-
Propulsé par son moteur phare, Safran démarre fort l'année malgré les incertitudes au Moyen-Orient
-
Play-offs NBA: OKC éteint Phoenix, Détroit égalise contre Orlando
-
Cyclisme: Paul Seixas, "l'élu", et alors ?
-
Bangladesh: des pirates rançonnent ceux qui s'aventurent dans la mangrove
-
Une collision entre deux trains fait plusieurs blessés au Danemark
-
À Abidjan, le difficile combat pour la propreté des rues
-
"Cendrier du Pacifique": au Fidji, un projet d'incinérateur inquiète
-
Plainte pour "traite d'êtres humains" contre Deliveroo et Uber Eats
-
A Montauban, hommage national à Florian Montorio, Casque bleu français tué au Liban
-
Cyril Féraud devient le nouvel animateur de "Fort Boyard", son "rêve d'enfant"
-
Le "made in China" rêve d'une embellie avec la visite de Trump
-
Futur chef de l'ONU: pour les quatre candidats, priorité à la paix
-
Prêt quasi débloqué, Zelensky attendu à Chypre pour un sommet européen
-
Mexique: réouverture du site de Teotihuacán après une attaque armée
-
Le Liban va demander de prolonger la trêve lors de pourparlers avec Israël à Washington
-
Les ministres du G7 à Paris pour parler d'environnement... en évitant les sujets qui fâchent
-
Pérou : démissions au sommet de l'Etat en pleine controverse sur l'achat d'avions F-16
-
Traversées irrégulières de la Manche: nouvel accord franco-britannique conclu
-
Dans une prison de Guinée équatoriale, le pape, le déluge et la peinture fraîche
-
Espagne: le Barça repousse encore le Real mais perd Yamal
-
Tesla annonce des résultats en hausse au 1T, meilleurs qu'attendu
-
Coupe de France: Nice surprend Strasbourg (2-0) et rejoint Lens en finale
-
Tesla dépasse les attentes au premier trimestre, l'action en hausse
-
Wall Street en forme, l'optimisme règne
-
Ligue 1: le PSG se balade contre Nantes et prend ses distances avec Lens
-
En Guinée équatoriale, le pape appelle au "respect des droits de chaque citoyen"
-
L'Iran exclut de rouvrir le détroit d'Ormuz, où il a saisi deux navires
-
Foot: Rosenior à Chelsea, 23 matches et puis s'en va
-
Migrants expulsés des États-Unis vers la RDC: "Je ne voulais pas aller au Congo"
-
La Bourse de Paris termine dans le rouge après une salve de résultats
-
Flèche Wallonne femmes: victoire de Demi Vollering
-
Rugby: Bielle-Biarrey et Jalibert nommés pour le joueur de l'année en Champions Cup
-
Flèche Wallonne: Seixas toujours plus fort
-
Kamel Daoud condamné à trois ans de prison ferme en Algérie pour son roman "Houris"
-
Cyclisme: le prodige français Paul Seixas remporte la Flèche Wallonne
-
Dans la santé ou le social, la crainte d'être "exclu" des aides au carburant
-
La Russie va cesser au 1er mai l'approvisionnement de l'Allemagne en brut kazakh
-
Wall Street progresse, entre espoir sur le Moyen-Orient et résultats d'entreprises
-
Guerre au Moyen-Orient : l'Allemagne en queue de peloton des économies européennes
-
Les Bourses mondiales calmes, entre trêve au Moyen-Orient et résultats d'entreprises
-
Basket: en 2031, la Coupe du monde à la maison pour la France
-
Ukraine : après une fusillade, les partisans d'une légalisation des armes passent à l'offensive
-
Carburants: le coût des aides estimé à 180 millions d'euros en mai, indique David Amiel
-
En Iran, des fresques murales pour défier l'Amérique et Israël
-
Transport ferroviaire: la concurrence se prépare à l'ouest avec Velvet
-
Boeing: résultats meilleurs qu'attendus au 1T grâce au rebond des livraisons
-
Colombie: la transition énergétique du président Petro, ambitieuse mais limitée
-
Les Bourses mondiales prudentes face au prolongement de la trêve au Moyen-Orient
-
Diabète: un traitement de Sanofi autorisé pour les jeunes enfants aux Etats-Unis
-
Inde: dans l'ancien bastion de la rébellion maoïste, les défis du retour à la paix
Comment les "Galapagos du Nord" sont devenus la plus grande aire protégée du Canada
A perte de vue, le bleu du Pacifique et quelques taches vertes de forêt. Sous l'eau, une biodiversité rare qui lui donne son surnom de "Galapagos du Nord". Cette région de l'ouest du Canada rêve aujourd'hui de servir de modèle pour d'autres aires marines protégées (AMP).
Après des années de consultation, cet espace grand comme la Grèce au large de l'Ile de Vancouver est protégé depuis l'été dernier et deviendra prochainement la plus vaste AMP du pays, au grand soulagement des populations autochtones.
Ces dernières ont fait partie des discussions dès le début, l'une des clés de la réussite selon les experts et un modèle qui pourrait être reproduit ailleurs.
"Récemment, il y a eu des années où nous avons dû fermer la pêche à notre propre peuple", raconte Danielle Shaw, cheffe de la nation Wuikinuxv, l'une des communautés autochtones de la région.
Une menace vitale pour ces populations très retirées qui "n'ont donc pas pu remplir leurs étagères et leurs congélateurs pour l'hiver", ajoute-t-elle. Or la population compte "vraiment sur le territoire pour se nourrir tout au long de l'année".
Car sous le décor de rêve, la réalité est plus sombre tant la pollution, la pêche et les changements climatiques ont déjà altéré l'écosystème (chute des populations de poissons notamment les saumons, de plus en plus d'espèces menacées...)
Dans ce contexte, communautés autochtones et gouvernements (fédéral et provincial) mais aussi responsables économiques et industries de la pêche ont réfléchi ensemble au cadre nécessaire pour mettre sur pied une zone vraiment protégée.
- Ours, baleines, saumons -
"Il s'agit de l'un des écosystèmes les plus riches et les plus productifs au monde et nous devons en être très fiers", souligne Christine Smith-Martin, directrice de l'organisation des Premières nations côtières.
En effet, si l'ensemble des pays de la planète se sont engagés à protéger 30% des mers d'ici 2030 lors de la COP15 à Montréal fin 2022, il n'existe pas de définition universelle de ce qu'est une aire protégée.
La nouvelle aire canadienne, qui se veut un modèle de reconnaissance de l'équilibre délicat entre la préservation des écosystèmes vulnérables et les besoins des communautés autochtones côtières, espère montrer la voie.
Saumons, baleines, ours, loups mais aussi forêts de varech et de cèdres anciens: en tout, la région abrite plus de 64 espèces de poissons, 70 d'oiseaux marins, 30 de mammifères marins et 52 d'invertébrés comme des mollusques, des oursins, des pieuvres...
"L'espoir est qu'à long terme, un écosystème plus fort signifie plus de sources de nourriture pour les humains et une économie plus forte", ajoute Danielle Shaw.
Dans cette zone marine protégée, où le tourisme et la pêche restent possibles mais réglementés, les activités pétrolières, gazières et l'exploitation minière sont interdites tout comme la pêche au chalut ou à la drague, qui endommage les coraux et les fonds marins.
Selon les biologistes, les zones protégées sont essentielles pour aider les espèces à se rétablir mais aussi leur permettre d'améliorer leur diversité génétique, un moyen essentiel de s'adapter au changement climatique.
D'autant plus que d'autres défis attendent cette région du Canada qui continue à voir son trafic maritime s'intensifier, tout comme les expéditions de gaz naturel liquéfié.
- "Pas le choix" -
"C'est déplorable de voir à quel point le déclin de notre environnement a été brutal", raconte Bo Owadi. Cette jeune membre de la communauté Wuikinuxv est l'une des gardiennes de la zone.
"L'aire marine est un grand pas en avant et donc je suis optimiste", ajoute-t-elle.
Considérés comme les "yeux et les oreilles" de la mer, ces observateurs autochtones sont l'une des pierres angulaires du projet. Engagés par leurs nations, ils travaillent en lien avec la police même s'ils n'ont pas de pouvoir coercitif. Ils participent par ailleurs aux recherches pour étudier ou comptabiliser les populations de poissons ou de crabes.
"Les zones marines protégées sont l'un des outils les plus puissants que nous pouvons utiliser pour protéger la biodiversité dans les océans", explique Kate MacMillan de la Wilderness Society of British Columbia.
Et selon elle, le Canada pourrait devenir un modèle car ce projet est parvenu à mettre autour de la table toutes les parties impliquées et parce que des fonds ont été alloués sur le long terme.
Pour Bo Owadi, qui s'apprête à repartir en mer: "Nous devons nous rassembler et nous battre pour la terre, l'eau et les ressources. Nous n'avons pas le choix".
C.Bruderer--VB