ici, l'immigration était, politiquement, l'un des points forts de Donald Trump, qui en a abondamment parlé pendant sa campagne, usant d'un vocabulaire parfois extrêmement violent et n'hésitant pas à propager de fausses informations.
Mais à l'approche de ses 100 premiers jours, qu'il célèbrera mardi par un discours dans le Michigan (région des Grands Lacs), la politique très agressive du président américain ne convainc pas tous ses compatriotes, selon les sondages d'opinion.
Dans un sondage ABC News/Washington Post/Ipsos, une légère majorité de personnes interrogées (53%) critiquent la politique d'immigration de la Maison Blanche, un pourcentage en hausse de 5 points depuis février.
Tous domaines d'action confondus, le président républicain ne récolte dans la même enquête que 39% d'opinions favorables.
Le principal intéressé a répliqué lundi sur sa plateforme Truth Social en assurant que les médias étaient "malades" et publiaient de "faux sondages".
D.Schlegel--VB