-
Les Bourses européennes terminent dans le vert, sauf Londres
-
Iran: Narges Mohammadi "entre la vie et la mort", selon son avocate
-
Foyer d'hantavirus, un bateau de croisière toujours en quête d'un port d'accueil
-
Wall Street repart de l'avant, l'optimisme règne
-
Macron et Pachinian scellent un accord renforçant les liens entre Paris et Erevan
-
Foot: la Premier League, royaume enchanté mais aux finances abimées
-
En Roumanie, le parlement renverse le Premier ministre pro-UE Ilie Bolojan
-
Israël: la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" prolongée jusqu'à dimanche
-
L'Académie de médecine recommande l'obligation vaccinale contre la grippe pour les soignants
-
Mort de l'actrice Chantal Nobel, star des années 1980 au destin brisé
-
Christophe Gleizes, détenu en Algérie, renonce à son pourvoi en cassation pour une possible grâce
-
Économies, neutralité, retour du politique : ce que propose Charles Alloncle dans son rapport
-
Voiture-bélier en Allemagne: la presse évoque le passé psychiatrique du suspect
-
Au Canada, le camp séparatiste en Alberta se rapproche d'un référendum
-
Moyen-Orient: la Bourse de Paris repasse la barre des 8.000 points
-
Alloncle pointe un audiovisuel public en "crise", son rapport sous le feu des critiques
-
L'UE en sommet avec l'Arménie, pour l'éloigner de la Russie
-
De retour d'Eswatini, le président taïwanais défend son "droit d'établir des liens avec le monde"
-
Les Bourses d'Europe ouvrent sans direction claire
-
Des lycéens préparent un bac option drones, une première qui intéresse l'armée
-
Décès de Doris Fisher, fondatrice de la marque Gap
-
MMA: "Ce n'est pas mon âge qui combat", assure Ngannou, 39 ans (à l'AFP)
-
En Centrafrique, le défi de la réintégration des enfants soldats
-
Autriche: plainte contre LinkedIn pour la vente de données d'utilisateurs
-
Les hôtels à l'offensive pour être référencés par l'IA
-
La République dominicaine suspend un projet minier canadien
-
Play-offs NBA: LeBron James au défi du Thunder
-
Suisse: Sherlock Holmes retrouve les chutes du Reichenbach, 135 ans après
-
Virginie Grimaldi, numéro un avec des romans "au plus près de la vie"
-
Colombie: la terreur des populations locales dans l'arrière-cour d'un joyau touristique
-
Aux Fidji, une épidémie de VIH qui se propage "comme une traînée de poudre"
-
Le phénomène "Super El Niño" ravive les craintes pour une Asie déjà éprouvée par la guerre en Iran
-
Zack Polanski, l'"éco-populiste" qui galvanise les Verts britanniques
-
Le suspect d'un des incendies de Los Angeles en voulait aux riches, selon l'accusation
-
NBA: les Spurs surpris par les Wolves, malgré le record de contres de Wembanyama
-
Nuit des Molières: le combat de Gisèle Halimi et Muriel Robin à l'honneur
-
Ligue des champions: Luis Enrique et Vincent Kompany, au sommet de leur art
-
Tennis: à Rome, Sinner sur la voie impériale
-
Ligue des champions: Arsenal-Atlético Madrid, l'art de défendre
-
L'Ukraine décrète une trêve dès mercredi, avant celle voulue par Moscou
-
Un gouverneur républicain en Californie ? Le scénario fou né des divisions démocrates
-
Le Premier ministre roumain confronté à une motion de censure
-
Blake Lively et Justin Baldoni mettent fin à leur bataille judiciaire (avocats)
-
Au Met Gala, la mode s'érige en art, sans faire de folie
-
Blake Lively et Justin Baldoni mettent fin à leur bataille juridique (avocats)
-
Dolly Parton annule encore des concerts à Las Vegas, pour raisons de santé
-
Angleterre: Manchester City fait une passe décisive à Arsenal
-
Elections locales en Inde: Modi salue une victoire "record" au Bengale occidental
-
Théâtre: palmarès de la 37e cérémonie des Molières
-
Bond du pétrole avec les tensions à Ormuz, la nervosité gagne les Bourses
La micro-méthanisation, un moyen de "diversification" pour les éleveurs laitiers
Etre exploitant laitier en France, ce sont "des investissements, des investissements, on ne fait qu'acheter et le prix du lait, lui, il baisse", se désespère Aymeric Sauce dans son exploitation de Marchéville-en-Woëvre (Meuse), où installer un système de micro-méthanisation lui a permis de mettre sa ferme aux normes.
Avec les nouvelles règles de stockage d'effluents, qui nécessitent désormais une rétention minimale de "six mois en France, et neuf mois" selon les réglementations de l'Union européenne, son exploitation devait de toute façon subir des transformations.
"Il y a 20 ans, on était largement aux normes. Et là, on n'y était déjà plus", soupire-t-il, regrettant l'évolution permanente des règles pour les exploitants.
Il a opté pour un système de micro-méthanisation, démarche encore rare dans les exploitations françaises où les grosses installations alimentées par plusieurs fermes sont plus fréquentes.
Dans sa stabulation, un robot racleur passe toutes les trois heures au milieu des vaches pour récupérer le lisier et le pousser dans une préfosse. Il sera ensuite pompé dans une grosse machine ronde, le digesteur, où il restera maintenu à une température d'environ 42°C, permettant la production de biogaz.
Moteurs à combustion et générateurs alimentés avec ce biogaz permettent de produire de l'électricité et de la chaleur. "Pour le moment, on revend toute l'électricité qu'on produit", ce qui finance l'installation, explique Aymeric Sauce.
Celui-ci continue donc, en parallèle, à payer ses factures d'électricité, mais à terme, sa ferme sera autosuffisante et il devrait même pouvoir revendre 50% de l'électricité produite.
La chaleur est, elle, déjà réutilisée pour alimenter les machines de la ferme, le chauffage de la laiterie ou de la maison d'habitation de cette exploitation comptant 65 vaches laitières et 200 hectares de cultures, qu'Aymeric Sauce et son frère ont reprise après le départ à la retraite de leurs parents.
- "Revenu complémentaire" -
Si une journée portes-ouvertes de son installation de micro-méthanisation ne l'avait pas retenu dans la Meuse, Aymeric Sauce serait "à Paris", avec les Jeunes Agriculteurs. La semaine dernière, il participait aux blocages de l'autoroute A4.
Stéphane Dugravot, 50 ans, éleveur laitier dans les Vosges, a aussi manqué le rendez-vous donné par les syndicats d'agriculteurs à Epinal pour venir découvrir l'installation. Il trouve la démarche "intéressante pour tout le monde, parce qu'on valorise nos effluents d'élevage, on produit de l'électricité, c'est un revenu complémentaire pour l'exploitant".
Toutefois, "notre métier, c'est de produire de la nourriture", souligne-t-il: pas question que l'installation remplace le travail de tous les jours. "Il ne faut pas tout miser sur ça pour un exploitant agricole, on est là pour entretenir l'espace, produire de la nourriture saine pour le peuple français, mais après, on diversifie si on peut", insiste M. Dugravot.
L'investissement n'est toutefois pas à la portée de tous les exploitants: Aymeric Sauce et son frère ont déboursé 300.000 euros, "sans aucune aide" ou subvention de l'Etat, selon eux. Pour l'heure, le méthaniseur permet uniquement de "financer la mise aux normes" de l'exploitation.
- Plus vert -
Mettre en place une telle solution permet aussi d'être plus en phase avec les enjeux du réchauffement climatique, estime M. Dugravot: "Sans micro-méthanisation, chez moi, je produis du lisier, du fumier, je l'épands directement mais il y a une perte du méthane qui repart dans l'atmosphère".
Et autre point important pour lui, ici "on reste à la dimension de l'exploitation".
De nombreux méthaniseurs à grande échelle ont vu le jour, notamment dans la Meuse ou dans les Vosges: "Mais cultiver du maïs pour le donner au méthaniseur, je ne vois pas l'intérêt", estime M. Sauce. Lui donne son maïs "à manger aux vaches", donc tout ça termine dans le méthaniseur "sans transport, sans rien".
Le lisier méthanisé, qui forme un "digestat", donne aussi un engrais plus naturel, assure Sigrid Farvacque, responsable commerciale chez Biolectric, qui commercialise ces micro-méthaniseurs.
On peut aussi capter dans le digesteur "jusqu'à 90% des émissions de méthane qui sinon se seraient évaporées dans la nature", insiste-t-elle.
A terme, la revente de l'électricité permettra à l'exploitant de diversifier ses sources de revenus. "On espère avoir assuré la pérennité de l'entreprise", estime Aymeric Sauce, qui reste néanmoins prudent.
D.Schaer--VB