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Sur un aérodrome isolé, l’Allemagne prépare ses défenses antidrone
C'est sur un aérodrome bâti par les Soviétiques que l'Allemagne prépare aujourd'hui ses défenses antidrone, pour faire face à la menace croissante à travers l'Europe que constituent, selon les autorités, la Russie et ses aéronefs.
D'une arme de guerre dominante dans la guerre en Ukraine, avec des innovations en série chez les Russes et les Ukrainiens, les drones hostiles sont devenus une réalité de la "guerre hybride" dans l'Union européenne.
Soit un ensemble de moyens non létaux que les Européens soupçonnent Moscou d'utiliser pour affaiblir leur défense, leur démocratie et leur cohésion sociale.
En Allemagne, on ne compte plus les signalements de vols au-dessus de bases militaires, de sites industriels ou d'aéroports. Pour Berlin, si certains sont l'oeuvre d'amateurs imprudents, d'autres sont très probablement des opérations d'espionnage ou d'intimidation russes, comme ceux ayant paralysé l'aéroport de Munich début octobre.
Face à la multiplication des incidents, le gouvernement, démuni, a promis des investissements à neuf chiffres dans les défenses antidrone et annoncé une réforme pour autoriser la police à abattre de tels appareils.
Sur l'aérodrome de Cochstedt, près de Magdebourg (est), les chercheurs du Centre allemand pour l'aéronautique et l'espace (DLR) travaillent d'arrache-pied à des solutions alternatives aux tirs pour neutraliser ces menaces volantes.
- Filets et pinces -
"Les contre-mesures doivent être adaptées avec précision à chaque situation", explique Johann Dauer, le responsable de la recherche sur les drones au sein de l'Institut des systèmes de vol du DLR.
"Si je veux protéger une foule, au cours d'un concert ou d'un événement politique, je ne peux pas provoquer le crash d'un drone. Je privilégierais des filets ou des drones chasseurs équipés de pinces" pour saisir leur cible, poursuit-il, pendant une visite du site à laquelle l'AFP a été conviée.
Parmi les solutions alternatives à l'usage de la force brute, M. Dauer cite également le brouillage, pour empêcher le pilotage d'un appareil.
Ou encore la transmission de faux signaux GPS, tandis que, selon lui, des signalements de drones interviennent "presque tous les jours".
Les chercheurs travaillent donc à Cochstedt, en toute discrétion, aux systèmes que les forces de l'ordre allemandes pourraient adopter à l'avenir.
L'isolement relatif du site offre un cadre propice. Etant un centre de recherche sur l'aéronautique sans pilote, il peut aussi s'affranchir de certaines règles de sécurité imposées à d'autres organismes pour tester drones et systèmes d'interception.
- Innovations menaçantes -
"Ici, nous avons l'autorisation de brouiller, de falsifier, voire d'utiliser des lasers — tout ce qu'on ne veut normalement pas dans un aéroport", explique Daniel Süllberg, le responsable du centre d'essai.
Ces contre-mesures électroniques peuvent perturber d'autres appareils. Leur déploiement exige donc des tests rigoureux mais aussi d'être à bonne distance de toute victime collatérale potentielle.
Dans la panoplie de capteurs et de radars, certains sont achetés auprès de fournisseurs militaires ou civils. D'autres sont conçus par les équipes du DLR pour détecter les drones, évaluer leur dangerosité et enfin déterminer la meilleure riposte.
Le coût reste un défi majeur. Certains systèmes très performants sont bien trop chers pour une utilisation à grande échelle, d'autant que leur efficacité sur le long terme est loin d'être garantie.
L'évolution technologique très rapide, portée par la guerre en Ukraine, le coût relativement faible des drones et le développement de l'intelligence artificielle accroissent le risque d'obsolescence des moyens de défense. Un problème que l'armée ukrainienne connaît bien.
Puisque "l'innovation est très forte du côté des menaces", souligne M. Dauer, "la défense doit suivre, tout en restant abordable. Car les drones que nous combattons ne sont souvent pas chers — la protection ne doit donc pas l'être non plus".
I.Stoeckli--VB