-
Périscolaire à Paris: Hidalgo reconnaît des failles mais parle d'un "échec collectif"
-
Athlétisme: Nairobi accueillera en 2029 les premiers Mondiaux en Afrique
-
RDC : Ebola continue de s'étendre de façon "exponentielle" au Nord-Kivu, alerte l'OMS
-
Marchés: des taux américains inédits depuis 2007, prudence sur les Bourses
-
Catherine Ringer, célèbre voix des Rita Mitsouko, s'est éteinte
-
Mobilisation massive des électriciens et gaziers pour défendre leur "tarif agent"
-
Macron baptise la première promotion du nouveau service national du nom d'un résistant fusillé à 16 ans
-
Le Pentagone reconnait une "pénurie" de munitions liée à la guerre en Iran
-
Un drone abattu pour la première fois par l'Otan au-dessus de la Lituanie
-
Récoltes de maïs, betteraves ou pommes de terre au plus bas
-
Electriciens et gaziers mobilisés pour défendre leur "tarif agent"
-
L'avion spatial franco-allemand Vortex pourrait transporter des astronautes
-
Dette: "pas de craintes sur le financement de l'Etat", indique le gouverneur de la Banque de France
-
Nucléaire: 80% de grévistes dans la plus grosse centrale française à Gravelines (syndicats)
-
La Thaïlande accuse le Cambodge de "jouer les victimes" devant la médiation internationale
-
Grèce : un ex-responsable néonazi d'Aube dorée sort de prison et annonce son retour en politique
-
Lecornu saisit le Cese sur l'adaptation au changement climatique
-
Carburants: levée du blocage par les pêcheurs du dépôt pétrolier de Fos-sur-Mer
-
Le Danemark accuse la Russie d'avoir tiré des fusées éclairantes vers un de ses hélicoptères
-
L'Ukraine prendra des "mesures de désescalade" si la Russie fait de même, affirme Zelensky
-
La Bourse de Paris en recul face à la hausse du pétrole, les taux d'intérêt continuent de grimper
-
En Ukraine, la viticulture à l'épreuve de la guerre
-
Le diesel atteint un nouveau record à près de 6,27 dollars le gallon aux Etats-Unis
-
Une "obsession": les Sud-Africains accros aux auditions d'une commission sur le crime organisé
-
Marchés mondiaux: le taux à dix ans américain au plus haut depuis 2007, les Bourses reculent
-
Au Sénégal, l'ingénieuse introduction de poissons dans des rizières contre la bilharziose
-
Marchés mondiaux: le dix ans américain au plus haut depuis 2007, les Bourses reculent
-
Fibre Excellence obtient trois mois de sursis supplémentaire pour son usine de Saint-Gaudens
-
A Pékin ou Los Angeles, l'architecte chinois Ma Yansong harmonise nature et futurisme
-
La comédie d'épouvante "Widow's Bay" et la série médicale "The Pitt" dominent les Emmy Awards
-
Russie: des législatives sans suspense, sous le signe de la guerre en Ukraine
-
Intelligence artificielle: TotalEnergies annonce un partenariat avec Mistral, 100 millions d'euros sur 3 ans
-
L'espace public dégradé de Berlin au coeur de la campagne électorale
-
Sur une plage de Colombo, le dernier combat du restaurant Beach Wadiya
-
Luxe, voyages: des influenceurs jugés de plus en plus déconnectés de leur public
-
Costa Rica: manifestations contre la présidente accusée de menacer la démocratie
-
Euro de volley: ces jeunes qui peuvent tirer leur épingle du jeu
-
Dans un "monde incertain", le Canada veut attirer des milliards de dollars de capitaux étrangers
-
IA: potentielle réunion du conseil de sécurité de l'ONU la semaine prochaine, selon une source diplomatique française
-
Au Brésil, deux juges de la Cour suprême à couteaux tirés
-
La fusée Vega-C réussit le lancement des satellites scientifiques Sentinel-3C et Flex
-
"Widow's Bay" et "The Pitt" dominent les Emmy Awards
-
"Widow's Bay" et "The Pitt" confirment leur statut de favoris aux Emmy Awards
-
Macron va dévoiler à Orange le nom de la première promotion du service militaire national
-
Périscolaire à Paris: Hidalgo et Grégoire, visés par la justice, s'expliquent devant le Sénat
-
La Cour suprême rejette une attaque de Trump contre le vote par correspondance
-
Les Emmy Awards débutent avec "Widow's Bay" et "The Pitt" en favoris
-
Les Emmy Awards débutent avec "Widow's Bay" et "The Pitt" aux Emmy Awards
-
Washington invite Caracas à son G20 consacré à l'énergie
-
L'administration Trump enterre les limites d'émissions polluantes imposées aux centrales électriques
La mer Baltique, un laboratoire pour préserver les océans du réchauffement
Dans l'archipel finlandais, les scientifiques qui étudient le réchauffement rapide de la mer Baltique ont mis en évidence l'impact du changement climatique sur les écosystèmes côtiers, une avancée pour espérer préserver les océans.
"Nous sommes en première ligne devant ces changements. La mer Baltique se réchauffe en moyenne deux fois plus vite que les océans du monde entier", explique le professeur Alf Norkko, qui dirige la plus grande station de recherche marine de la mer Baltique, Tvarminne, au bord de l'eau dans la ville finlandaise de Hanko.
Avec ses eaux peu profondes et saumâtres en raison de l'apport limité en eau salée que permettent les minces détroits du Danemark, la mer Baltique, qui borde la Suède, le Danemark, la Finlande, l'Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne, l'Allemagne et la Russie, abrite des écosystèmes uniques extrêmement sensibles aux modifications de l'environnement et du climat.
Les sternes - des hirondelles de mer typiques des milieux côtiers - planent au-dessus de l'archipel qui entoure la station vieille de plus de 120 ans : un paysage commun le long des 1.100 kilomètres de côtes finlandaises où se situent plus de 81.000 îles.
Les mesures effectuées à la station depuis 1926 montrent que la température moyenne de la mer a augmenté de 2°C au cours des 30 dernières années.
La mer Baltique est "une petite baignoire, comparée aux océans du monde entier. Nous voyons les premiers effets de l'augmentation de la température", explique Norman Gobeler, chercheur doctorant spécialisé dans les vagues de chaleur marines.
- Ecosystèmes marins et réchauffement -
Vêtue de cuissardes et de lunettes de soleil, Margaret Williamson, chercheuse doctorante, s'aventure dans une roselière verdoyante balayée par la brise estivale.
Elle y prélève régulièrement des échantillons de tiges, de racines et de sol afin de mesurer les niveaux de dioxyde de carbone stockés dans les roseaux.
"La mer Baltique est vraiment importante pour comprendre les effets du changement climatique à l'échelle mondiale", souligne Mme Williamson, qui participe à un projet de recherche conjoint entre les universités d'Helsinki et de Stockholm, sur les liens entre environnements côtiers et changement climatique.
Les zones côtières du globe, telles que les archipels de la mer Baltique, les récifs coralliens, les estuaires, ou encore les forêts de mangroves, sont des réserves majeures de la biodiversité et constituent des habitats dynamiques et vitaux pour les poissons et d'autres espèces marines.
Les océans et les écosystèmes côtiers ont absorbé plus de 90% de la chaleur associée au changement climatique induit par l'activité humaine, et ont capturé les gaz à effet de serre.
Mais leur capacité d'absorption en tant que puits de carbone reste étonnamment inexplorée et souvent hors des politiques climatiques nationales et internationales, note M. Norkko.
"Si l'on a beaucoup insisté sur le rôle de puits de carbone des forêts terrestres, nos côtes et nos océans ont été ignorés", déplore le chercheur.
"Jusqu'à présent, les mers ont amorti une grande partie des problèmes auxquels nous sommes confrontés, mais la question est de savoir jusqu'où les océans peuvent supporter tous ces facteurs de perturbation", poursuit-il.
- Ecosystèmes émetteurs de gaz ? -
Fait inquiétant, les recherches menées à la station finlandaise montrent que les écosystèmes côtiers de la mer Baltique pourraient, à un horizon de temps non défini, émettre des gaz à effet de serre comme le dioxyde de carbone ou le méthane, au lieu de les absorber, en raison de l'augmentation des températures et de la dégradation de l'environnement.
L'état de la mer Baltique se dégrade depuis des années à cause de l'eutrophisation, un apport excessif en nutriments causé par le ruissellement des pratiques agricoles et forestières conventionnelles et par l'afflux d'eaux usées non traitées.
L'eutrophisation provoque la prolifération d'algues nuisibles et la raréfaction de l'oxygène dans de vastes zones des fonds marins.
"Nous partons de l'hypothèse qu'un système côtier est un puits de carbone net, tandis qu'un écosystème dégradé est une source nette de carbone", explique M. Norkko, avant d'ajouter : "Notre plus grande préoccupation est qu'un puits de carbone efficace puisse devenir une source de carbone".
Pour éviter une telle situation, il est nécessaire d'intensifier les efforts de protection et de restauration d'écosystèmes marins sains.
Pointant du doigt un fucus vésiculeux vert foncé visible sous la surface de l'eau - une algue menacée par l'eutrophisation et révélatrice d'un bon état écologique -, M. Norkko compare cette macroalgue à une "forêt ancienne", car elle peut vivre jusqu'à 30 ans dans un écosystème côtier en bonne santé.
"Une fois que le fucus vésiculeux a absorbé le carbone, il le stocke pendant une longue période. C'est la raison pour laquelle un système sain est plus résistant aux changements et doit donc être préservé".
H.Kuenzler--VB