-
Davos: les Européens à la tribune, Trump impose le Groenland à l'ordre du jour
-
Une nouvelle attaque russe prive de chauffage près de la moitié de Kiev
-
Interdire les réseaux sociaux? Pour les ados, c'est "trop"
-
Un an après le "choc" DeepSeek, l'euphorie perdure sur une scène chinoise de l'IA galvanisée
-
Open d'Australie: Shelton passe en force, Keys en "travaillant"
-
Un fils de David et Victoria Beckham accuse ses parents de vouloir "ruiner" son mariage
-
Les deux seuls pandas du Japon repartiront pour la Chine le 27 janvier
-
Climat: en Antarctique, les manchots avancent leur période de reproduction à vitesse "record"
-
Trump s'attend à une faible résistance des Européens sur le Groenland, réunion à Davos
-
Le dirigeant du Vietnam s'engage à poursuivre sa lutte anticorruption
-
Japon: record de visiteurs en 2025, malgré un repli des Chinois en fin d'année
-
NBA: Wembanyama en mode All-Star, les Pistons au sommet à l'Est
-
Intempéries: l'Hérault et l'Aude maintenus en vigilance orange crues mardi
-
Ski alpin: à deux semaines des JO-2026, Brignone reprend la compétition à Kronplatz
-
Trump propose un "Conseil de paix" concurrent de l'ONU mais totalement à sa main
-
C1: Hué et abattu, Vinicius touche le fond à Madrid avant de recevoir Monaco
-
Ligue des champions: l'Inter Milan et son "gros" paradoxe avant d'affronter Arsenal
-
Ligue des champions: du Tage à la Seine, Nuno Mendes, la métamorphose d'un Lisboète
-
Décision attendue sur le projet controversé de super-ambassade chinoise à Londres
-
L'Espagne entame trois jours de deuil après la catastrophe ferroviaire en Andalousie
-
Loi fin de vie: très réservé, le Sénat se penche sur l'aide à mourir
-
Corée du Nord: Kim Jong Un limoge son vice-Premier ministre et critique "l'incompétence" de fonctionnaires
-
Davos: les Européens à la tribune mardi, Trump s'impose à l'ordre du jour
-
Réseaux télécoms: Bruxelles veut bannir les équipementiers chinois
-
Assassinat de Lumumba: étape judiciaire cruciale à Bruxelles "pour la vérité"
-
Mercosur: des milliers d'agriculteurs européens attendus à Strasbourg
-
Marine Le Pen à la barre au procès en appel des assistants parlementaires du FN
-
Budget: le Premier ministre actionne un premier 49.3
-
Incendies au Chili: situation toujours critique, des quartiers entiers ravagés
-
Trump justifie ses vues sur le Groenland par son absence de Nobel
-
Syrie: l'armée se déploie dans les zones évacuées par les forces kurdes, entretien Chareh/Trump
-
Allemagne: des blocs de glace de jusqu'à 10m de haut bloquent la navigation sur l'Elbe
-
Accès frauduleux aux données de l'Urssaf: 12 millions de salariés potentiellement concernés
-
La grande distribution se met à l'éco-score textile pour ses vêtements
-
En Bulgarie, démission du président avant les législatives du printemps
-
NBA: Wembanyama sélectionné pour son 2e All-Star Game, cette fois comme "titulaire"
-
Syrie: l'armée se déploie dans les zones évacuées par les forces kurdes
-
Mutineries et attaques au Guatemala: un neuvième policier décédé
-
Iran: la police lance un ultimatum de trois jours aux participants aux "émeutes" pour se livrer
-
Trump fixe un prix mirobolant pour un siège permanent à son "Conseil de paix", et refroidit ses invités
-
Christophe Bruneau à la tête d'ArianeGroup, un atout franco-allemand
-
Les chevaux sentent l'odeur de la peur chez les humains
-
Valentino, le couturier romain amoureux du rouge
-
Groenland: Trump et son administration durcissent le ton sur les surtaxes douanières
-
Depardieu et le "roi des paparazzi" font la paix à Rome
-
Quels polluants éternels interdire? Le dilemme de l'Union européenne
-
Pluies intenses dans l'Aude: "surveillance renforcée", levée des évacuations à Narbonne
-
Foot: L'arbitrage, l'autre perdant de la CAN-2025
-
Incendies au Chili : les feux restent hors de contrôle malgré une accalmie
-
Trump fixe à 1 milliard de dollars le prix des sièges permanents de son "Conseil de paix" aux missions élargies
Cri d'alarme des astronomes face à une pollution spatiale croissante
L'horizon des astronomes se bouche: la pollution spatiale engendrée par la prolifération des satellites en orbite perturbe les observations des télescopes, au point de menacer l'avenir de la profession, alertent des études dont les auteurs appellent à un sursaut.
Depuis l'avènement des méga-constellations - plusieurs milliers de satellites envoyés par grappes - en 2019, initié par l'Américain Space X, le nombre de satellites a plus que doublé et les projets se multiplient pour apporter du haut débit depuis l'espace.
Cette colonisation de l'orbite basse (jusqu'à 2.000 kilomètres d'altitude) congestionne la circulation, multipliant le risque de collisions. Par réaction en chaîne ces collisions génèrent davantage de débris, eux-mêmes réduits en fragments toujours plus petits, grossissant le nuage de déchets gravitant au-dessus de nos têtes.
Les conséquences sont "dramatiques" pour l'astronomie professionnelle, confrontée à une transformation du ciel nocturne "sans précédent", selon une étude parue lundi dans Nature Astronomy.
Pour la première fois, des astronomes ont tenté de mesurer la baisse d'efficacité des observations due à cette pollution, et d'en évaluer le coût.
En reflétant la lumière du soleil, les satellites augmentent les effets de la pollution lumineuse venue du sol. Certaines sociétés dont Space X ont d'ailleurs tenté de réduire la brillance de leurs engins pour atténuer ces nuisances.
Mais les effets des petits débris sont plus problématiques encore. En-deçà d'une certaine taille, les télescopes terrestres ne peuvent les détecter individuellement.
- Signaux brouillés -
En revanche leurs images sont polluées par la multitude de traînées lumineuses qu'ils produisent, tandis que "la lumière reflétée par les débris continue d'accroître la brillance du ciel", explique à l'AFP John Barentine, co-auteur de l'étude.
Les plus gros projets scientifiques sont affectés, comme l'Observatoire Vera-C.-Rubin (VRO), un télescope géant en construction au Chili: les modélisations prédisent une augmentation de 7,5% de la brillance du ciel à son zénith durant la prochaine décennie.
Ce qui ajoutera "près d'un an par rapport à la durée nominale du programme, soit un surcoût estimé à 21,8 millions de dollars", développe John Barentine. C'est largement plus que "le temps et l'argent qu'on perd déjà avec d'autres aléas comme la météo", regrette ce chercheur à l'Université américaine d'Utah.
L'impact pourrait être pire encore car les mesures actuelles de la pollution lumineuse sous-estiment le phénomène, pointe une autre étude de Nature Astronomy.
Autre coût: la perte d'opportunités de détecter des phénomènes astrophysiques rares et inconnus. Certains comme les passages de météorites sont si furtifs qu'il faut un ciel totalement pur pour les observer.
Or même depuis un lieu exempt de pollution lumineuse comme celui du VRO, une hausse de 7,5% de la luminosité du ciel réduira d'autant le nombre d'étoiles observables, calcule John Barentine.
- Un patrimoine en danger -
La pollution lumineuse au sol ne cessant de croître, les sites propices à la construction de télescopes se réduisent comme peau de chagrin, déplorent en outre plusieurs chercheurs dans des articles joints aux études.
Mais le phénomène dépasse la science et touche à la "relation ancestrale" de l'humanité à la voûte céleste, qui devrait être considérée comme "patrimoine immatériel" de l'humanité, plaide l'astrophysicienne Aparna Venkatesan, de l'Université de San Francisco.
"La perte de l'obscurité, qui affecte même le sommet du K2, les rives du lac Titicaca ou l'île de Pâques, représente une menace tant pour l'environnement que notre héritage culturel", s'alarment les astronomes qui lancent un "appel" à la communauté scientifique.
"On veut se dégager de la pollution lumineuse et finalement ce qu'on voit, ce sont des milliers de satellites", constate Eric Lagadec, astrophysicien à l'Observatoire de la Côte d'Azur-UCA, qui n'a pas pris part aux études.
Pour cesser cette "folie", leurs auteurs appellent à limiter considérablement, voire interdire les méga-constellations, soulignant que toutes les autres mesures "d'atténuation" seront inefficaces.
Mais il est "naïf de penser que le marché des lanceurs va se réguler sans contraintes", au vu des intérêts économiques en jeu, concluent-ils.
E.Schubert--BTB