-
Fumées dans le nord de Quito au quatrième jour d'un feu de forêt
-
Un colon tué en Cisjordanie, l'auteur présumé arrêté
-
La Corée du Nord tire deux missiles dans la mer du Japon
-
Droits télé: le président du PSG Nasser al-Khelaïfi visé en France par une enquête pour prise illégale d'intérêts
-
Le surfeur Kauli Vaast veut "défendre" son titre aux JO de Los Angeles
-
En Californie, l'équipe de France de surf prend la vague des JO-2028
-
La Corée du Nord tire deux projectiles dans la mer du Japon
-
Turquie: avec la répression anti LGBT+, "Erdogan lance la campagne présidentielle" (militant)
-
Aux Philippines, l'angoisse d'une tribu face à un projet IA américain
-
L'Etat accorde un prêt de 2 millions d'euros à l'usine Fibre Excellence de Saint-Gaudens
-
Allemagne: des scrutins à haut risque pour le chancelier
-
A Singapour, une tour de contrôle des centres de données veille sur l'IA
-
La Russie subit une attaque de drones ukrainiens massive au dernier jour des législatives
-
Sécurité XXL, cadeaux et traditions: dans les coulisses d'un voyage du pape
-
Léon XIV, l'Américain mesuré qui affirme peu à peu son style
-
Aux Etats-Unis, les républicains utilisent la question transgenre comme arme politique
-
Allemagne: ouverture des bureaux de vote dans deux Länder, des scrutins à haut risque pour le chancelier
-
La Russie subit une attaque de drones massive au dernier jour des législatives
-
Ligue 1: un "classique" OM-PSG un peu moins choc
-
Mondiaux de cyclisme: Paul Seixas, le chrono dans la peau
-
Euro de volley: l'homme "Faure" des Bleus
-
Allemagne: des élections régionales à haut risque pour le chancelier Merz
-
Dans la tourmente, Ed Sheeran dénonce la situation à Gaza et exprime des regrets
-
Les Russes aux urnes pour le dernier jour des législatives
-
Moyen-Orient: Washington craint "une escalade rapide" après une attaque sur Ryad
-
Polémique autour de Gaza: sur scène, Ed Sheeran reconnaît "des erreurs"
-
Saint-Pierre-et-Miquelon est "français" répond Macron à Trump à son arrivée dans l'archipel
-
Coupe Davis: le Canada élimine la France
-
Le Danemark soulagé par l'accord sur le Groenland, après les menaces d'annexion de Trump
-
Ligue 1: en démonstration, Lyon éparpille Rennes
-
L'Arabie saoudite dit avoir intercepté un missile tiré par les Houthis vers Ryad
-
Un "front du refus" inédit mobilisé à Arles contre une ligne aérienne THT
-
Women XV Global Series: les Bleues victorieuses des Australiennes au bout d'un scénario fou
-
Les Houthis du Yémen revendiquent une attaque dans la capitale saoudienne
-
Le RN hausse le ton face à la Russie mais est accusé de "double discours"
-
Fumée noire près de l'aéroport de Ryad après des explosions, selon des habitants
-
Angleterre: naufrage d'Arsenal, parfum de crise à Tottenham
-
Top 14: Lyon seul en tête, le Racing 92 se réveille
-
Ebola en RDC: lancement de l'essai clinique du vaccin Ervebo en Ituri
-
Catherine Ringer inhumée à Paris aux côtés de Fred Chichin
-
Des journalistes de CNN et d'autres médias empêchés d'accéder à la Maison Blanche
-
Charles Sapin ne sera plus sur France Inter pour son édito contesté
-
MotoGP: Martin tape du poing sur la table
-
Meurtres de femmes en Afrique du Sud: des habitants se mobilisent pour dire "ça suffit!"
-
Jeux asiatiques: "Profondes excuses" des organisateurs pour avoir joué le mauvais hymne
Argentine: nouvelle manifestation massive contre Milei pour défendre l'université
Plusieurs milliers de personnes, étudiants et enseignants en tête, ont manifesté mercredi à Buenos Aires pour défendre l'université, deuxième rassemblement de masse en six mois défiant le président ultralibéral Milei sur ce thème sensible, sur fond d'austérité budgétaire.
Une marée humaine a rempli en fin d'après-midi la vaste place du Parlement au centre de la capitale, pour défendre "l'urgence budgétaire" de l'université, des rattrapages salariaux pour les enseignants, et une réévaluation régulière des budgets sur fond d'inflation à 236% en interannuel.
"Sans éducation pour le peuple, pas de paix pour le gouvernement !" "La plus grande victoire: que l'université se soit remplie de fils d'ouvriers !" "De quelle +liberté+ on nous parle sans éducation ?" clamaient des banderoles et pancartes, brandies à Buenos Aires dans une foule diverse, et paisible, face à un imposant dispositif de sécurité et de barrières métalliques barrant l'accès au Parlement.
La manifestation, à l'appel d'enseignants et étudiants mais soutenue par des syndicats et mouvements sociaux, visait à reproduire celle d'avril, spectaculaire, où des centaines de milliers d'Argentins avaient manifesté dans la capitale et en province.
- "Université en danger" -
C'était, alors, pour défendre le budget des universités, gelé pour 2024 au niveau de 2023, malgré l'inflation hors contrôle. L'exécutif avait été contraint à une marche arrière, et des ajustements partiels, en deux temps pour 2024, des dépenses de fonctionnement.
Cette fois, le grief portait sur un rattrapage des salaires des enseignants du supérieur -autour de 650.000 pesos pour un débutant- et sur une loi, approuvée au Sénat, déclarant l'université en "urgence budgétaire", et posant une réévaluation bimensuelle de son budget.
Javier Milei, au nom du sacro-saint objectif de "déficit budgétaire zéro", a promis un "veto total" à cette loi, veto qui devait être officialisé entre mercredi et jeudi. Autre motif de colère des manifestants.
"Je viens du village d'Ameghino (400 km de Buenos Aires, ndlr). Mes parents ont fait un grand sacrifice pour que je vienne étudier à la capitale, à l'UBA (Université de Buenos Aires). Jamais je n'aurais pu être un professionnel sans l'université publique et gratuite", s'émouvait auprès de l'AFP Ana Hoqui, 30 ans, interne à l'hôpital. "C'est pour ça que je viens la défendre. Parce que je sens qu'elle est en danger"
Le veto présidentiel serait toutefois en suspens, puisqu'il pourrait être invalidé par une majorité des deux tiers à la Chambre des députés, où le petit parti libertarien de Milei, La Libertad Avanza, minoritaire, ne parvient à ce jour qu'à des alliances ad hoc.
Mais le bras de fer sur l'éducation publique, point fort historique de l'Argentine, et sujet sensible dans l'opinion, est aussi une opportunité de remobilisation pour l'opposition péroniste (centre-gauche), éperdue depuis sa déroute surprise en novembre face à l'outsider "anti-caste" et "anarcho-capitaliste" Milei, élu avec 55% des voix.
- Le "loup" chez le président -
D'où la présence mercredi dans le cortège de dirigeants syndicaux et de partis comme l'opposant Martin Lousteau (centre-droit) ou Sergio Massa (centre), candidat malheureux face à Milei en novembre.
"Il s'est bâti une question politique autour d'une loi (sur l'université) qui envisage un coût auquel l’État n'a pas moyen de faire face", a estimé le chef de cabinet (équivalent de Premier ministre) Guillermo Francos.
La manifestation survient sur fond de sondages convergents montrant pour la première fois une inflexion dans le soutien à Milei, autour de 40-45% d'image positive, contre environ 45-50% il y a deux mois.
Sur fond, aussi, d'indicateurs sociaux -une pauvreté en hausse accélérée à 52,9%- trahissant l'impact de l'austérité et de la récession, malgré le succès sur le plan de l'inflation, ramenée à autour de 4% mensuels, contre 17% en moyenne par mois sur l'année 2023.
Mercredi à l'heure de la manifestation, Milei recevait à la présidence Jordan Belfort, l'ex-trader new yorkais dont la fortune et la disgrâce ont inspiré le film "Le loup de Wall Street". "Deux défenseurs passionnés des libres marchés et de la liberté individuelle", a commenté M. Belfort sur son compte X, agrémenté de photos de la rencontre.
T.Ziegler--VB