-
Richard Linklater et "Nouvelle Vague" en tête des nominations pour les César
-
Dans le monde de Trump, l'Otan appelée à devenir "plus européenne"
-
Contre la "biopiraterie", le Brésil défend son açai d'Amazonie
-
Neil Young répond à Trump en offrant son catalogue au Groenland
-
Polynésie française: lancement d'une vaste campagne d'observation aérienne des grandes espèces marines
-
Russie: un volcan d'Extrême-Orient crache des cendres à plusieurs kilomètres d'altitude
-
Rugby: brutale fin de carrière pour le pilier Uini Atonio, victime d'un accident cardiaque
-
Minneapolis attend la désescalade, l'administration Trump tente l'apaisement
-
En Ouganda, le Quidditch d'Harry Potter fait des émules
-
Climat: jugement dans un procès précurseur opposant une petite île aux Pays-Bas
-
Inde: deux cas de virus Nipah recensés, situation "sous contrôle" selon les autorités
-
La Bourse de Paris plombée par le luxe après les résultats de LVMH
-
Greenpeace dénonce la poursuite d'un commerce nucléaire "insupportable" entre France et Russie
-
La vente des murs du BHV est "finalisée" (Galeries Lafayette)
-
Rugby: fin de carrière pour le pilier international Uini Atonio, victime d'un "accident cardiaque"
-
ASML annonce un bond de son bénéfice 2025 mais 1.700 suppressions de postes
-
Delta Air Lines commande 31 avions long-courrier à Airbus
-
La fin explicite du "devoir conjugal", une mesure "pédagogique fondamentale", selon une avocate
-
L'ONG Care alerte sur dix "crises humanitaires oubliées" en 2025, l'Afrique surreprésentée
-
Agressée à la seringue, l'élue démocrate Ilhan Omar vante la "résilience" du Minnesota
-
Au moins 12 morts dans une vague de frappes russes en Ukraine
-
Le pétrole du voisin brésilien fait des envieux en Guyane
-
Open d'Australie: Djokovic miraculé, Rybakina supplante Swiatek
-
En pleine guerre, la révolte de deux femmes tchétchènes
-
A Kiev, la souffrance de personnes âgées privées de chauffage
-
Venezuela: la présidente par intérim affirme que les Etats-Unis débloquent des fonds visés par des sanctions
-
NBA: les Pistons résistent aux Nuggets, le Thunder écarte les Pelicans
-
Corée du Sud: l'ex-première dame Kim Keon Hee condamnée à 20 mois de prison pour corruption
-
Open d'Australie: Sinner-Shelton, la glace et le feu vont faire des étincelles
-
Euro de hand: France-Allemagne, l'acte II
-
Ligue des champions: une dernière journée folle et à suspense
-
Minneapolis: un conseiller de Trump suggère des manquements de la part des policiers fédéraux
-
Minneapolis: Trump joue l'apaisement, une élue démocrate prise pour cible
-
Taux d'intérêt de la Fed: une nouvelle phase glaciaire se profile aux Etats-Unis
-
Etats-Unis: TikTok conclut un accord avant un procès clé sur l'addiction aux réseaux sociaux
-
Kim annonce que la Corée du Nord dévoilera bientôt ses futurs plans de dissuasion nucléaire
-
Verdict dans le procès pour corruption de l'ex-première dame de Corée du Sud
-
Minneapolis: Trump promet une "petite désescalade" après l'arrivée d'un de ses conseillers
-
Israël va se concentrer sur les tâches de "désarmer le Hamas et démilitariser Gaza", dit Netanyahu
-
Un juge rouvre une procédure pour agression sexuelle contre Marilyn Manson
-
Wall Street termine contrastée, nouveau record de l'indice S&P 500
-
Ski: le Français Elezi Cannaferina, 3e à Schladming, fonce vers les JO
-
Combien de microplastiques avons-nous dans le corps ? Des chercheurs veulent cadrer le débat
-
Minneapolis: délicate reprise en main de l'opération anti-immigration par un conseiller de Trump
-
Mort d'un streamer en direct en France: mandats d'arrêt requis contre les gérants de Kick
-
"Bonjour!" Starmer s'amuse des lunettes de Macron, qui lui répond
-
L'Assemblée adopte le budget de l'Etat, qui va être transmis au Sénat
-
Mexique : indignation après la fusillade mortelle sur un terrain de foot
-
Des résultats 2025 en recul pour LVMH après une année "agitée"
-
Le poste-frontière de Rafah bientôt rouvert, "porte vers la vie" des Gazaouis
Météo-France: des satellites "nouvelle génération" pour faire entrer les prévisions "dans une nouvelle ère"
Des images plus rapides et précises, de nouveaux capteurs d'éclairs ou d'atmosphère: avec les satellites Méteosat de troisième génération, Météo-France se dote d'un nouvel outil pour améliorer ses prévisions, notamment concernant les phénomènes extrêmes, amenés à se multiplier avec le changement climatique.
Cela faisait 20 ans que ce n'était plus arrivé. Le 13 décembre, un nouveau satellite géostationnaire (MTG), fruit de plus de plus de dix ans de recherche et construit par un consortium européen mené par Thales Alenia Space, doit être lancé par Ariane 5 depuis Kourou avec pour objectif de faire "entrer les prévisions météorologiques dans une nouvelle ère", déclare Susanne Dieterle d'Eumetsat, organisme gérant les satellites météo européens.
90% des données d'observation utilisées par les modèles de prévision de Météo-France proviennent des satellites météorologiques. Les 10% restants sont fournis par d'autres sources, comme les stations au sol.
Stabilisé sur trois axes, et non plus tournant comme son prédécesseur (ce qui occasionnait des temps où la Terre n'était pas visible) lancé en 2002, le MTG fournira des données toutes les 10 minutes, contre 15 précédemment, avec une meilleure résolution.
Il sera accompagné dans quelques mois d'un autre satellite inédit, avec un sondeur capable de retranscrire la composition de l'atmosphère (température, humidité ...) et un capteur d'éclairs. Le but? Analyser les phénomènes convectifs, ces mouvements de l'atmosphère à l'origine des orages et tempêtes. Mais aussi les feux de forêts, le brouillard ou les particules polluantes, la qualité de l'air n'étant actuellement analysée qu'à partir d'outils partant du sol (ballons, sondes...).
- Petite révolution -
En 2025 suivra un satellite jumeau (MTG-I2), qui se concentrera sur l'Europe à raison d'un scan toutes les deux minutes trente. Trois autres satellites semblables, en cours de construction, doivent leur succéder. Soit six engins pour un montant total de 4,3 milliards d'euros.
En France, ce sera le centre de météorologie spatiale (CMS) de Météo France de Lannion, crée en 1963, qui recevra en temps réel les données brutes de ces satellites. Avec pour mission de les convertir en images puis en cartes fixes ou animées à destination des prévisionnistes.
Sylvain Le Moal, un des responsables du CMS, s'attend à vivre une petite révolution. "Aujourd'hui on reçoit 330 gigaoctets de données brutes par jour. Avec la nouvelle génération, ça va être multiplié par 50", souligne-t-il.
"L'observation constitue la première étape de la prévision. Plus on a de données, et là ce sont des millions en plus auxquelles on aura accès, meilleures seront les prévisions", explique M. Le Moal, soulignant que depuis le premier satellite météo en 1960, "on gagne en moyenne un jour de prévision fiable tous les 10 ans".
- Gagner du temps -
Les nouveaux instruments "vont vraiment changer la donne", estime Kenneth Holmlund, un des patrons de l'Organisation météorologique mondiale.
Ils permettront une "visualisation plus précise de certains types de nuages plus fins, comme ceux se formant à l'arrière des avions, qui peuvent influencer le réchauffement climatique et dont on ne sait pas grand chose aujourd'hui", note M. Le Moal.
"On aura également davantage d'informations sur les températures de surfaces de la mer, ce qui permettra de mieux voir des phénomènes comme les remontées d'eau froide à l'origine des orages", ajoute-t-il, ajoutant que "sonder l'atmosphère permettra à terme de mieux comprendre les phénomènes dangereux".
De quoi mieux les anticiper ?
Pour Bertrand Denis de chez Thales, cela ne fait aucun doute: le temps d'alerte sur ce type de phénomènes sera "considérablement réduit".
Pour M. Le Moal, c'est certes "un pas important", mais un satellite "reste un instrument d'observation comme un thermomètre" et n'est qu'un des paramètres pour élaborer une prévision.
Certes, le capteur d'éclairs, avec "ses images toutes les millisecondes, a un énorme intérêt en terme de prévision immédiate, car aujourd'hui, on n'a que les impacts au sol. Donc on va gagner du temps. Mais, tempère-t-il, on restera sur une prévision de risques de survenue. Impossible de savoir où et quand exactement cela va tomber, en raison du caractère fortement instable et explosif de ces événements".
D'autant que pour l'analyse détaillée des précipitations, il faudra attendre la prochaine génération ... dans 20 ans.
F.Pavlenko--BTB