-
Les Houthis pro-iraniens revendiquent des attaques en mer Rouge, nouvelles frappes américaines en Iran
-
La BCE tentée par le statu quo malgré la reprise de l'escalade au Moyen-Orient
-
Washington veut développer le nucléaire civil en Arabie saoudite, en plein conflit avec Téhéran
-
Les Houthis, pro-iraniens, revendiquent des attaques contre deux pétroliers saoudiens en mer Rouge
-
Gironde: 1.400 hectares dévorés par les flammes, des milliers de personnes évacuées
-
Trump menace de bombarder centrales et ponts iraniens, Téhéran promet de riposter
-
Wall Street clôture en baisse avant les résultats d'Alphabet
-
Venezuela: un procès Maduro fixé au 1er juin 2027 à New York
-
Sur le départ, la ministre Monique Barbut va rester, tant qu'elle peut "agir"
-
La Bourse de Paris dans le vert grâce à Airbus et TotalEnergies
-
Tour de France: Jasper Philipsen, la lumière à Voiron
-
Recherche en ligne: Google lance ses résumés par IA en France, la presse inquiète
-
Hongrie : Orban affirme que l'enquête sur son parti est un "prétexte"
-
Les Bourses européennes terminent en hausse malgré le pétrole et les taux
-
Canicule de juin : une surmortalité record depuis 2003, marquée aussi chez les jeunes
-
Ukraine : 24 heures dans l'hôpital de Dnipro, au rythme ordinaire de la guerre
-
Sur le départ, la ministre Monique Barbut va rester, "à la demande" de Macron
-
Dans les massifs forestiers, l'ONF mesure la sécheresse des végétaux pour prévenir les incendies
-
Ormuz, Bab el-Mandeb ou Malacca: les détroits, zones de tensions géopolitiques et commerciales depuis le XVIe siècle
-
Wall Street en ordre dispersé, les investisseurs jouent la carte de la prudence
-
Trump menace de bombarder centrales et ponts iraniens, dans une guerre dont les coûts s'envolent
-
Royaume-Uni : le prince George fête ses 13 ans, avant la rentrée à Eton
-
Ebola en RDC et en Ouganda: le bilan dépasse désormais les 1.000 morts, selon l'OMS
-
Maduro de retour au tribunal à New York
-
En Inde, la crise entre les jeunes "cafards" et le gouvernement s'installe
-
Neuf mois après le cambriolage du Louvre, la galerie d'Apollon rouvre, sans ses joyaux
-
La publicité virtuelle bientôt autorisée sur les terrains de sport français?
-
A 100 km de Madrid, 32.000 hectares brûlés et l'angoisse d'un feu "féroce et sauvage"
-
Ukraine : qui est Mykhaïlo Drapaty, le nouveau commandant en chef de l'armée ?
-
La dix-huitième étape du Tour: premier volet de la trilogie alpestre
-
Sur le départ, la ministre de la Transition écologique va finalement rester, "à la demande" de Macron
-
A 90 ans, un médecin bulgare toujours au chevet de ses patients villageois
-
Dans la maison natale d'Hitler, l'Autriche ouvre un commissariat
-
Royaume-Uni: l'inflation ralentit, coup de pouce bienvenu au pouvoir d'achat pour le nouveau gouvernement
-
Il avait lancé Geo, Voici, Capital : le fondateur de Prisma, Axel Ganz, est mort à 88 ans
-
Lutte acharnée contre les brasiers de l'incendie du Var qui a parcouru 2.550 hectares
-
Le Livret A jamais autant boudé au premier semestre depuis 2008
-
Recherche en ligne: Google lance ses résumés par IA en France
-
L'empreinte carbone des mines de métaux plus importante que l'on ne le pensait, selon une étude
-
Dans une Tunisie écrasée par la chaleur, les coupures d'électricité attisent la colère
-
OpenAI fait état d'un piratage "sans précédent" d'une plateforme par ses agents d'IA
-
L'ancien patron de presse magazine Axel Ganz, fondateur de Prisma, est mort
-
Royaume-Uni: l'inflation ralentit, une aubaine sans doute temporaire pour le nouveau Premier ministre
-
Budget: Lecornu ne veut pas attendre la présidentielle
-
La Bourse de Paris en petite hausse, les taux d'emprunts flambent
-
Royaume-Uni: l'inflation ralentit, aubaine pour le nouveau gouvernement
-
ArcelorMittal visé par plusieurs redressements fiscaux en France
-
Barrage illégal dans le Lot-et-Garonne: amende alourdie pour l'ex-président de la chambre d'agriculture
-
Lutte acharnée contre l'incendie du Var qui a parcouru 2.550 hectares
Transport des bêtes: une loi à l'arrêt sur le bien-être animal en Europe
Il y a deux ans, la Commission européenne proposait une loi pour améliorer les conditions de transport des animaux en Europe. Mais les négociations sur ce texte, rejeté par les éleveurs, sont complètement bloquées.
Bruxelles voulait notamment limiter à neuf heures les trajets des animaux destinés à l'abattoir, augmenter l'espace dans les camions et protéger les bêtes des températures extrêmes, en rendant obligatoire le transport nocturne quand il fait trop chaud durant la journée.
Mais les discussions traînent en longueur et illustrent combien les Etats et l'aile droite du Parlement européen s'efforcent de ménager les agriculteurs depuis le mouvement de contestation agricole de 2024.
L'avenir du texte est désormais incertain.
Au Parlement, les deux rapporteurs, l'écologiste Tilly Metz et l'élu de droite Daniel Buda, n'arrivent tout simplement pas à s'entendre.
Il n'y a plus de calendrier, "la situation est complètement bloquée. C'est très très très frustrant", peste la première, une eurodéputée verte luxembourgeoise.
A ses yeux, la négociation n'avance pas, car cette loi vient "remettre en cause l'élevage intensif". Mais "je ne lâcherai pas", martèle Tilly Metz auprès de l'AFP, car la "cause animale est plébiscitée par les Européens" dans les enquêtes d'opinion.
Son collègue rapporteur, Daniel Buda, plaide de son côté pour une simple révision "ciblée" de la législation actuelle, qui date de 2005, mais "reste l'une des plus avancées au monde", affirme-t-il.
Selon cet eurodéputé roumain, les syndicats agricoles s'opposent à la nouvelle proposition législative parce qu'ils connaissent "mieux que quiconque la situation sur le terrain".
"Je ne peux pas rester sourd et aveugle" à leurs préoccupations, poursuit-il.
La loi en vigueur actuellement permet des trajets allant de 8 à 28 heures selon les espèces, et sans obligation de pause pour les porcs, ce que dénoncent les organisations de défense des animaux.
A l'intérieur des camions, elle autorise des températures allant de 5 à 30 degrés, mais tolère une marge de 5 degrés supplémentaires.
Selon la filière élevage, cette réglementation est "plutôt bien faite" et les véritables problèmes proviennent du manque de contrôles, notamment aux frontières de l'Europe.
- "Hors sol" -
La profession utilise aussi un argument contesté pour s'opposer à la réduction de la densité des bêtes dans les camions.
"Il vaut mieux que les animaux" soient "les uns contre les autres" pour éviter incidents et chutes en cas de "coup de frein", argue Patrick Bénézit, vice-président de la FNSEA, premier syndicat agricole français, qui critique les mesures "hors sol" proposées par Bruxelles.
La proposition de loi de l'UE est pourtant directement inspirée d'avis scientifiques et de recommandations de l'EFSA, l'autorité européenne de sécurité des aliments, qui réclame "plus d'espace, des températures plus basses" et "des trajets plus courts", afin de "renforcer la santé des animaux", un "élément clé pour la sécurité de la chaîne alimentaire".
Et des organisations environnementales s'inquiètent des "nombreuses lacunes" de la législation actuelle, vieille de vingt ans.
"Actuellement, l'espace prévu pour les animaux dans les véhicules de transport routier est très vague et surtout insuffisant", alors qu'ils ont besoin d'écarter les pattes pour rester stables en cas de secousses, selon Tea Dronjic, vétérinaire de l'ONG, Animal Welfare Foundation.
L'Autorité européenne de sécurité des aliments a fourni des "preuves scientifiques", mais de "nombreux Etats membres s'opposent" à la loi. Pour moi, c'est tout simplement incompréhensible", critique-t-elle.
Son organisation vient d'effectuer une mission à la frontière entre la Bulgarie et la Turquie, où les ONG mettent régulièrement en lumière des scandales de camions d'animaux bloqués plusieurs jours voire plusieurs semaines.
Ces organisations relaient des images chocs de bêtes blessées sanguinolentes ou des conditions déplorables dans lesquelles des vaches mettent bas, au pied de camions qui s'apprêtent à rentrer dans l'UE.
Les ONG appellent donc les 27 à être plus vigilants à leurs frontières tout en renforçant les règles à l'intérieur du continent.
Interrogée sur l'avenir de cette loi, la Commission européenne souligne quant à elle qu'il revient aux Etats membres et aux eurodéputés de trancher.
"Nous espérons bien sûr qu'ils pourront l'adopter rapidement", assure l'exécutif.
Un point pourrait être fait entre les Etats européens en décembre.
L.Meier--VB