-
Pétrole: les Emirats annoncent leur retrait surprise de l'Opep
-
L'ex-directeur du FBI James Comey, cible de Donald Trump, de nouveau inculpé
-
La série comique "Alice and Steve" primée à Canneseries
-
Embourbé dans l'affaire Mandelson, Starmer échappe à une enquête parlementaire
-
Sortir du pétrole au nom de l'indépendance, plaident les pays réunis à Santa Marta
-
Airbus pénalisé par ses faibles livraisons d'avions
-
Un artiste s'enferme un mois dans une cage pour dénoncer l'emprise des Gafam
-
Devenu Cocoland, le site internet Coco de nouveau au coeur d'une enquête
-
Devant le roi Charles, Trump loue l'amitié avec le Royaume-Uni
-
Tour de Romandie: Godon s'offre le prologue, le jaune et Pogacar
-
Allemagne: la baleine échouée depuis des semaines hissée sur une barge, étape clé du sauvetage
-
Devant le roi Charles, Trump loue la "relation particulière" entre Etats-Unis et Royaume-Uni
-
Les Bourses européennes terminent dans la prudence
-
Voitures électriques: BYD annonce une chute de son bénéfice net
-
Pakistan : à la frontière avec l'Afghanistan, des camions bloqués et des Afghans expulsés dans l'attente
-
Une baisse du nombre de chômeurs inscrits à France Travail au 1er trimestre 2026, à confirmer
-
Embourbé dans l'affaire Mandelson, Starmer face à la menace d'une enquête parlementaire
-
Kérosène, gazole: les vacanciers menacés par une panne sèche ?
-
Macron appelle Andorre à dépénaliser l'avortement
-
Masters 1000 de Madrid: Fils et Sinner, tranquilles, passent en quarts
-
Audiovisuel public: le rapport Alloncle continue de faire des vagues avant même sa publication
-
Corée du Sud: l'ex-première dame Kim Keon Hee condamnée à quatre ans de prison en appel
-
Le fils d’un milliardaire indien offre un refuge aux hippopotames d’Escobar
-
UE: des règles pour le bien-être des chiens et chats définitivement adoptées
-
A Londres, le combat de la police contre les vols de téléphones portables
-
Masters 1000 de Madrid: Fils, en confiance, enchaîne et passe en quarts
-
L'OMS alerte sur la lenteur des progrès dans la lutte contre les virus de l'hépatite
-
Indonésie: 15 morts dans une collision ferroviaire près de Jakarta
-
L'Italie sanctionne un cartel de chips
-
Carburants: les vacanciers menacés par une panne sèche ?
-
L'animateur Jimmy Kimmel nie tout appel à la violence contre Trump
-
Chanson "Delphine" de Patrick Sébastien: plainte de la présidente de France Télé, soutien du gouvernement
-
Sauver "Timmy": l'Allemagne autorise une nouvelle tentative d'évacuation de la baleine échouée depuis des semaines
-
Ouverture du procès du suspect du projet d'attentat contre un concert de Taylor Swift à Vienne
-
La Bourse de Paris hésite avant les annonces de la semaine
-
BP: bénéfice trimestriel en forte hausse, porté par la volatilité des prix du pétrole avec la guerre
-
Bangladesh: dans les Sunderbans, la difficile protection des tigres du Bengale
-
Audiovisuel public: le président de la commission d'enquête pointe les "méthodes de l'extrême droite"
-
Les Bourses ouvrent en baisse en Europe
-
Indonésie: 14 morts dans une collision ferroviaire près de Jakarta
-
A New York, un demi-poulet à 40 dollars dans un restaurant relance le débat sur le coût de la vie
-
Transports: les mesures clés du projet de loi-cadre du gouvernement
-
A la recherche des secrets de l'épave d'un navire du XVIe siècle, englouti 2.500 mètres sous l'eau
-
Play-offs NBA: OKC qualifié, Denver prolonge le suspens, Detroit au bord de l'élimination
-
La première mine de lithium d'Europe destinée au marché des batteries entre en activité en Finlande
-
Face au kérosène cher, les compagnies à bas coût premières à annuler des vols
-
En Guadeloupe, des corps d'indigents toujours sans sépulture deux mois après leur "découverte"
-
Placée en liquidation judiciaire, Air Antilles ne redécollera plus
-
Séance budget cruciale à la métropole Aix-Marseille-Provence, menacée de mise sous tutelle
-
Conflit dans le Golfe: Washington dit examiner les propositions iraniennes
Au Pérou, une faible empreinte carbone n'est pas un choix mais signe de pauvreté
Pour aller travailler, c'est toujours à pied que Sofia Llocclla Pellaca, 31 ans, descend la colline de la banlieue de Lima où elle vit, dans une maison en tôle dépourvue de chauffage. Elle mange rarement de la viande et cuisine au gaz ou au feu de bois.
Cette mère célibataire de deux enfants n'a jamais entendu parler d'empreinte carbone et son faible impact sur l'environnement n'est que le reflet de la misère dans laquelle elle vit. Comme elle, près d'un tiers des 30 millions de péruviens sont pauvres.
L'éradication de la pauvreté tout en luttant contre le changement climatique est l'un des principaux défis auxquels sont confrontés les pays en développement, qui, avec l'ensemble des dirigeants mondiaux, participeront le mois prochain à la COP28 aux Emirats arabes unis.
"Je m'en vais en marchant, je reviens en marchant", explique cette femme de l'ethnie amérindienne quechua, aux longs cheveux tirés en chignon, disant à peine utiliser les transports publics et ne jamais avoir pris l'avion.
Elle est aide ménagère et gagne moitié moins du salaire minimum péruvien qui est de 265 dollars par mois. Comme la plupart des 2,7 millions de pauvres de Lima, elle vit dans les bidonvilles des collines qui entourent la capitale, dépourvues d'éclairage public et régulièrement plongées dans la brume.
Le Pérou a l'une des empreintes carbone les plus faibles du continent américain, émettant en moyenne 1,7 tonne de carbone par habitant, contre 4,2 tonnes en Argentine. Aux Etats-Unis, elle est de 15 tonnes, soit plus de trois fois la moyenne mondiale.
Selon les experts, pour limiter l'augmentation de la température à la surface du globe, il faudrait réduire à moins de deux tonnes l'empreinte carbone de chaque individu au cours des prochaines décennies.
- "Petit à petit" -
Dans sa maison, Sofia Llocclla Pellaca n'a pas de salle de bain. Elle dispose cependant d'une télévision et d'un réfrigérateur, régulièrement à moitié vide. Elle et sa mère, qui habite quelques maisons plus haut, sont alimentées en électricité grâce à un branchement pirate.
Il n'y a pas d'éclairage public ni de système d'égouts, et l'eau potable arrive tous les 15 jours par camion-citerne.
L'économie péruvienne repose principalement sur la pêche et l'exploitation minière, alors que 73% de la population active travaille dans le secteur informel, des petits boulots non déclarés.
Environ 63% des émissions de carbone du pays andin résultent de la déforestation dans la jungle amazonienne et de l'urbanisation de terres forestières ou agricoles, indique à l'AFP Manuel Pulgar-Vidal, ancien ministre de l'Environnement.
La majeure partie de l'énergie péruvienne est d'origine hydroélectrique, le pays n'étant pas dépendant du pétrole et du charbon, principales sources de CO2, souligne-t-il.
Cependant, il est "déroutant et trompeur" de penser que le pays, parce qu'il est en développement, peut se soustraire à ses responsabilités face à la crise climatique, prévient l'ancien ministre.
Selon lui, une grande partie de l'Amérique latine n'a pas encore réussi à élaborer des "stratégies claires" pour migrer vers les énergies renouvelables car "prise au piège du pétrole, du charbon et du gaz".
Riche ou pauvre, "le monde abandonnera progressivement les combustibles fossiles. C'est inévitable", juge M. Pulgar-Vidal.
Dans les périphéries paupérisées de Lima, le défi sera, selon lui, de garantir les services de base, améliorer la gestion des déchets, adopter un mode de construction en harmonie avec "l'écosystème environnant" et électrifier les transports.
Ce qui préoccupe le plus Sofia Llocclla Pellaca c'est justement "la mobilité" de Flor Maria, sa fille de 14 ans. Elle rêve d'une moto sur laquelle elle pourrait l'emmener à l'école.
"Ce serait bien" d'acheter un panneau solaire pour avoir plus régulièrement de l'électricité "qui va et qui vient", dit-elle aussi. Mais un petit panneau coûte 115 dollars, soit environ son revenu mensuel. Elle espère pouvoir en acheter un à l'avenir "mais petit à petit".
F.Mueller--VB