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Près des Grands Lacs, les menaces de Trump sur l'eau au coeur de la campagne électorale canadienne
Face au lac Huron, à la frontière entre le Canada et les Etats-Unis, pas de fleurs sur les pelouses de la ville canadienne de Sarnia, mais une flopée de pancartes rouges "Fiers d'être Canadiens", qui ont fait leur apparition ces dernières semaines.
Partout dans le pays, les attaques de Donald Trump envers le Canada et les stratégies politiques à mettre en place pour contrer le président américain sont devenues une obsession, alors que le Canada votera le 28 avril lors de législatives anticipées.
Près des Grands Lacs, l'angoisse liée à la menace américaine est encore plus grande: les habitants de cette région aux immenses réservoirs d'eau douce, dont quatre sur cinq sont partagés entre le Canada et les Etats-Unis, ont le sentiment d'être en première ligne.
Affirmant que la frontière entre les deux pays est une "ligne artificielle qui semble avoir été tracée à la règle", Donald Trump a évoqué, selon le New York Times, la possibilité de revoir l'accord de 1908 sur la répartition des Grands Lacs.
Pour Marilyn Madery, qui vend les pancartes patriotiques rouges qui fleurissent à Sarnia, "c'est la première fois de notre vie que nous sommes confrontés à un tel défi". Cette frêle femme de 87 ans estime que "l'élection est très importante, parce que Trump est à la Maison blanche".
Pour faire face au président américain, elle hésite encore entre le libéral Mark Carney et le conservateur Pierre Poilievre, tous deux candidats aux élections législatives qu'elle estime "très forts".
Stan Latewiec, qui habite au bord du lac, a lui aussi comme priorité d'élire un Premier ministre "qui défendra le Canada".
Toutes les menaces de Donald Trump le rendent "plus patriotique", confie-t-il. "Nous devons nous unir et nous battre: nous avons un bon pays et on veut le garder tel quel", explique l'homme de 76 ans depuis le porche de sa maison bleu marine, à quelques dizaines de mètres de la plage.
- "Détourner l'eau" -
Les fenêtres de la mairie de Sarnia, 72.000 habitants, offrent une vue directe sur la commune américaine de l'autre côté de la rivière. Mais pour le maire Mike Bradley, les Américains qui étaient "nos amis", ne sont plus aujourd'hui "que nos voisins".
Ce dernier, qui est élu depuis 37 ans et membre du groupe des maires des Grands Lacs aux côtés d'homologues américains et canadiens, constate que l'union entre les Etats-Unis et le Canada, autrefois soudée, se fracture.
Il redoute que les Américains "veuillent détourner l'eau vers la Californie ou l'Arizona", comme cela a été évoqué par Donald Trump lors de la campagne, et qu'ils "veuillent forer dans les Grands Lacs".
Ceux-ci couvrent près de 245.000 km2 et contiennent un cinquième des réserves mondiales d'eau douce de surface, ce qui intéresse grandement le président américain.
Les lacs sont une source d'eau potable pour des dizaines de millions de personnes au Canada et aux Etats-Unis, et ils ont été encadrés par de multiples traités et accords depuis le début du XXe siècle, explique à l'AFP Mary Baxter, spécialiste de l'histoire des Grands Lacs à la Western University.
"Il s'agit d'une relation de coopération de longue date", explique l'experte, qui note que le président américain semble vouloir "rompre avec cette tradition" de gestion "profondément intégrée" entre les deux pays.
Face à l'immensité de l'eau, Jan Casbourn est formelle: "j'ai grandi au bord du lac Huron, il représente beaucoup pour moi". "Alors si M. Trump a l'intention de déplacer cette frontière, il va avoir une grosse bataille à mener".
D.Schlegel--VB