-
Au Bangladesh, inquiétudes autour de la fin du traité de partage des eaux du Gange
-
Renault Group vend moins de véhicules, mais s'en sort bien financièrement
-
Toujours nommée, jamais élue : le parcours hors normes de Christine Lagarde
-
Un sommet UE-Canada pour amener la relation "au plus haut niveau possible"
-
A Berlin, le conflit au Proche-Orient continue de peser dans la course à la mairie
-
Turquie : effondrement d'une colonne rocheuse en Cappadoce, deux morts
-
Prix du gazole: le gouvernement espère un effet immédiat du déstockage des réserves stratégiques
-
Wall Street ouvre en baisse, plombée par Alphabet, qui décroche de plus de 10%
-
Pour Russell Brand, la monogamie était "difficile", dit son épouse à son procès pour viols
-
JO-2030: Roux de Bézieux nouveau président après le départ de Grospiron
-
La BCE maintient ses taux, focus sur l'après-Lagarde
-
Six ans après son agression par des policiers, Michel Zecler toujours marqué et "en colère"
-
Ukraine : 14 morts dans une attaque de drone russe sur la gare de Dnipro
-
Prix du gazole: le gouvernement espère un effet immédiat de la libération de stocks stratégiques
-
Albanie : après la rue, le Parlement s'enflamme
-
Incendies en Indonésie: à Palangkaraya, les habitants fêtent le répit apporté par la pluie
-
Ebola: la Centrafrique renforce les contrôles à sa frontière avec la RDC
-
Données personnelles : la Cnil inflige une amende de 7 millions d'euros à Fnac Darty
-
À quelques jours des élections, Obama, figure fédératrice pour les démocrates
-
Afghanistan : la culture du pavot à opium repart à la hausse face aux crises
-
TotalEnergies, Shell, Repsol: résultats exceptionnels portés par la flambée des hydrocarbures
-
L'image de Mbappé, du Real Madrid et de la Liga entachée pour longtemps en Chine
-
BCE: statu quo attendu sur les taux, les regards tournés vers l'après-Lagarde
-
Ukraine : 13 morts dans une attaque de drone russe sur la gare de Dnipro
-
Commerces pillés : vers des ouvertures dominicales jusqu'à Noël pour compenser
-
Au Texas, les Latinos déçus par Trump courtisés par les démocrates
-
Attentat des Yvelines : l'assaillant reconnaît le mobile raciste
-
WTA : Rybakina, victorieuse au 2e tour à Tokyo, assurée de finir l'année N.1 mondiale
-
Un an après une contestation réprimée dans le sang, un deuil sous chape de plomb en Tanzanie
-
Attentat raciste dans les Yvelines : Kévin T. reconnaît avoir ciblé des personnes musulmanes, africaines ou nord-africaines
-
Covid, inflation, guerre en Ukraine : les moments-clés du mandat Lagarde à la BCE
-
BCE : Christine Lagarde quittera la présidence le 7 février 2027, avant la fin de son mandat
-
Espagne: ce que l'on sait de la catastrophe meurtrière entre deux trains
-
Du métal de guerre des Malouines à l'autel: le calice argentin de Léon XIV
-
Volkswagen dans le rouge vif, la direction presse le pas face à la crise chinoise
-
Piratage du fisc: un deuxième suspect, âgé de 16 ans, mis en examen
-
La Bourse de Paris en hausse après une salve de résultats
-
Arrêts maladie : début des négociations entre syndicats et patronat en vue d'une réforme
-
La firme de Hello Kitty se désolidarise d'une série télé japonaise critiquée en Chine
-
Le Pakistan a brièvement fermé son espace aérien aux vols taïwanais, affirme Taipei
-
Attentat raciste des Yvelines : l'assaillant au tribunal en vue de sa mise en examen par un juge antiterroriste
-
Incendie de Hong Kong : un rapport conclut à la responsabilité partielle des autorités
-
L'Espagne entame un deuil de trois jours après la catastrophe ferroviaire
-
Attentat raciste à Trappes : l'assaillant transféré au tribunal dans la nuit en vue de sa mise en examen
-
Un sommet entre l'UE et le Canada pour sceller un rapprochement inédit
-
COP17: 252 millions d'hectares de nature restaurés, niveau inédit selon l'ONU
-
Un an après une contestation réprimée dans le sang, l'impossible deuil en Tanzanie
-
La culture du pavot à opium repart à la hausse dans un Afghanistan en proie aux crises
-
Procès de Russel Brand pour viols : selon le comédien britannique, "le consentement est fondamental"
-
La Corée du Nord tire une dizaine de missiles balistiques vers la mer du Japon
Kamel Daoud condamné à trois ans de prison ferme en Algérie pour son roman "Houris"
L'écrivain franco-algérien Kamel Daoud a annoncé mercredi avoir été condamné à trois ans de prison ferme pour avoir abordé la guerre civile algérienne dans son roman "Houris", prix Goncourt en 2024.
"Je suis condamné à trois ans de prison ferme et à cinq millions de dinars algériens d’amende (environ 32.000 euros), en application de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale", a indiqué l'auteur dans un message publié sur le réseau social X.
Kamel Daoud a précisé à l'AFP avoir été informé de ce jugement, qui a été rendu mardi dans la soirée par le tribunal d'Oran et est assorti d'un mandat d'arrêt.
Les médias algériens n'ont pas fait état mercredi du jugement.
"Le tribunal a formalisé un interdit de retour en Algérie", a estimé le romancier, qui vit en France après avoir quitté l'Algérie où il a longtemps été journaliste.
"C'est triste (...) mais je sais que je retournerai en Algérie un jour", a-t-il ajouté.
Cette condamnation intervient alors que les relations franco-algériennes se sont récemment un peu améliorées après une période de vives tensions liées notamment à l'incarcération pendant un an de l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal.
Ce dernier a réagi en affirmant que la condamnation de Kamel Daoud n'était "pas un accident judiciaire".
"C’est une méthode de gouvernement par la peur. Le pouvoir veut la soumission du peuple et le silence des écrivains. En condamnant Kamel Daoud, c’est aussi un écrivain français qu’il prétend juger et punir. Nous lui disons ici notre soutien total", a-t-il ajouté sur le site de La Nouvelle Revue politique.
- "Un seul coupable : un écrivain" -
Le tribunal a statué, sans que Kamel Daoud ne soit représenté par un avocat, à la suite d'une plainte déposée par l'Organisation nationale des victimes du terrorisme en Algérie, alors qu'une loi interdit d'évoquer publiquement la décennie noire entre 1992 et 2002.
C'est la première fois que cette loi est appliquée pour un ouvrage de fiction, selon l'écrivain.
"Houris", qui désigne dans la foi musulmane les jeunes filles promises au paradis, est un roman sombre se déroulant en partie à Oran sur le destin d'Aube, jeune femme muette depuis qu'un islamiste lui a tranché la gorge le 31 décembre 1999.
"Dix ans de guerre, près de 200.000 morts selon les estimations, des milliers de terroristes amnistiés… et un seul coupable : un écrivain", a souligné l’auteur dans un message sur X.
"C'est triste pour l'Algérie car la guerre civile a besoin d'être racontée. On ne peut pas avancer dans le déni de ce qui est arrivé", a-t-il ajouté à l'AFP.
L'Algérie devrait pour cela prendre exemple sur des pays comme le Rwanda ou l'Afrique du Sud, qui "ont fait ce travail de mémoire", selon lui.
"Houris", traduit en 32 langues, n'a pas été publié en Algérie, mais "il y a été énormément piraté et lu", a-t-il ajouté.
Cette affaire judiciaire n'est pas la seule concernant Kamel Daoud en Algérie.
Quelques semaines après avoir obtenu le Goncourt, il avait été visé par une plainte déposée devant un tribunal algérien par une femme, Saâda Arbane, qui affirmait que "Houris" était calqué sur sa vie.
"Houris" fait également l'objet d'une procédure devant la justice française pour non-respect de la vie privée.
Kamel Daoud, 55 ans, est l'auteur de plusieurs romans, dont "Meursault, contre-enquête", de recueils de nouvelles et d'essais. Il a indiqué être en train d'écrire son prochain ouvrage.
Dans sa réaction, Boualem Sansal, qui publiera son prochain livre début juin chez Grasset, écrit que "les hommes libres ont résisté aux plus grandes tyrannies du monde ; ils ont résisté à leurs polices, à leurs tribunaux, à leurs prisons. Ce n’est pas le pouvoir algérien qui les fera taire. Ce ne sont pas davantage ses complaisances parisiennes qui y parviendront".
D.Bachmann--VB