-
Ligue des champions: Diaz et Olise, un poison permanent pour la défense du PSG
-
Thundart: premier tir réussi d'une roquette longue portée de Safran et MBDA
-
Deux personnes blessées lors d'une attaque au couteau à Londres, un homme arrêté (organisations juives)
-
Procès pour corruption en Espagne: un des prévenus implique le Premier ministre Pedro Sánchez
-
1er-Mai: "aucune instruction" donnée aux inspecteurs du travail, mais un appel à "l'intelligence collective", dit Farandou
-
Fin de vie: le Sénat propose en commission une version plus restrictive de l'aide à mourir
-
Recensement des insectes: les automobilistes au secours de la science
-
Irak: des pluies hivernales redonnent vie aux mythiques marais mésopotamiens
-
Cibles de violences, les personnalités de l'IA cristallisent angoisses et rancoeur
-
Grâce à la téléconsultation, les femmes pakistanaises peuvent à nouveau pratiquer la médecine
-
"Des gens sont morts devant nos yeux": sur la Route de l'Est, le calvaire des migrants
-
La passe d'armes entre le président et le Hezbollah, symbole d'un Liban divisé
-
Ligue des champions: PSG-Bayern, une soirée légendaire qui donne envie du retour
-
Eoliennes en mer: le parc de Yeu-Noirmoutier entre en service à 100%
-
Stockholm expérimente un café entièrement dirigé par l'IA
-
Guerre au Moyen-Orient: le 1er trimestre de TotalEnergies dopé par la flambée des prix des hydrocarbures
-
Au Kirghizstan, le défi de l'éducation face à la forte croissance démographique
-
Bruxelles accuse Meta de laisser les moins de 13 ans accéder à Instagram et Facebook
-
La destruction des forêts tropicales ralentit mais reste inquiétante
-
Les Bourses d'Europe en ordre dispersé en pleine saison des résultats
-
Vagues de chaleur, fonte des glaces... Les extrêmes climatiques augmentent en Europe
-
À Mayotte, un projet d'aéroport qui attend toujours de décoller
-
Qui a le droit de travailler le 1er-Mai ?
-
Ligue des champions: Atlético Madrid-Arsenal, deux "losers" face à leur destin
-
Play-offs NBA: Victor Wembanyama et les Spurs au deuxième tour
-
La cigarette électronique progresse chez les lycéens
-
Sans les Britanniques, "vous parleriez français", plaisante Charles III face à Trump
-
Fin de vie: le Sénat reprend l'examen de la réforme en commission, après un report
-
TotalEnergies s'apprête à présenter des bénéfices trimestriels dopés par la flambée du prix des hydrocarbures
-
Espagne: l'ancien bras droit de Pedro Sánchez prend la parole à son procès pour corruption
-
Après Orban, place à Magyar: la Hongrie et l'UE reprennent langue
-
Le roi Charles à New York pour célébrer les liens entre Royaume-Uni et Etats-Unis
-
Le chef du Pentagone va s'expliquer sur la guerre en Iran devant les députés américains
-
Au procès libyen, Sarkozy de retour à la barre pour répondre à Guéant
-
A la conférence de Santa Marta, la France vante son plan pour sortir des énergies fossiles
-
WTA 1000 de Madrid: la N.1 mondiale Sabalenka éliminée par Baptiste malgré six balles de match
-
Ligue des champions: "Kvara" et Dembélé, les hommes des grands soirs
-
Ligue des champions: le PSG domine le Bayern dans un match fou
-
Affaire Kimmel/Trump: la licence de la chaîne ABC menacée, l'opposition dénonce une censure
-
Affaire Kimmel/Trump: le régulateur ordonne un examen des licences de la chaîne ABC
-
Aux côtés de Charles, Trump succombe à son "faible" pour la monarchie
-
Quand les tirs au gala de la presse ravivent des théories du complot sur Trump
-
Reprise de la vie nocturne au Caire avec la fin des économies d'électricité
-
Wall Street termine en recul, entraînée par la tech
-
Devant le Congrès américain, Charles III appelle les Etats-Unis à rester fidèles à leurs alliés occidentaux
-
Guerre au Moyen-Orient et inflation: les vacances d'été des Français sous contraintes, selon une étude
-
Allemagne: la baleine échouée depuis des semaines ramenée vers le large dans une barge
-
Pétrole: les Emirats annoncent leur retrait surprise de l'Opep
-
L'ex-directeur du FBI James Comey, cible de Donald Trump, de nouveau inculpé
-
La série comique "Alice and Steve" primée à Canneseries
Dans la Manche, des poissons suivis à la trace... acoustique
Toutes les trois minutes, le petit émetteur envoie un signal sonore: des centaines de poissons sont ainsi suivis à la trace dans la Manche, grâce à un marquage acoustique, pour mieux identifier leurs habitats, gérer les ressources et comprendre l'impact des parcs éoliens en mer.
Depuis l'été 2022, ce sont près de 1.000 poissons et crustacés qui ont été équipés, par chirurgie et sous anesthésie, de ces petits émetteurs oblongs qui émettent chacun un signal unique. Parallèlement, 190 récepteurs capables de les détecter ont été placées le long des côtes françaises, anglaises et belges, dans le cadre d'un projet scientifique baptisé Fish Intel.
Quand un poisson marqué nage à quelques centaines de mètres du récepteur, l'heure et la date de son passage sont enregistrées par l'hydrophone.
"L'idée c'est d'identifier les habitats essentiels dans le cycle de vie des poissons: où sont-ils? Quelles zones fréquentent-ils?", explique Mathieu Woillez, chercheur en écologie marine à l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer) à Brest.
Mené par une douzaine d'instituts de recherche, d'organisations professionnelles ou d'ONG des deux côtés de la Manche, dont l'Université de Plymouth, le projet doit permettre de mieux comprendre le comportement d'espèces de grande valeur commerciale comme le bar, le lieu jaune, le thon rouge, la dorade grise et la langouste, afin de mieux gérer leurs stocks.
Les pêcheurs bretons ont participé au programme en aidant au marquage des poissons et au placement des récepteurs. Car depuis quelques années, ils sont "plus qu'alarmistes sur l'état du stock de lieus jaunes et ils aimeraient bien savoir comment se comporte ce poisson" et "avoir une véritable évaluation du stock", explique Erwan Quemeneur, coordinateur adjoint du comité départemental des pêches du Finistère.
"Pour bien gérer une espèce, il faut vraiment la connaître", assure-t-il.
Le lieu jaune figure en effet dans les espèces "non classifiées" par l'Ifremer, faute de connaissances. "On ne connaît pas trop les zones de reproduction", reconnaît M. Woillez.
- Bar pisté d'un bout à l'autre de la Bretagne -
Avec moins d'un an de recul, les capteurs de Fish Intel ont déjà livré leurs premières données, détectant au moins une fois plus de la moitié (52%) des poissons marqués. Un bar a par exemple été pisté d'un bout à l'autre de la Bretagne, de l'archipel des Sept-Îles (Côtes-d'Armor) au parc éolien de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).
"Le réseau est opérationnel (...) Il fonctionnera probablement pendant une décennie ou plus. C'est un ouvrage vraiment passionnant pour l'avenir!", s'est réjouie Lucy Hawkes, chercheuse à l'Université d'Exeter, lors de la conférence de fin du projet Fish Intel à Plymouth.
D'autant que les poissons marqués pour Fish Intel peuvent être détectés par d'autres réseaux similaires en Europe. C'est notamment le cas des récepteurs mis en place dans les parcs éoliens en mer par l'institut France Énergies Marines (FEM, financé en partie par les industriels du secteur).
"On a très peu de savoirs sur comment les animaux occupent leur espace. L'objectif, c'est d'apporter des connaissances écologiques de base pour évaluer l'effet des parcs éoliens en mer", déclare Lydie Couturier, chercheuse en écologie marine à FEM.
Dans le projet Fishowf, 160 raies brunettes ou bouclées, roussettes et autres requins-taupes ont été marqués "pour savoir comment cette augmentation de câbles sous-marins peut affecter les espèces sensibles aux champs électromagnétiques", ajoute la chercheuse.
Ces espèces repèrent en effet certaines proies grâce aux champs électromagnétiques.
Un réseau très dense de 14 capteurs a récemment été installé pour retracer le mouvement de ces poissons en 3 dimensions le long du tracé du futur câble de raccordement du parc éolien de Saint-Brieuc. Si la technique est jugée concluante, elle pourrait être réitérée une fois le parc achevé et raccordé au réseau électrique.
"Le développement des parcs éoliens nous permet de mettre une batterie de moyens à la mer pour acquérir des connaissances", vante Lydie Couturier, tout en admettant que "ça aurait pu se passer avant".
J.Fankhauser--BTB