-
Foot: le joueur du PSG Lucas Hernandez accusé par d'ex-employés colombiens de traite d'êtres humains
-
Au Nigeria, l'influenceur américain IShowSpeed a célébré son anniversaire et ses 50 millions d'abonnés
-
Israël dit avoir frappé des postes entre Syrie et Liban utilisés par le Hezbollah pour du "trafic d'armes"
-
Venezuela: la présidente par intérim invitée par la Maison Blanche
-
Vents violents et pluies torrentielles en Grèce, un garde-côte tué
-
L'Espagne essaie de rassurer après deux accidents ferroviaires majeurs en 48 heures
-
Le patron de Ryanair rappelle à Musk que les règles de l'UE lui interdisent un rachat
-
Lisa Cook, l'économiste afro-américaine au coeur de la bataille entre Trump et la Fed
-
Washington va transférer de Syrie vers l'Irak jusqu'à 7.000 détenus de l'EI
-
Recrudescence de la grippe chez les enfants, peut-être chez les adultes ensuite
-
Grand chambardement et annulations de jeux chez Ubisoft pour redevenir compétitif
-
Vastes rappels de lait infantile dans plusieurs pays
-
La BBC annonce un "partenariat stratégique" avec YouTube pour élargir son audience
-
L'inconnue de l'avenir des prisonniers de l'EI en Syrie
-
Xavier Piechaczyk, candidat à la RATP, prêt à prendre le métro en marche derrière Castex
-
La plus ancienne peinture pariétale au monde découverte en Indonésie
-
Foot: le joueur du PSG Lucas Hernandez accusé par d'ex-employés colombiens de traite d'être humains
-
Frappes israéliennes sur le sud du Liban après des appels à évacuer
-
Ubisoft annonce annuler le développement de six jeux vidéo, dont le remake de "Prince of Persia: les Sables du temps"
-
La Bourse de Paris finit en légère hausse après le discours de Trump à Davos
-
L'armée syrienne entre dans le camp des proches de jihadistes d'al-Hol
-
Foot: le joueur du PSG Lucas Hernandez visé par une plainte pour traite d'êtres humains, enquête ouverte
-
Cambodge : plus de 1.400 Indonésiens ont quitté les centres d'arnaque en ligne
-
Lisa Cook, l'économiste afro-américaine au coeur d'une bataille judiciaire déclenchée par Trump
-
Shein et le BHV se défendent d'être "le grand méchant loup" et vantent leur modèle "disruptif" au Sénat
-
Portée par la défense, l'industrie navale française croît dans un monde "fou"
-
Dauphins: un nouveau mois sans pêche, mais peut-être pas le dernier
-
Décès de l'astrophysicien français Roger-Maurice Bonnet
-
Présidentielle au Costa Rica: la conservatrice Laura Fernandez largement en tête des intentions de vote
-
Derniers développements en Iran après la répression meurtrière de la contestation
-
Turquie: le journaliste français arrêté lundi a été libéré
-
XV de France: Galthié tranche dans le vif et lâche des cadres
-
Très ému au tribunal, le prince Harry accuse les tabloïds d'avoir rendu la vie de Meghan "infernale"
-
Groenland : Trump exclut l'usage de la force mais exige des négociations immédiates
-
Six nations: Staniforth, Matiu, Nene, les nouvelles têtes des Bleus
-
Près de Douai, la voiture électrique 100% française devient réalité
-
Gaza: un collaborateur de l'AFP et deux autres journalistes tués dans une frappe israélienne
-
Mercosur: hourras et émotion des agriculteurs devant le Parlement européen
-
Wall Street jauge les propos de Trump sur le Groenland
-
La vie privée de Jordan Bardella soudainement scrutée
-
Open d'Australie: Moutet s'offre un duel contre Alcaraz, trois Français battus au 2e tour
-
Turquie: le journaliste français arrêté risque l'expulsion, alerte son avocate
-
Lactalis lance un vaste rappel international de lait infantile
-
A son procès en appel, Marine Le Pen plaide la "bonne foi" du Front national
-
Record de voyageurs dans les TGV en 2025
-
Le prince Harry témoigne contre des tabloïds devant la Haute Cour de Londres
-
Avec Spectrum, l'allemand Isar veut mettre sur orbite la souveraineté spatiale européenne
-
L'Espagne face aux questions après deux accidents ferroviaires majeurs en 48 heures
-
Trump propose un "Conseil de paix" concurrent de l'ONU et totalement à sa main
-
La Bourse de Paris sous pression, le Groenland sous les projecteurs
L'UE finalise un texte-clé sur la biodiversité, l'agriculture fait débat
Le projet législatif sur la restauration de la nature, texte-clé pour préserver la biodiversité dans l'UE, fait l'objet d'ultimes négociations entre eurodéputés et Etats membres, notamment sur son application aux terres agricoles, après une violente bataille au Parlement européen.
Cette législation, qui imposerait aux Etats des objectifs contraignants de restauration des terres et espaces marins abîmés, doit être finalisée jeudi entre les négociateurs du Parlement et la présidence espagnole de l'UE représentant les Vingt-Sept.
Les eurodéputés avaient arrêté leur position initiale mi-juillet, dans un hémicycle profondément fracturé à l'issue d'âpres débats où fusaient les invectives.
Depuis, "le psychodrame et la polarisation irrationnelle qu'on a connus ont cédé la place à une négociation habituelle, rationnelle, où l'on trouve les compromis qui permettent d'avancer", observe Pascal Canfin, président (Renew, libéraux) de la commission parlementaire Environnement.
Partisan d'une "pause" des réglementations vertes, le Parti populaire européen (PPE, droite) avait réclamé en plénière le rejet complet du texte, pointant l'impact potentiel pour l'agriculture, la pêche, les énergies renouvelables, ou le risque de favoriser les feux de forêt.
Fustigeant des "contre-vérités", la gauche et le centre dénonçaient une posture électoraliste du PPE à un an du scrutin européen de juin 2024.
La motion de rejet avait finalement été écartée à une courte majorité et le texte voté par les eurodéputés, même si ses dispositions étaient considérablement amoindries --avec la suppression complète de l'article visant les surfaces agricoles.
Cette version édulcorée a été confrontée ces derniers mois à la position plus ambitieuse adoptée en juin par les Etats.
- "Obligations démesurées" -
Des solutions sont trouvées sur plusieurs points de divergence (avec un assouplissement sur l'objectif de bois mort laissé en forêt par exemple).
Mais les discussions continuent d'achopper sur les objectifs de restauration impartis aux terres agricoles, que les Etats veulent réintégrer au texte, à rebours du mandat des eurodéputés.
"La question est de savoir quelles flexibilités on ajoute pour trouver un point d'atterrissage intermédiaire", indique Pascal Canfin. En jeu notamment: des objectifs de restauration des tourbières, de populations de pollinisateurs ou d'oiseaux...
"On veut bien, dans un esprit de compromis, réintroduire des éléments, mais sans obligations complètement démesurées qu'on ne pourra atteindre", réagit Anne Sander, eurodéputée française PPE.
"Sur l'agriculture, difficile de contenter tout le monde. Une piste de compromis pourrait être de mettre la réintégration des terres agricoles en balance avec la création d'un +frein d'urgence+" que réclamait le PPE, souligne une source parlementaire.
Les eurodéputés avaient introduit ce dispositif permettant aux gouvernements de suspendre automatiquement l'application du texte en cas d'impact socio-économique "exceptionnel".
- Dérogations -
La Commission et les Etats ont endossé l'idée d'un tel "frein d'urgence", mais à condition que seul Bruxelles puisse le déclencher, pour une période maximale d'un an.
"C'est donnant-donnant: ça ne sert à rien de prévoir ce frein si le texte ne s'applique pas aux écosystèmes agricoles", souligne la source parlementaire.
"La Commission aurait tout pouvoir pour le déclencher, mais sur quels critères? Il faut davantage de clarté", insiste Anne Sander, préoccupée de l'impact agricole et soucieuse de voir mentionner l'impératif de "sécurité alimentaire".
Autre point dur: le principe de non-détérioration (maintien en bon état) appliqué à de vastes zones, potentiellement hors des aires classées Natura2000.
Etats comme eurodéputés préfèrent imposer des obligations de moyens (l'adoption de mesures appropriées), plutôt que de résultats (objectif chiffré), mais la formulation --plus ou moins contraignante-- reste vivement débattue.
En discussion également: une disposition, ajoutée par les eurodéputés, qui mettrait en cohérence la restauration des aires marines avec la politique de la pêcheEn discussion également: une disposition, ajoutée par les eurodéputés, qui mettrait en cohérence la restauration des aires marines avec la politique de la pêche.
"Une législation faible vaut mieux que pas de loi du tout", mais si trop de dérogations sont introduites, "cela pourrait saper les avancées réalisées dans d'autres textes", s'inquiète Ioannis Agapakis, juriste de l'ONG ClientEarth.
"Un résultat insuffisamment à la hauteur serait le signe que les décideurs ne sont pas prêts à affronter les crises du climat et de la biodiversité, contre les intérêts de leurs citoyens et de l'économie. Il sera peut-être trop tard pour rectifier le tir ultérieurement", avertit-il.
Selon Bruxelles, quelque 80% des habitats naturels dans l'UE sont dans un état de conservation "mauvais ou médiocre".
F.Stadler--VB