-
La circonstance aggravante de racisme retenue dans le meurtre de Crépol
-
Gaza: la sécurité alimentaire s'améliore mais reste fragile, selon l'ONU
-
Gironde: 3.100 hectares brûlés et plus de 20.000 évacués, des habitations menacées
-
La dix-neuvième étape du Tour: la folie en 21 virages
-
La BCE maintient ses taux mais note "l'incertitude" due à la guerre au Moyen-Orient
-
L'UE inflige 890 millions d'euros d'amendes à Google, risquant la colère de Trump
-
La France vient de subir sa 3e vague de chaleur la plus longue jamais mesurée
-
Gironde: 2.400 hectares brûlés, plus de 20.000 évacués et le spectre de 2022
-
EasyJet pique du nez, plombé par le conflit au Moyen-Orient
-
Violents incendies en Europe du Sud, des milliers de personnes évacuées
-
Le marché en plein essor des peptides sous la loupe d'experts aux Etats-Unis
-
Encerclés par les milices, les Soudanais craignent un cycle de guerres sans fin
-
Au sommet des Alpes suisses, une balançoire géante pour attirer les estivants
-
Fronde étudiante en Inde: Modi promet de punir les fraudeurs, les manifestants persistent
-
Franchises médicales : le gouvernement annonce le doublement du plafond
-
L'Iran jure de continuer à riposter aux frappes américaines
-
TotalEnergies double son bénéfice, porté par les prix élevés liés à la guerre au Moyen-Orient
-
La DJ Barbara Butch va porter plainte contre La France insoumise
-
Foot: le successeur de Deschamps connu mardi 28 juillet, Zidane grand favori
-
Gironde: 2.400 hectares brûlés, des milliers d'évacués et le spectre de 2022
-
Les pays de l'UE trouvent un accord sur de nouvelles sanctions contre la Russie
-
TotalEnergies double son bénéfice net au 2e trimestre avec les prix élevés liés à la guerre au Moyen-Orient
-
Pour la première fois, des IA obtiennent 100% au plus prestigieux concours de mathématiques
-
A Manille, Lavrov met en garde Rubio sur la livraison d'armes à l'Ukraine
-
Dans l'est du Tchad, le "cruel" manque d'eau, source de conflits
-
Au Ghana, un homme se mobilise pour sauver les raies-guitares de l'extinction
-
Chaleur extrême: à Tokyo, le plus grand nombre d'hospitalisations en un jour depuis 2010
-
Gironde: plus de 2.000 hectares dévorés par les flammes, des milliers d'évacués
-
Gironde: 2.000 hectares dévorés par les flammes, des milliers d'évacués
-
Les Houthis pro-iraniens revendiquent des attaques en mer Rouge, nouvelles frappes américaines en Iran
-
La BCE tentée par le statu quo malgré la reprise de l'escalade au Moyen-Orient
-
Washington veut développer le nucléaire civil en Arabie saoudite, en plein conflit avec Téhéran
-
Les Houthis, pro-iraniens, revendiquent des attaques contre deux pétroliers saoudiens en mer Rouge
-
Gironde: 1.400 hectares dévorés par les flammes, des milliers de personnes évacuées
-
Trump menace de bombarder centrales et ponts iraniens, Téhéran promet de riposter
-
Wall Street clôture en baisse avant les résultats d'Alphabet
-
Venezuela: un procès Maduro fixé au 1er juin 2027 à New York
-
Sur le départ, la ministre Monique Barbut va rester, tant qu'elle peut "agir"
-
La Bourse de Paris dans le vert grâce à Airbus et TotalEnergies
-
Tour de France: Jasper Philipsen, la lumière à Voiron
-
Recherche en ligne: Google lance ses résumés par IA en France, la presse inquiète
-
Hongrie : Orban affirme que l'enquête sur son parti est un "prétexte"
-
Les Bourses européennes terminent en hausse malgré le pétrole et les taux
-
Canicule de juin : une surmortalité record depuis 2003, marquée aussi chez les jeunes
-
Ukraine : 24 heures dans l'hôpital de Dnipro, au rythme ordinaire de la guerre
-
Sur le départ, la ministre Monique Barbut va rester, "à la demande" de Macron
-
Dans les massifs forestiers, l'ONF mesure la sécheresse des végétaux pour prévenir les incendies
-
Ormuz, Bab el-Mandeb ou Malacca: les détroits, zones de tensions géopolitiques et commerciales depuis le XVIe siècle
-
Wall Street en ordre dispersé, les investisseurs jouent la carte de la prudence
-
Trump menace de bombarder centrales et ponts iraniens, dans une guerre dont les coûts s'envolent
L'administration Biden approuve un projet pétrolier controversé dans l'Alaska
Le gouvernement américain a approuvé lundi un grand projet pétrolier en Alaska, le projet Willow du géant américain ConocoPhillips, déclenchant la colère des défenseurs de l'environnement aux Etats-Unis, qui avaient lancé une vaste campagne pour alerter sur ses conséquences néfastes pour le climat.
Le projet a été réduit à trois zones de forage contre les cinq initialement demandées par l'entreprise, a toutefois fait valoir le ministère de l'Intérieur, en charge des terres fédérales aux Etats-Unis.
L'exploitation pétrolière sera située dans une zone appelée la réserve nationale de pétrole, dans le nord-ouest de l'Alaska. Il s'agit de terres appartenant à l'Etat américain, alors que le président démocrate Joe Biden était arrivé au pouvoir en promettant de ne pas autoriser de nouveaux forages pétroliers et gaziers sur les terres fédérales.
Le projet approuvé permettra la production de 576 millions de barils de pétrole sur environ 30 ans, selon le document du ministère. Il entraînera au total l'émission indirecte de l'équivalent de 239 millions de tonnes de CO2.
Cela représente l'équivalent des émissions de 64 centrales à charbon durant un an, selon un outil de calcul de l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA). Pour donner un ordre de grandeur: les Etats-Unis ont relâché en 2020 l'équivalent de 5,9 milliards de tonnes de CO2, selon l'EPA.
Soucieux dans le même temps de donner des gages aux défenseurs de l'environnement, le gouvernement américain a annoncé travailler sur des protections supplémentaires pour une vaste zone de la réserve nationale de pétrole. Il a également annoncé vouloir interdire de façon permanente les forages sur une grande zone de l'Océan arctique, bordant cette réserve.
Les défenseurs du projet Willow y voient une source d'emplois, et une contribution à l'indépendance énergétique des Etats-Unis.
ConocoPhillips, qui a acquis ces concessions à la fin des années 1990, s'est félicité de la décision du gouvernement et a dit être prêt à "commencer immédiatement les activités de construction des routes".
L'exploitation sera construite avec "des matériaux essentiellement fabriqués et venant des Etats-Unis, et a le potentiel de créer plus de 2.500 emplois dans le bâtiment, et environ 300 emplois de long terme", a ajouté l'entreprise.
- "Effets dévastateurs" -
Mais les associations environnementales dénoncent elles une catastrophe pour le climat.
"Willow va être l'une des exploitations de pétrole et de gaz les plus grandes sur des terres fédérales publiques dans le pays", a réagi lundi l'organisation environnementale Sierra Club. "La pollution carbone qu'il va relâcher dans l'air aura des effets dévastateurs pour nos populations, la vie sauvage, et le climat. Nous allons en subir les conséquences pour les décennies à venir."
Depuis des jours, une vague de vidéos d'opposition au projet avait notamment déferlé sur le réseau social TikTok, et une pétition en ligne avait recueilli plus de 3,2 millions de signatures.
Au contraire, les élus d'Alaska au Congrès américain se sont félicités de la nouvelle. "On peut presque littéralement sentir l'avenir de l'Alaska s'éclaircir", a déclaré dans un communiqué la sénatrice républicaine Lisa Murkowski. "Nous sommes maintenant sur le point de créer des milliers de nouveaux emplois, et de générer des milliards de dollars en nouveaux revenus", a-t-elle ajouté.
La bataille autour du projet Willow dure depuis des années. Il avait initialement été approuvé par l'administration Trump, avant d'être temporairement stoppé en 2021 par un juge, qui l'avait renvoyé à un nouvel examen du gouvernement.
Début février, le Bureau de gestion du territoire avait publié son analyse environnementale du projet, dans laquelle il avait détaillé une "alternative privilégiée" -- celle finalement retenue -- avec trois sites de forages.
Cette solution permet notamment de réduire l'impact sur la migration des caribous, a fait valoir le ministère. Et de mieux tendre vers les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre de Joe Biden, a-t-il assuré.
Le président démocrate a promis de réduire les émissions de gaz à effet de serre des Etats-Unis de 50 à 52% d'ici 2030, par rapport à 2005. Un objectif pris dans le cadre de l'Accord de Paris sur le climat, pour permettre à la première économie mondiale d'atteindre la neutralité carbone d'ici 2050.
Dans un communiqué, la présidente de l'organisation Earthjustice, Abigail Dillen, a pointé du doigt une apparente contradiction: "Nous savons que le président Biden comprend la menace existentielle du climat, mais il approuve un projet qui fait dérailler ses propres engagements climatiques".
L.Janezki--BTB